Partie moyenne du tégument creusée Lacunes peu développées, situées
de lacunes très grandes et situées di seulement à l'extérieur du cercle des
part et d'autre du cercle des faisceaux ; ' faisceaux ;
Cellules scléreuses grandes, à lumen Cellules scléreuses, trois ou quatre
triangulaire, onduleux dans les prépara- fois plus petites, à lumen carrée polygonal
tions à plat ; à plat :
Poils cotylédonaires (corps de Mit- Poils cotylédonaires longs, souvent uni-
scherlich), courts^ renfiis-ovotdes, massifs. sériés.
L'analyse chimique y a déterminé la présence d'un mucilage, d'amidon de tanin, de graisse, de théobromine. La composition totale de la graine crue (tégument et amande) du cacaoti a donné en p. c. :
Eau 5,00
Matières azotées i5,5o
— grasses 48,75
Amidon o,55
Glucose . 1,33
Gomme . 2,08
Tanin 0,12
Théobromine o,58
Cellulose 22.29
Cendres 3,25
Les cendres renferment de la silice, de l'acide phosphorique, de l'alumine, des traces de fer, de la chaux, de la magnésie, de la potasse, de la soude, du chlore et de l'acide carbonique. La matière grasse extraite du cacaoti est assez semblable à celle extraite du vrai Thcobroma Cacao; elle est onctueuse, jaune et devient blanche en vieillissant; douce et de saveur agréable, elle fond à 3i®6 et se solidifie à 28. Elle a une composition très voisine de celle du beurre de cacao et semble pouvoir être employée à sa place en pharmacie. On pourrait extraire la graisse du cacaoti après avoir simplement desséché la graine à l'air sans fermentation; le beurre paraît encore moins sujet à rancir que le beurre du Theobroma Cacao,
Le tourteau obtenu après expression de la graisse est riche en principes alimentaires pour le bétail. Mais la graisse du cacaoti ne peut être utilisée pour la fabrication du chocolat, car elle communique à la pâte un arôme désagréable, et il faut absolument éviter son mélange avec le vrai cacao.
Theobroma pulcherrimum (Goud.).
Syn. : Herrania puîcherrima Goud.
Herrania aspera Karst.
Brotohroma aspera Karst. et Triana.
Cette plante, originaire des bords de l'Orénoqiie, fournit le cacao quadrado des Espagnols et le cacao cahonai des Indiens. C'est un petit arbre de 5 à 8 mètres de haut, dont les feuilles palmées, à 5-7 folioles oblon^ues-aiguës, atteignent parfois 6o centimètres de long et 35 centimètres de large. Les fleurs sont grandes, d'un rouge cramoisi, disposées en fascicules de 20 à 3o fleurs sur les parties moyenne et supérieure de la tige. Les fruits sont oblongs, atténués aux deux extrémités, tomenteux, hispides, à 10 côtes, dont 5 plus proéminentes.
Ce cacaoyer paraît rare et l'on n'a pas de doîinées sur l'emploi de ses graines.
Theobroma balaensis (Preuss).
Syn. : Herrania balaensis Preuss.
Cette espèce nouvelle a été décrite, en 1901, par le Dr P. Preuss, dans son remarquable volume sur l'expédition botanique et commerciale qu'il avait entreprise, en 1 899-1 900, dans l'Amérique centrale et dans l'Amérique méridionale. Le tronc de cet arbre est relativement grêle, très droit, il mesure 6 mètres environ de haut; les feuilles, à 6-7 folioles, atteignent 60 centimètres de long ; les fleurs sont fasciculées sur le tronc, blanchâtres, striées de pourpre, et les longues languettes, qui terminent les pétales, sont rosées. Les fruits sont ovales, obtus à la base, assez brusquement rétrécis en pointe au sommet. Ils sont à 5 côtes principales bien marquées et à 5 côtes secondaires moins proéminentes et mesurent environ i.| centimètres de long; jeunes, ils sont vert-olive et deviennent d'un jaune verdàtre à maturité. Les graines sont blanches et ne sont pas consommées par l'indigène; par contre, la pulpe qui les entoure a un goût acidulé, agréable et est recherchée par rindi;;cne.
M. Preuss a trouvé cette espèce d ins les environs de Balao, où elle était connue sous le nom de « cacao del monte ».
Theobroma albiflorum (Goud.).
