EXPORTATION
17,839,600 kilos.
9,411,000 kilos.
8,428,600 kilos
En mai 1907, les cinq places principales de France comptaient en réserve :
Le Havre 5,o54,6oo kilos.
Bordeaux 1,293,700 »
Marseille 274,200 »
Paris 169,300 »
Nantes i2,3oo »
Divers 38i,ioo »
L'Angleterre a consommé en moyenne, de 1903 à 1905 : 55,027,000 livres de cacao brut, d'une valeur de i,5oo,63o livres sterling, dont l'origine était :
Indes occidentales Anglaises.
Ceylan
Possessions Anglaises (autres) Portugal
17,016,047 liv. st., soit 30.9 p. c.
France ... 4,973,575 liv. st., soit 9.1 p. c.
Equateur 3,575,647 >» 6.5 »
Brésil 8,124,008 >» 5.7 .»
Allemagne 2,555,929 » 4.7 »»
Hollande .... T ... . i,o25,o68 » 1.9 »
Colombie ... 840,643 » 1.6 >»
De janvier à juin 1906 et 1907, les importations, consommations et exportations se sont chiffrées :
Importation 118,862 sacs^ 116,341 sacs.
Consommation .... . 73,o3o » 76.422 »
Exportation ....... 36,254 " 32.454 »
La Belgique a augmenté aussi sa consommation dans ces dernières années; de janvier à mai 1906 et 1907, elle se marque comme suit :
Importation 1,898,975 kilos. 2.491,811 kilos.
Exportation . 680,591 » 810, 3oi »
Consommation. 1,218,384 » i,68i,5io »
Nous insistons plus haut sur l'augmentation probable du prix du cacao par suite des faibles stocks; ceux-ci à fin octobre ou novembre 1906 étaient, en effet, pour la France et l'Angleterre, plus réduits qu'ils ne l'ont jamais été :
France, au 3o octobre ... ... 10, 38? tonnes.
Angleterre, au 3o novembre 3,iio »
L'Allemagne, ou du moins Hambourg, possédait au 3o novembre un stock d'environ 3 1,000 balles, chiffre supérieur à ceux de 1902 et 1903, mais inférieur à ceux de 1904 et 1905.
Les principaux marchés européens du cacao sont :
Londres : Cacao de Guayaquil, Trinidad, Grenade, Carupano, Suriname,
Caracas, Bahia.
Hambourg : Cacao de Guayaquil, Caracas, Carupano, Puerto-Cabello.
Saint-Domingue, San Thomé, Cameroun.
Le Havre : MsiV&gnonf Caracas, Haïti, Guadeloupe, Martinique, Trinidad,
Equateur.
Liverpool : Cacao de Guayaquil, Bahia, Saint-Domingue. Bordeaux : Cacao de Guayaquil, Caracas, Carupano. Marseille : Cacao du Brésil. Martinique, Guadeloupe, Venezuela. Lisbonne : San Thomé.
Saniander : Guayaquil, Caiacas, Saint-Domingue. Amsterdam : Cacao de Suriname, Java.
Anvers : Saint-Domingue, Bahia, État Indépendant du Congo.
Le cacao est souvent falsifié, mais les falsifications portent plutôt sur la pâte destinée à fabriquer le chocolat que sur les graines elles-mêmes.
On a cependant employé, dans certains cas, des graines d'autres plantes pour les mélanger au cacao. C'est ainsi que le Guazuma polyhottya DC. serait récolté au Mexique à l'état sauvage. Le Quararibea Cacao Baill. = Myrodia Cacao Tr. et PI., appelé « Cacao Simarron », comme VHerrania albiflora ou Theobroma alhiflorum est employé par l'indigène, en Colombie, et ses graines se trouvent parfois mélangées au vrai cacao.
On mange également les graines crues ou cuites du Pachira aquatica, parfois appelé « faux cacaoyer »; elles rappellent assez bien celles du cacao et portent aux Antilles le nom de « cacao sauvage » .
En Guyane française, on désigne aussi sous le nom de « cacao sauvage » ou « cacao grand bois » (Niéri des Galibis, Couranira des Arrouagues), un grand arbre de la famille des Humiriacées, le Myrodendrum floribundum Spr. ou Humirium floribundum Mart., encore peu connu, dont le bois est employé pour les constructions intérieures.
