DANS LE SULFATE DE CUIVRE
Août 5
Id. 7
Id. 9 . ...
Id. 12
la. i5
Id. 20
Id. 23
Id. 25
Id. 28 ... .
Id. 3o
Septembre 5
Id. lo
Id. 14
Id. 21 . .
Octobre 5
Parmi les organismes végétaux phanérogamiques. qui occasionnent
dans les plantations de caféiers des dégâts assez sérieux, il faut citer les Loranihus, Ces parasites, très répandus en Afrique tropicale et très variés, attaquent différemment les rameaux du caféier; c'est ainsi qu'à l'endroit où ils s'insèrent sur les branches, ils forment parfois un épatement assez considérable, comme te montre notre figure 26, faite d'après un échantillon recueilli à Nouvelle- Anvers; dans ce spécimen, le rameau ne paraît pas encore avoir trop souffert dans sa partie située au-dessus de l'insertion du Lorauihus,
Il en est à peu près de même dans l'échantillon de la figure 28 : on voit très nettement le bourrelet formé par le bois du caféier autour des suçoirs enfoncés dans la tige.
La figure 27 nous représente un parasite
du même type que le précédent, mais à un
stade plus avancé de son développement; dans
la figure 27 fl, où la base du Lorattihus est vue
^. . ^ , pai' la partie inférieure, on voit très nettement
Fig. 26. — Rameau D UN Caféier , , , , , . , -,.
^ , , ^ ^, „ , le développement des tissus du caféier, qui
des plantations de Nouvelle-Anvers, '^^ '■
paruité par un Loranthut (gran- Ont formé une soitc de cupule enserrant les
denr naturelle).
Fig. 27. — Rameaux db Caféiers
originaires de l'Ubangi et cultivés à Imese (i3 décembre 1903) portant dcf U>ranihacees\ a) souche du Loranihus vue par la iace dorsale du rameau; b) coupe longitudinale de la souche d'un l^ranthus. Dans ces figures, de g^^ndeur naturelle, on voit déjà très nettement la diminution de l'épaisseur du rameau parasité au-delà de la partie attaquée par le Loranthns,
suçoirs du parasite; la figure 27b nous montre un parasite similaire, en coupe longitudinale; cette coupe indique fort bien ce qui, dans le renflement occasionné par le Loranihus, appartient au caféier et ce qui est tissu du Loranthus.
Dans ces deux figures, et en particulier dans la figure a, on peut se rendre compte de l'arrêt de croissance occasionné aux branches du caféier par le parasite, en comparant le diamètre du rameau au-dessus et au-dessous de l'endroit où s'est attaché le Loranthus.
Mais ce n'est pas toujours sur une partie aussi localisée de la tige que l'action du parasite se fait sentir ; la figure 29 qui reproduit deux rameaux de caféiers attaqués par un Loranthus à Imese, nous montre un parasitisme un peu différent. Au lieu de voir les suçoirs se localiser en un point et le développement du tissu ligneux du caféier fortement augmenter en cet endroit, nous voyons le tissu du parasite s'étendre sur une assez grande surface et faire corps avec l'écorce ; par contre, le tissu ligneux du caféier ne paraît guère réagir; sur le jeune rameau que nous figurons, il n'est pas possible de se rendre compte d'une façon bien nette d'un retard dans l'accroissement par suite de la présence du parasite.
Au Venezuela et même au Brésil, les plantations de caféiers ont eu fréquemment à souffrir de ces parasites, mais là on a trouvé dans ces parasites euxmêmes une source de revenus, leurs fruits peuvent, en effet, produire du caoutchouc en certaine quantité. Il reste à établir, d'une façon définitive, si le planteur a intérêt à laisser envahir sa plantation de caféiers par des guis caoutchoutifères, mais cela paraît douteux, du moins dans certaines conditions.
Pour que la culture du caféier, actuellement soumise à tant de dangers,
Fig. 28. — Rameau d'un Caféier 'j
des plantations de Nouvelle-Anvers, parasitépar un 2>raM/4«/f ; on voit txèÉ bien le bourrelet formé par le bois du caféier autour de la base du Loranthus (grandeur naturelle).
Fig. 29. — Hameaux de Caféiers provenant de l'Ubangri et cultivés à Imese (i3 décembre 1993) portant des Lorauihacées : a) coupe longitudinale du rameau montrant le tissu du Loranthus se propageant sous la partie corticale; b) base du Loranthus et fragment^de rameaux vus extérieurement (grandeur naturelle),
puisse donner encore de bons résultats, il faut que Ton choisisse judicieusement la plante à mettre en culture, et une fois que Ton aura établi par des expériences préliminaires, la possibilité d'un rendement rénumérateur il faut que la culture soit rationnellement conduite. La lutte contre les nombreux parasites qui attaquent toutes les plantes de grande culture, sera efficace si Ton soigne les plantes en prenant toutes les mesures préventives nécessaires; c'est en donnant des soins aux plantes qu'on les rendra plus aptes à résister aux maladies.