Syn. : Herrania albijîora Goud.
C'est la plante qui fournit le « Cacao montaras » ou « Cacao simarron » des Colombiens. Elle croît à l'état sauvage dans les forêts humides de la Colombie; elle forme de petits arbres de 5 mètres environ de haut, à tronc de 10-14 centimètres de diamètre. Les feuilles ont 5 à 6 folioles obovales ou lancéolées. Les fleurs sont blanches, naissent en paquets épais sur les parties moyenne et inférieure du tronc. Les fruits sont oblongs, hispides, de même forme que ceux du cacao ordinaire, parcourus par lo côtés, et atteignent à maturité 11-14 centimètres de long; ils sont uniloculaires et renferment de 3o à 40 graines irrégulières, comprimées, entourées d'une pulpe blanche, légèrement acide.
Dans le pays on mélange les graines de cette plante avec celles du Theobroma cacao et les indigènes prétendent même que ce mélange rend le, produit plus savoureux. On en prépare également un chocolat pur, employé comme fébrifuge. Les graines de ce Theobroma albiflorum renfermeraient, semble-t-il, plus de matière butyreuse que celles du cacaoyer ordinaire.
Theobroma lacinifolium (Goud.).
Syn. : Herrania lacinifolia Goud.
Nouvelle-Grenade.
Observation, — Cette plante est fort mal connue ; elle a été récoltée par Goudot dan la vallée du Magdalena, à Penon de Conejo, et est très remarquable par la forme des
folioles ; elles rappellent celles du Carica Papaya, On ne sait si elle est employée par les indigènes.
Theobroma Cacao L.
Syn. : Theobroma guianensis (Willd,).
Cacao saliva Lam.
Cacao Theobroma Tussac.
Cacao minus Gaertn.
Cacao guianensis Aubl.
Theobroma îeiocarpum Bern.
Theobroma integer rima Stokes.
C'est la véritable espèce cultivée : elle porte au Mexique le nom indigène de Cacao Guahuitl.
Elle constitue un arbre pouvant atteindre lo mètres de hauteur, dont les branches se ramifient assez fortement. Le tronc est généralement droit, à écorce grisâtre ou rougeâtre, on peut en extraire des fibres textiles servant à la fabrication de cordes grossières. Les feuilles sont simples, arrondies à la base, acuminées au sommet. Les fleurs naissent à l'aisselle des feuilles tombées, soit sur le tronc, soit sur les grosses branches, parfois solitaires, mais en général en fascicules plus ou moins serrés
Le fruit qui arrive à maturité environ quatre mois api es la floraison, est pendant, il mesure de 12 à 20 centimètres de longueur et de 6 à 10 centimètres de largeur. On a signalé récemment un fruit de cacaoyer, récolté à Wattegama dans THunasgeria, qui mesurait i3 pouces de long, i5 pouces et demi de circonférence et pesait environ i5 livres, mais de tels colosses sont rares et les fruits du cacaoyer sont en général de taille plus réduite. Le fruit est ovoïde dans sa forme générale, pentagonal, mais très variable d'aspect, il est généralement arrondi vers son point d'inseition', et plus ou moins aigu vers le sommet. A l'état de maturité complète, sa couleur varie du jaune pâle au rouge plus ou moins foncé. A cet état, son enveloppe externe est légèrement charnue, l'interne étant ligneuse. Il présente à la surface 10 côtes peu proéminentes, mais qui s'accusent à l'état sec et deviennent tuberculeuses. Les graines assez nombreuses qu'il renferme, de 20 à 40, sont entourées d'une pulpe provenant de la transformation des parois de l'ovaire; cette pulpe a une saveur acidulé. Les graines varient beaucoup de grandeur suivant la variété considérée; en moyenne, elles mesurent 2 centimètres de long sur i centimètre de large. Elles sont munies d'une enveloppe mince et papyracée, ou coque, et entourées par une substance charnue, qui est de la pulpe restée adhérente à la graine.
Le Theobroma cacao a produit une série innombrable de variétés de culture, nous aurons l'occasion d'en examiner quelques unes plus loin et de jeter un coup d'œil sur les classifications qui en ont été proposées.