Toutes ces plantes sont relativement voisines des cacaos ; les Guazuma étaient, comme nous l'avons dit plus haut, considérés par Linné comme appartenant au genre Theobroma, Quant au Quararibea et au Pachira, ils s'éloignent un peu plus du groupe des vrais cacaos, tout en appartenant, comme eux, à la famille des Sterculiacées.
VANILLIER
La vanille n'a pas une histoire aussi bien définie que le café et le cacao; on ne cite pas de légendes sur son origine et sur son emploi, et il règne, malgré les travaux récents, beaucoup d'obscurité sur ce produit. Comme nous l'avons vu précédemment, la plante a été employée tout d'abord au Mexique pour aromatiser le breuvage fait avec les graines du Theobroma.
La première indication relative à la vanille se trouve dans un ouvrage publié de i56o à iSyS par un religieux franciscain, Bernhardino de Sahagun. Celui-ci avait habité pendant assez longtemps le Mexique et parle de la vanille, en la désignant par son nom indigène « Tlilxochitl », comme d'un des produits que l'on ajoutait au cacao.
Durant son voyage d'exploration entrepris sous le règne de Philippe II, Francisco Fernandez apprit à connaître la plante de vanille, et les résultats de ses observations furent, pendant un certain temps, les renseignements les plus étendus que Ton possédât sur cette substance alors rare et précieuse.
Nous devons les premières observations botaniques faites sur cette plante à Charles de TEscluse, peut-être mieux connu sous le nom de Clusius, qui naquit à Arras en i526 et publia la plupart de ses ouvrages botaniques dans la célèbre imprimerie Plantin à Anvers.
En 1602, il avait reçu des échantillons de Hugo Morgan, pharmacien de la reine Elisabeth d'Angleterre. Il comparait les gousses de vanille aux galles que développe chez le Pistacia TerebinthuSy le Pemphigus cornicularius, et considérait leur arôme comme très voisin de celui du benjoin
La vanille était très usitée en France en 1604 ; elle était importée par l'Espagne. Elle servait à parfumer le chocolat et le café.
Le vocable Vanillay employé par Piso en i658, a été considéré comme nom générique par Plumier; il ne faudrait, semble-t-il, pas rapporter à Piso le parrainage de cette dénomination, mais bien à Ximenez qui, en i6i5, traduisant le texte de Francisco F'ernandez, fit du vocable latin « siliqua » le mot « Vainilla », que Piso latinisa en Vanilla,
Linné, dans son Species Planiarum de 1753. n'admit pas le genre Vanilla et rapporta les trois sortes de vanilles connues à cette époque au genre Epidendrum, sous le nom de Epidendrum Vanilla,
En 1799, Swartz rétablit le genre Vanilla, et décrivit deux espèces : Vaniîla aromatica et Vaniîla claviculata.
Depuis lors, de nombreuses espèces nouvelles ont été trouvées et maintenues dans le genre admis actuellement par tous les auteurs.
La vanille est surtout employée en confiserie, en parfumerie et dans l'économie domestique ; elle fut préconisée comme agent thérapeutique de valeur, et, pendant longtemps, on Ta considérée comme un excitant puissant, aphrodisiaque. On prétendait qu'à la dose de i à 2 grammes elle facilitait la digestion, activait la nutrition et la transpiration.
En 1905, on a insisté, dans la Rivista di Chimia et Farmacia, s\ir des empoisonnements occasionnés par la vanille. D'après l'auteur, l'hypothèse émise par le professeur Dragendorff serait exacte, la vanille incomplètement fermentée, mise en présence de substances albuminoïdes : lait ou œufs, produirait par l'action de son oxygène un principe albuminotoxique. Il faudrait, pour éviter cet inconvénient, faire macérer la vanille quelque temps dans l'alcool fort, et employer une pâte de cette vanille desséchée avec du sucre.
La vanille du commerce est donc constituée par la gousse préparée de certaines espèces du genre Vaniîla, de la famille des Orchidées. Ces gousses sont charnues, flexibles, leur longueur varie de 8 à 20 centimètres et leur largeur de 6 à 8 miUimètres; la surface est sillonnée dans le sens de la longueur, elle est luisante, onctueuse et en général recouverte d'une efflorescence de petits cristaux; à l'intérieur, on trouve d'innombrables petites graines luisantes, noirâtres, imprégnées d'un suc gluant et très aromatique.