Il n'est pas possible de renseigner ici toutes les altérations, les falsifications, ni même les nombreux succédanés du café. Parmi les altérations on peut citer celles dues à la fermentation causée par l'humidité provenant, soit d'un séjour prolongé en bateau et dans de mauvaises conditions d'emballage, soit d'une récolte trop hâtive des graines et de leur dessiccation mal conduite. Ces cafés ne peuvent être rendus meilleurs et seront toujours refusés par le négociant sérieux.
Parmi les succédanés du café, tout le monde connaît la chicorée, les graines de lupin, le pois chiche, le genêt d'Espagne, les glands. Dans ces derniers temps on a préconisé l'emploi des figues torréfiées, et l'usage du Café de figues s'introduisit en Autriche où existent déjà actuellement plusieurs manufactures. Il semble même y avoir dans cette industrie un débouché sérieux pour les figues d'Algérie de qualité secondaire.
Le Feigen Kaffee s'obtient en torréfiant des figues de peu de valeur, achetées, en général, en Orient, à des prix variant de 12 à i5 francs les 100 kilogrammes.
La préparation de ce café de figues est facile : il suffit de dessécher les figues à l'étuve jusqu'à ce qu'elles soient noires et molles, puis on les laisse à l'air, où elles deviennent dures et cassantes. On doit alors les moudre ou les piler et conserver la poudre à l'abri de l'humidité, dont elle est très avide.
Cent kilogrammes de figues sèches donnent 75 kilogrammes de poudre de café.
En Angleterre on a formé une société qui fabrique un succédané du café avec des dattes.
Nous devons attirer tout spécialement l'attention sur le Café Nègre, non seul ment parce qu'il constitue dans certaines régions une véritable falsification du café, mais encore parce qu'il peut être employé avec succès, semble-t-il, pour combattre certaines affections et qu'il est très répandu au Congo. Les graines désignées sous le nom de Café Nègre proviennent du Cassia occidentalis, un arbrisseau de la famille des Légumineuses; ce Cassia existe dans presque toutes les régions chaudes du globe. On en a expédié, de Costa-Rica et du Mexique, en grandes quantités vers les États-Unis de l'Amérique du Nord et, en 1897, l'Europe en a reçu près de 100 tonnes.
Bordeaux et Marseille en ont reçu de fortes quantités. L'exportation du Sénégal, en 1898, avait atteint une valeur de plus de 1000 francs.
Le Café Nègre ou hantamare des Sénégalais, appelé aussi bois puant ou herbe puante à cause de la mauvaise odeur qu'il dégage, est une des plantes les plus utilisées par les indigènes de la région sénégalienne. l-es graines fraîches possèdent de légères propriétés laxatives, qui disparaissent par torréfaction. Les graines torréfiées, infusées dans l'eau, donnent une liqueur agréable rappelant le café. D'après certains auteurs, ce serait le meilleur succédané du café. Mélangé à deux ou trois fois son poids de café ordinaire, il donne une boisson aromatique. On considère l'infusion de café nègre comme fortifiante dans les maladies de Testomac. Elle a été préconisée dans l'asthme nerveux et dans les fièvres paludéennes; la racine surtout est active. Les feuilles bouillies dans le Kous-Kous, infusées pendant vingt-quatre heures, trempées dans de l'eau salée, chauffées ou enduites de beurre végétal, servent à toutes sortes d'usages médicinaux, non seulement en Afrique, mais en Amérique.
Au Dahomey, la même plante, dénommée Ahonandeme ou Rere, est employée avec succès contre la fièvre à urines noires ; la décoction des feuilles agirait très rapidement, et ce remède est devenu classique dans les établissements hospitaliers de la région.
Malheureusement toutes ces propriétés ont été contestées et, malgré la réclame faite pendant un certain temps autour de ce produit, son emploi est encore toujours restreint en Europe.
D'après la constitution chimique du café nègre, il semble qu'il pourrait être employé mélangé au café, au même titre que la chicorée. Un chimiste américain serait arrivé à extraire des graines de ce Cassia, de la caféine et du tanin, mais la caféine n'a pas été retrouvée par d'autres analystes. D'après M. Balland, des séries de graines de ce Cassia, d'origines très différentes, ont donné :