Theobroma penta^onum Bemouilli,
Ce cacaoyer semble très voisin du Theobroma cacao typique ; il se rencontre au Guatemala où il est connu des indigènes sous le nom de Cacao Lagarto. Par son port il rappelle le Theobroma cacao, ses feuilles sont obovales-oblongues, arrondies à la base.
acuminées au sommet. Les fleurs sont réunies sur les grosses branches, par fascicules, à l'aisselle des feuilles, elles sont verdâtres. Les fruits sont ovales-oblongs, à cinq côtes bien marquées, à paroi irrégulièrement tuberculeuse ; ils atteignent 20 centimètres de long et 7-8 centimètres de large. Bernouilli, en décrivant cette espèce en 1869, n'a donné aucun renseignement sur son emploi ; elle est cepei^dant cultivée au Nicaragua et au Guatemala sous le nom de cacao lagarto (cacao alligator). Ce cacaoyer fournirait une sorte commerciale de grande valeur et aurait même en 1893 été introduit à Trinidad. C'est la nature particulière de l'écorce tuberculeuse du fruit, qui a valu à cette plante le surnom à'alligator.
Cette plante ne semble pas répandue dans une autre région de l'Amérique'.
Theobroma bicolor Humb. et Bonpl.
Syn. : Theobroma ovatifolia DC.
Cacao bicolor Poir.
Cette espèce, très répandue dans la Colombie et dans le Rio-Negro (Brésil), est cultivée au Guatemala et à l'Equateur ; elle porte le nom indigène de cacao blanco, parfois celui de bacao^ mais cette espèce n'a, paraît-il. aucune valeur commerciale à l'Equateur où elle est uniquement employée par l'indigène. Dans toute l'Amérique centrale, on désigne souvent cette plante sous le nom de pataste, pataschte ou patastle.
Elle est également parfois employée comme arbre d'ombrage dans les plantations de cacao ordinaire.
C'est un arbre qui peut atteindre 12 mètres de haut, à rameaux étalés, blanchâtres, à feuilles oblongues, sèches; elles sont pâles, blanchâtres et cotonneuses en dessous à l'état jeune ; les fleurs sont axillaires, petites, à pétales d'un rouge pourpre ; le fruit vert-jaunâtre à maturité est ovoïde, d'environ i5 centimètres de long et 10 centimètres de large, à côtes assez peu marquées, mais présentant entre elles des bosselures irrégulières; le péricarpe est très dur à l'état sec Humboldt dit même que, dans le Cauca (O,)lombie), on en fabrique des tasses, des gobelets et autres menus objets. Les graines de ce Theobroma ne possèdent même pas, à l'état frais, une saveur amère, mais au contraire un goût agréable rappelant la noisette; elles renferment, semble-t-il. beaucoup de matières grasses qui, au dire des chimistes allemands, peuvent être employées en lieu et place du beurre de cacao ordinaire. Quant à la théobromine, elle paraît s'y trouver en fort petite quantité ; grâce à l'absence d'alcaloïdes, les rats ont une prédilection bien marquée pour les graines de ce theobroma^ qu'ils savent retrouver facilement dans les graines du vrai cacao. La valeur commerciale de ces graines est donc nulle pour l'exportation, mais elles sont paraît-il, très appréciées dans les pays d'Amérique.
Theobroma speciosum Spreng.
Il existe dans les régions septentrionales du Brésil et dans le sud de l'Amérique centrale; c'est un arbre de taille moyenne dont les feuilles peuvent atteindre 25 centimètres de long. Les fleurs sont noirâtres, plus grandes que celles du cacao, le fruit est à 5 côtes assez bien marquées, velu et plus petit que celui du Theobroma cacao.
Les Theobroma quinquenervium et Spruceanum ont été rapportés comme variétés à ce type.
Theobroma speciosum var. quinquenervium (Bem.) K. Schum, Theobroma quinquenervium Bern.
Cette variété existe au Brésil et en Guyane française; elle se différencie par les feuilles arrondies et non cunéiformes â la base.
Theobroma speciosum var. Spruceanum (Bern.) K. Schum, Theobroma Spruceanum Bern.
Cette seconde variété, très voisine de la première, a été trouvée au Para, par Spruce, et se diff^érencie uniquement par la forme de ses feuilles, un peu plus égales à la base et plus longuement acuminées.