Il n'est pas possible de dire, dans l'état actuel de la science économique, quelles sont, parmi les nombreuses espèces du genre Vaniîla. celles particulièrement cultivées, ou si les plantes productrices des principales régions à vanille ne sont pas d'origine commune, et, par conséquent, des vaiiations plus ou moins fixées.
La vanille mexicaine est une des plus estimées; celle de la Réunion est peut-être plus abondante, mais de moins forte odeur et moins recherchée sur le marché.
La principale espèce cultivée sur une grande échelle paraît devoir se rapporter au Vaniîla planifolia Andr.; elle semble originaire du sud du Mexique. Parmi les autres espèces du genre, on cite encore les suivantes comme capables de donner un produit de certaine valeur :
V . pompona Schiede, Vanillon de la Guadeloupe. V. Gardneri Rolfe, Vanille du Brésil ou de Bahia. V, appendiculata Rolfe, de la Guyane anglaise. F. odoraia Presl, de l'Equateur et de Guyaquil. V. phaeantha Reichb., de Jamaïque et Trinidad.
Tous les Vaniîla et les Theobroma sont tropicaux, plus encore que les Coffea^ qui peuvent être cultivés dans les régions tempérées chaudes.
Il existe en Afrique plusieurs espèces de vanilliers, mais elles n'ont pas été expérimentées au point de vue de la valeur des fruits.
Le Vanilla grandifoUa Lindl., l'espèce du genre possédant les plus grandes feuilles çt dont les fruits sont très développési existe au Congo ; malheureusement, cette plante, décrite il y a longtemps déjà sur des échantillons récoltés dans Tile des Princes, n'a pas été souvent revue et elle est très rare dans les Jardins botaniques d'Europe. Le Jardin botanique de Bruxelles et le Jardin colonial de l'État Indépendant du Congo en possèdent des échantillons, envoyés en Belgique par le Frère J.Gillet, S. J., un de nos vaillants collecteurs de plantes dans le Bas-Congo.
Le Vanilla planifoUa, le «Tlilxochitl») des Mexicains» appelé ensuite Araco aromatico, a été décrit sous des noms très différents. L'orchidologue belge M. Alf. Cogniaux, a relevé les synonymes suivants ;
Lobus àromaticus Bauhin.
^ Volubilis siliquosamexicanaCaitesh, Vanilla mexicana Muller.
Vanilla aromatica Willd.
Myrobroma fragrans Salisb.
Vanilla viridiflora Bl.
Vanilla satina Schiede.
Vanilla sylvestris Schiede.
Vanilla majaygnsis Blanco.
Le Vanilla planifolia est une plante grimpante s'accrochant aux arbres au moyen de nombreuses racines-crampons, naissant à l'aisselle des feuilles. Sa tige est cylindrique, charnue et peut atteindre une très grande longueur, mais elle ne devient jamais épaisse.
Ses feuilles sont alternes, entières, charnues, d'un beau vert, lisses, plus ou moins brillantes, à nervation parallèle, serrée. Les feuilles et les tiges contiennent un suc riche en raphides, microscopiques cristaux d'oxalate de chaux, le rendant irritant pour Ja peau.
Les fleurs sont axillaires, disposées en grappes; elles paraissent pédicellées, mais ce faux pédicelle est un ovaire; celui-ci, après fécondation, donnera la gousse. Le périanthe se compose, comme dans toutes les Orchidées, de 6 pièces dont les 3 externes représentent les sépales, les 3 internes les pétales; ces pièces sont d'un blanc verdâtre, 5 des pièces sont assez semblables, la 6^ ou labelle est plus ou moins enroulée en cornet, étaléç et frangée sur le bordj. Le labelle est soudé en partie avec le gynostème au sommet duquel on trouve le stigmate et Tétamine. Ce gynostème ou colonne centrale de la fleur se continue directement avec l'ovaire.
Au point de vue botanique, la constitution des organes floraux de toutes les espèces du genre Vanilla est particulièrement curieuse, mais elle a égalçmeilt lin grand intérêt pour le planteur, car, par suite de sa confor-
^ mation, il est impossible que la fécondation de la fleur se fasse directement, il faut l'intervention de l'insecte ou celle de Thomtne. En efifet, le stigmate, où doit venir se fixer le pollen pour féconder les ovules, se trouve placé
: soUs l'organe mâle et séparé de lui par une lamelle.
La fécondation est très importante chez cette plante, et nous aurons
à y revenir plus loin. L'ovaire est uniloculaire, mais à trois séries longitudinales de placentas pariétaux et à ovules très nombreux.
Le Vanilla planifolia est originaire de l'Amérique tropicale, mais il est difficile d'assigner à cette espèce fréquemment cultivée, une distribution nette; elle peut s'être échappée des cultures et, dans les travaux, même plus ou moins récents, elle peut avoir été confondue avec des espèces voisines. La plante se rencontre principalement dans les grandes forêts vierges de la zone côtière où elle trouve, entre la chaleur et l'abri, l'humidité nécessaire à son développement.
On prétend l'avoir rencontrée, à l'état indigène, particulièrement dans les États mexicains de Vera-Cruz, Michoacan et Oaxaca et même dans le Yucatan ; elle a encore été rencontrée dans le Guatemala, le Honduras Britannique, le San Salvador, le Nicaragua, le Costa-Rica, le Venezuela, les Guyanes, l'Equateur. Le V . planifolia seraLit encore répandu en Colombie. Dans les Indes occidentales et au Brésil il existerait également, mais certains auteurs ont prétendu, soit que les Vanilla de ces régions appartiennent à d'autres espèces végétales, soit que le vrai V. planifolia y a été importé par les colons.
Vanilla aromatica, — Cette espèce a été confondue pendant longtemps avec la véritable vanille; elle existe, d'ailleurs, très répandue à l'état indigène au Mexique. Cette large dispersion a favorisé pendant longtemps la confusion entre les deux espèces.
Le Vanilla aromatica Sw. a également un grand nombre de synonymes :
Vanilla flore viridi $t albo Plumier.
Epidendrum scandens P. Brown.
Epidendrum Vanilla L.
Vanilla mexicana Miller p. p.
? Vanilla inodora Schiedc.
.^Vanilla ovales Blanco.
Vanilla anaromatica Griseb.
Malheureusement, les auteurs sont loin d'être d'accord sur la synonymie de cette espèce ; certains d'entre eux sont tentés de la considérer comme constituée par des formes appartenant à des plantes différentes.
Cette plante existerait au Mexique, au Nicaragua, dans les Guyanes et probablement au Brésil; l'habitat classique de la plante paraît être les Indes occidentales où elle a été signalée à : Cuba, Jamaïque, Haïti, Porto- Rico. Guadeloupe, Dominique et Trinidad.
Le Vanilla aromatica est caractérisé par la faible odeur de ses fruits; c'est probablement de cette plante que proviennent certaines gousses peu odorantes connues sous le nom de « Baynella pala, Baynella de puerco, Baynella de Mono, Vanilla inodore d'Haïti » qui sont, dans certains cas, arrivées sur les marchés et ont, sans doute, servi pour falsifier la vraie vanille.
On a signalé l'emploi de cette vanille dans la médecine locale et il en est de même pour le 7. claviculata Sw., dont le fruit est parfois apporté sur
certains marchés, mais où il n'atteint jamais un prix approchant celui des vraies vanilles. L'étude approfondie de la valeur économique de cette plante n'a, d'ailleurs, jamais été faite.
Vanilla Pompona, — Cette espèce se distingue du V. planifolia par ses feuilles, par des bractées mesurant jusque i5 millimètres de long, parla . grandeur des pièces du périanthe. et encore par ses fruits qui, sur une longueur de 12 à i5 centimètres, c'est-à-dire assez analogue à celle des vraies vanilles, acquièrent une épaisseur de i6 à 28 millimètres.
Longtemps avant que cette plante fût décrite scientifiquement par le botaniste Schiede, elle était connue par ses fruits épais que l'on dénommait : « Pompona Bova, Vanille Guayra » ou « Vanille bouffie ». On rencontre le fruit de cette espèce dans le' commerce sous les noms de a grosse vanille, vanille de Acaguales, vanille pompona et vanillons», et c'est à elle encore que s'appliquent probablement les noms : vanille banane, vanille de bacove.
Sa synonymie est moins complexe que celle du V, planifolia ; on signale les noms : V, grandiflora Lindl. et V. lutescens Moq.
L'origine de la culture de cette plante dans certaines colonies françaises remonte à une quarantaine d'années. On avait cru introduire du Mexique à la Guadeloupe et à la Martinique la vraie vanille mexicaine, et ce fut au moment de la fructification que l'on s'aperçut de l'erreur. Malgré cela, la culture de cette plante paraît avoir continué dans ces régions qui jettent encore des vanillons sur le marché.