Theobroma microcarpum Mart,
Ce cacaoyer originaire du Haut- Amazone est une forme tout à fait particulière ; il se distingue de tous les autres Theobroma par la petitesse de ses fruits. L'arbre atteindrait et dépasserait même lo mètres de haut ; il ne semble avoir aucune importance dans le commerce, et ne paraît même pas avoir d'usage indigène.
Theobroma ^randiflorum {IVilld.J K, Schum,
Syn. : Buhroma grandiflorum Willd.
Theobroma spcciosum Mart.
Theobroma macrantha Bern.
Theobroma silvesire Spruce.
C'est le cupuassu des Brésiliens, et il existe dans l'Amazone et au Para. C'est un grand arbre à rameaux velus, les feuilles lancéolées-oblongues sont pubescentes à l'état jeune et atteignent jusque 58 centimètres de long, les fleurs naissent à l'aisselle des feuilles, par quatre fleurs au maximum, le fruit est ovoïde, à péricarpe lisse, brunâtre et non fortement ligniflé.
Theobroma subincanum Mart, Syn : Theobroma obovaia Bern.
Ce cacaoyer existe à l'état indigène au Brésil, au Pérou, à la Guyane; il forme un grand arbre, dont les feuilles oblongiics, brusquement et longuement acuminées, arrondies à la base, mesurent jusque ^o centimètres de long. Les fleurs naissent solitaires ou par 2-3.
On ne semble pas avoir de données sur la valeur commerciale de ce cacao, d'ailleurs peu connu, même au point de vue scientifique.
. Theobroma an^ustifolium DC,
' Cette espèce existe au Mexique, à Costa-Rica et se retrouverait même en Colombie et au Brésil. Elle serait cultivée au Guatemala sous le nom de Cacaoyer de Costa Rica. Certains auteurs rapportent qu'au Costa-Rica elle porte le nom indigène de cacao de mico, mais il y a erreur d'indication ou bien ce nom indigène se rapporte à plusieurs espèces, car une plante récoltée en 1891 au Costa-Rica, par M. le professeur Pittier, et désignée sous le nom de cacao de mico, est une espèce tout à fait particulière, décrite en 1898 par M. J. Donnell-Smith sous le nom de Theobroma simiarum (Cacaoyer des singes).
Le Theobroma angustifolium est un arbre dont les feuilles, très variables dans leur grandeur, atteignent 3o centimètres de long et 9 centimètres de large (les dimensions maximum données par les auteurs étaient respectivement de 20 et de 5 centimètres ; nous avons pu voir des feuilles beaucoup plus développées dans des matériaux qui nous ont été communiqués par Charles Patin, consul de Belgique en Colombie ; ils avaient été récoltés au Costa Rica. Les fleurs sont d'un rouge sale, assez petites, naissant à l'aisselle des feuilles, les fruits sont irrégulièrement ovoïdes, de i5-i9 centimètres de long et de 7-9 centimètres de large, à 5 côtes bien marquées, à péricarpe verruqueux assez épais, recouverts d'un duvet brunâtre, mais devenant plus ou moins glabres avec l'âge. Les graines ont à peu près la même forme et la même grandeur que celles du vrai cacao. Le produit est, parait-il, de bonne valeur, car c'est au Theobroma angustifolium que l'on rapporte le cacao de Soconusco très estimé.
Theobroma simiarum Dmtn, Smith,
Syn. : Theobroma Kalagua De Wild. p. p.
Ce cacaoyer a été rencontré jusqu'à ce jour au Costa-Rica seulement II constitue un grand arbre dont les feuilles discolores à l'état jeune, assez coriaces, cordées à la base et
courtement acuminées au sommet, peuvent atteindre 45 centimètres de long et 20 centimètres de large. Les fleurs naissent sur le tronc et les fruits subcylindriques de 24-26 centimètres de long sur 8-9 centimètres de large, arrondis au sommet et à la base^ sont des plus caractéristiques, car ils sont lisses, non munis de côtes et seulement recouverts d'un duvet brunâtre disparaissant avec Tâge. C'est le cacao de mico des indigènes.
Il faut rapporter en partie à cette espèce la plante que nous avons décrite en 1899 sous le nom de Theobroma Kalagua et dont la description avait été faite sur des feuilles, des fleurs et des fruits ne provenant pas de la même plante. Il resterait à savoir si l'indication fournie par Patin, à savoir que le Theobroma simiarum existe également en Colombie, n'est pas le résultat d'une confusion.