Ces vanillons sont particulièrement riches en héliotropine, empêchant l'emploi de ce produit comme condiment, mais, grâce à leur forte teneur en pipéronal, ils sont usagés en parfumerie.
Le Vanilla guianensis Splitg. (= Vanilla surinamensis Reichb. f.), découvert vers 1700 à Suriname, fut décrit en 1841 seulement. Le fruit est assez développé, pouvant atteindre 20 centimètres de long et 3 centimètres de large; il rappelle donc plus ou moins les vanillons du V, pompona avec lesquels certains auteurs ont voulu confondre cette Vanille grosse.
L'arôme du fruit se développe par la dessiccation ; il est faible et disparait, paraît-il, beaucoup plus rapidement que chez la vraie vanille; ceci pourrait être le résultat d'une préparation mal comprise.
Les fruits du Vanilla palmarum Lindl. {Epidendrum Palmarum Salzm.) sont petits; on a sur leur valeur industrielle bien peu de renseignements; cependant, au dire de certains naturalistes, les fruits bien préparés pourraient constituer un article d'exportation de valeur, car ils renferment i,o3 p. c. de vanilline.
Le Vanilla palmarum tire son nom de la manière dont il végète sur les troncs de palmiers; on le rencontre en Guyane et au Brésil.
Le Vanilla phaeantha Reichb. f. de Cuba, Saint- Vincent et Trinidad, serait la Vanilla flore alho de certains auteurs anciens ; son arôme serait comparable à celui de la vanille mexicaine, mais beaucoup plus faible.
Le Vanilla odorata Presl, trouvé à Guyaquil et, semble-t-il, dans l'Ama-
zonie, donne un fruit très aromatique au sujet duquel on n'a, il est vrai, aucun renseignement particulier.
Nous donnons ci -dessous Ténumération par ordre alphabétique et une courte diagnose de toutes les espèces de Vanilla signalées. Beaucoup d'entre elles pourraient peut-être donner un produit utilisable. Un grand nombre de ces espèces sont encore fort mal connues Celles dont le nom est précédé d'un astérisque ont été indiquées dans l'État Indépendant du Congo.
Vanilla Juss. {1789).
* V. aouminata Rolfe, — Tiges assez grêles, feuilles pétiolées, oblongues-lancéolées, acuminées, de i5 à i8 centimètres de long et de 25 à 35 millimètres de large, à pétiole de i8 millimètres de large. Sépales de 20-24 millimètres de long^pôtales de 18 à 20 millimètres de long, labelle de 14-16 millimètres de long. Colonne de 12-14 millimètres de long. Fruit inconnu.
Distrih. — Afrique tropicale : Gabon (Forêts de Munda) ; État Indépendant du Congo.
V. acuta Rolfe. — Tiges assez épaisses; feuilles courtement pétiolées, elliptiques, oblongues, de 15-17 centimètres de long et de 7.5 centimètres environ de large, à pétiole de 5 centimètres de long. Sépales et pétales de 3,7 centimètres environ de long et 12 millimètres de large, labelle de même longueur que les pétales. Colonne de 2,5 centimètres de long. Fruit atteignant j2-i3 centimètres de long.
Dislrib. — Amérique tropicale : Guyane Anglaise et Guyane Hollandaise.
* V. af ricana Lindî, — Tiges assez grêles, feuilles pétiolées, oblongues-lancéolées, acuminées, de 5 à i3 centimètres de long et de 12 à 32 millimètres de large. Sépales et pétales inconnus, labelle de 16 millimètres de long. Colonne de i millimètre de long. Fruit inconnu.
Distrib.— Afrique tropicale : Delta du Niger et Grand-Batanga ; Gabon-Congo : État Indépendant du Congo.
V. albida BL — Tiges assez grêles, feuilles à pétioles de 12 à 25 millimètres de long, lancéolées, elliptiques ou oblonguement cuspidées ou acuminées, arrondies à la base, de 7,5-17,5 ceniimètres de long et de 18 à 4 centimètres de large. Bractée de 5-i2 millimètres environ de long. Sépales et pétales de 16 millimètres de long. Fruit obscurément trigone, de i2,5-i5 centimètres environ de long.
Dtstrib, — Indes Néerlandaises : Java.
V. angustifolia Willd. — Feuilles lancéolées, capsules cylindriques. DisMb, — Japon.
V. aphyila Bl. — Limodorum aphyllum Roxb. — Tiges aphylles, assez grêles, feuilles remplacées par des bractées, linéaires-lancéolées. Bractées florales nulles ou rapidement caduques. Sépales et pétales de 3 centimètres environ de long. Fruit de i5 centimètres environ de long et de 12 millimètres environ de large, cylindrique. •
Distrib, — Indes Néerlandaises : Java.
V. appandioulata Rolft. — Tiges assez épaisses, feuilles courtement pétiolées, oblongués ou elliptiques-oblongues, courtement et abruptemcnt acuminées, subobtuses, de 8 à 11,5 centimètres de long et de 25-40 millimètres de large. Bractées de 6-12 millimètres de long. Sépales et pétales de 55 millimètres environ de long, labelle de 5 cenmètres de long. Colonne de 37 millimètres de long. Fruit de 11 centimètres environ de long.
Distrib. — Amérique tropicale : Guyane Anglaise.
V. aroiTMitioa Sw, — Epidendrum Vanilla L.; Vanilla mexicana A/i7/^r; Vanilla INODORA Schitdt : Vanilla ovalis Blanco; Vanilla anaromatica Griseb. — Tige allongée, rameuse, renflée aux nœuds, de 3-6 millimètres d'épaisseur. Feuilles sessiles ou subsessiles, ovales-oblongues ou ovales-lancéolées, longuement acuminées, subarrondies à la base, de 12-18 centimètres de long et de 4-7 centimètres de large. Sépales de 6-6,5 de long et de 6-8 millimètres de large, pétales un peu plus petits. Colonne de 2,5 centimètres de long. Fruit de 12-22 centimètres de long et de 7-10 millimètres de diamètre.
Distrib. — Amérique tropicale : Brésil, Trinidad, Guadeloupe. Saint-Domingue, Porto- Rico, Jamaïque, Mexique, Mirador.
Observation. — C'est peut-être, malgré son nom, de toutes les espèces de vanilliers cultivées celle qui pro^luit les gousses les moins aromatiques.
V. axillaris Mill. - Feuilles oblongues, obtuses. Fruit non décrit. Distrib. — Mexique.
V. barballata Reichb f. — V. claviculata Griseb. non Sw. — Tiges épaisses, feuilles avortées, linéaires, lancéolées, aiguës de i8-5o millimètres de long. Sépales et pétales de 3,5-4,3 centimètres de long; labelle aussi long que les sépales. Colonne de 2,4 centimètres environ de long. Capsule de 11-14 centimètres de long.
Distfib. — Cuba.
V. bloolor Lindl. — Tige assez épaisse, feuilles subsessiles, ovales-oblongues, aiguës, rougeâtres sur les bords. Fleurs à sépales de 6 centimètres de long sur 7-9 millimètres de large, à pétales de 5,5 centimètres de long et 6-8 millimètres de large, labelle de 6,5 à 7 centimètres de long. Colonne de 3-4 centimètres de long. Fruit à odeur suave.
Distrib. — Amérique tropicale : Guyane Anglaise (Demerara).
V. bornaansis Roîfe. — Tige épaisse, flexueuse. feuilles pétiolées, oblongues ou elliptiques oblongues, de io-i5 centimètres de long et 2,5-5 centimètres de large, à pétioles de 8-12 millimètres de long. Racèmes de 2,5-3,8 centimètres de long. Fruit de 7,5-9 centimètres de long.
Distrib. — Bornéo.
V. oalopogon Reichb. f. — Aphylle. Sépales ligules, acuminés, de 4 centimètres de long et de 8 millimètres de large, pétales plus étroits. Labelle de 3,6 centimètres de long. Fruits de 11 centimètres environ de long.
Distrib, — Iles Philippines.
V. oarinata Rolfe. — Feuilles subsessiles, oblongues, subobtuses, de i2,5-i5 centimètres de long et 3,6-5 centimètres de large; sépales et pétales de 5 à 6,2 centimètres de long, labelle de 4.2 centimètres environ de long. Colonne de 3,6 centimètres environ long.
Distrib. — Amérique tropicale : Montagne des Orgues (Brésil).
V. Chamlssofiis Klotxsch. — Tige robuste, cylindrique, feuilles à pétiole court et épais, de i centimètre de long, allongées-lancéolées, aiguës au sommet, subtronquées à la base, de 20-3o centimètres de long et de 3-4,5 centimètres de large. Sépales de 5-6 centimètres de long et 9-12 millimètres de large, pétales de 5-6,5 centimètres de long et 7-9 millimètres de large. Colonne de 3-4 centimètres de long. Fruit inconnu.