Les espèces que nous avons encore à citer sont fort mal connues et leur étude sur des matériaux complets les fera sans doute rapporter aux espèces examinées plus haut. Nous allons donc les passer sommairement en revue.
Theobroma ^laucum Karsten.
Cette espèce a été trouvée par l'auteur sur les bords du Meta ; elle atteint 7 mètres environ de haut, les feuilles sont lancéolées, atténuées à la base, le fruit est ellipsoïde, vert à l'état où il a été observé. Les graines seraient employées en mélange avec celles du T. cacao, La plante paraît voisine du T. bicolor^ mais la base des feuilles n'est pas cordée comme chez cette dernière espèce et il n'y a pas de poils sur les nervures de la face inférieure des feuilles. En outre, d'après Karsten, les graines du T, bicoîor seraient très amères; celles du T. glaucum auraient au contraire une saveur agréable. On ne connaît malheureusement ni l'inflorescence, ni la fleur. M. le professeur K. Schumann croit que les T. glaucum et subincanum Martius pourraient bien représenter la même plante.
Theobroma sylvestre Maritus,
Cette plante a été recueillie par von Martius, le célèbre botaniste allemand, à qui l'on doit les premières recherches étendues sur la Flore du Brésil. Il l'a rencontrée sur les bords du Rio Solimoes, dans la province de Rio Negro, désignée par les indigènes Cacao i^a/m. Malheureusement, les matériaux réunis par von Martius lui-même paraissent appartenir à deux espèces différentes, et celle qui nous occupe n'est accompagnée ni de fleurs ni de fruits. Les feuilles sont ovales, arrondies à la base et brusquement acuminées au sommet.
Nous ne savons pas ce qu'est le Theobroma sylvesiris Aubl.; certains auteurs le signalent dans la Guyane française où il serait employé en lieu et place du T. cacao. Le beurre de cacao retiré des graines de ce cacaoyer sauvage serait roussâtre au lieu d'être jaune clair.
Theobroma Marti i K. Schumann.
On rapporte à cette espèce brésilienne le T. nitidum Bernouilli, créé sur des échantillons confondus par von Martius avec son T. sylvestre. Ses feuilles sont relativement étroites, cunéiformes à la base, assez longuement acuminées au sommet, luisantes sur la face supérieure et légèrement tomenteuses-ferrugineuses en dessous. Le fruit est ovoïde, obtus, pentagonal, à côtes peu maurquées, recouvert de poils bruns et ne mesure que 5 centimètres environ de long. Son habitat et l'emploi de ses graines sont inconnus.
Theobroma album Bernouilli,
Cette plante, dont on ne connaît ni les fleurs, ni les fruits, a été rencontrée seulement dans la Guyane anglaise; elle se caractérise surtout par ses feuilles à tomentum blanchâtre sur la face inférieure. On ne possède sur son emploi aucun renseignement.
Comme nous l'avons dit plus haut au paragraphe Theobroma cacao, les variétés de cacaoyers qui se trouvent en culture sont légion, et l'on peut se demander si ces variétés existent vraiment ou si ce sont des formes presque impossibles à définir, reliées à leurs voisines par une longue série de formes intermédiaires. Le nombre de types bien définis, cultivés de par le monde, est très considérable et on pourrait certainement le comparer à celui des pommiers. Pour distinguer les variétés de cacaoyers, il faut pouvoir se baser, non seulement sur l'aspect de la cabosse, mais encore sur de nombreux autres caractères. Pour être utile- aux planteurs, une classification des variétés de cacaoyers de culture devrait être basée, en grande partie, sur les graines, car celles-ci doivent être sélectionnées dans les plantations.
La classification proposée en 1882 par M. Morris, et dont nous rappelons ci-dessous les données principales, peut encore être employée, bien que, comme l'a démontré M. le D»" Preuss dans le remarquable rapport qu'il a publié, sous les auspices du Comité c<^lonial allemand, H Expédition nach central- und Sûd-Amerika », elle ne soit pas tout à fait d'accord avec ce que l'on a pu observer à Trinidad et dans les autres centres producteurs.
Les nombreuses variétés du cacaoyer peuvent être réunies en dix séries principales, auxquelles on rattache toutes les autres. Elles se classent en trois grands groupes :