Distrib. — Amérique tropicale : Brésil.
— — var. bravifolia Cogn. — Feuilles brusquement aiguës au sommet, de 9-18 centimètres de long et de 2,5-5 centimètres de large.
Distrib, — Amérique tropicale : Brésil.
V. olaviculata Sw. — Feuilles lancéolées, aiguës, sessiles, semi-amplexicaules. Bractées ovales, petites, sépales et pétales cunéiformes, ligules, aigus. Fruits subelliptiques de i2-i5 centimètres de long.
Distrib. — Indes Occidentales : Cuba, Jamaïque.
Observation. — On a parfois indiqué cette espèce comme la véritable productrice de la vanille du commerce. Il semble cependant généralement admis aujourd'hui que le V. plani/olia fournit la grande partie du produit commercial.
V. columbiana Roîfe. — Tiges assez épaisses; feuilles sessiles, oblongues, obtuses, assez épaisses, de 11 centimètres environ de long et 3,6 centimètres de large. Sépales et pétales de 3,6 centimètres environ de long, labelle trilobé de 3 centimètres de long. Colonne de 2,5 centimètres de long.
Distrib. — Nouvelle Grenade.
V. orenuiata Rolfe. — Tige grêle, feuilles pétiolées, elliptiques-oblongues, brusquement acuminées, de 5 à i3 centimètres de long et de 35-62 millimètres de large, à pétioles de 612 millimètres de long. Sépales de 22 à 26 millimètres de long, pétales de 22 millimètres environ de long, lèvre de 12 millimètres de long. Colonne de 18-20 millimètres de long.
Distrib. — Afrique tropicale : Sierra-Leone et pays des Ashanti.
*V. ououllata K^ànzl. — Tige grêle, feuilles oblongues-acuminées, arrondies ou obliquement cordées à la base, de 10- 1 5 centimètres de long et de 3o-6o millimètres de large, courtcment pétiolées, à pétiole de io-i5 millimètres de long. Fleurs de 25 millimètres de long. Fruit inconnu.
Distrib. — Afrique tropicale : Cameroun, État Indépendant du Congo.
V. Eggarsli Rolfe, — V. aphylla Roîfe. — Tiges épaisses, feuilles de 6-8,5 centimètres de long, oblongues, lancéolées, acuminées. Sépales et pétales verdâtres, de 5 centimètres environ de long ; labelle blanc ou violacé ; capsule cylindrique de 7,5 centimètres environ de long.
Distrib. — Amérique centrale : Saint-Dominique, Saint-Thoma«, Bahamas, Porto-Rico.
V. «nsifolia Roîfe. — Tiges allongées cylindriques. Feuilles pétiolées, à pétiole de 6-10 millimètres de long, allongées-linéaires, subatténuées, aiguës, de 10 à 20 centimètres de long et de 12-22 millimètres de large. Bractées de 4-6 millimètres de long. Sépales et pétales subégaux, de 5 centimètres environ de long et de 6 millimètres environ de large. Colonne de 35 millimètres environ de large
Distrib. — Amérique tropicale : Colombie.
V. fimbriata Roîfe. — Tiges assez épaisses. Feuilles courtement pétiolées. lancéolées ou linéaires-oblongues, aiguës ou subacuminées, de 5-35 centimètres de long et de 14-22 millimètres de large, à pétiole de 4-6 millimètres de long. Racèmes de 24-30 millimètres de long. Bractées ovales oblongues, obtuses, de 6-8 millimètres de long. Sépales et pétales linéaires-lancéolés, subobtus, de 26-3o millimètres de long ; labelle de 24-28 millimètres de long, à colonne de 20-22 millimètres de long.
Distrib. — Guyane Anglaise.
Observation. — Cette espèce serait très caractéristique, ses fleurs sont teintées en vert extérieurement, blanchâtres intérieurement, et la lèvre est jaunâtre à la gorge.
Nous ne savons si son fruit est employé.
V. Gardneri Rolt'e. — V. planifolia Gardn. — Tiges épaisses, feuilles subsessiles, oblongues, obtuses, épaisses de 7 à I2,5 centimètres de long, et de 3o à 37 millimètres de long. Bractées de 6-10 millimètres de long. Sépales et pétales de 6,5-7 centimètres de long, labelle de 6-2 centimètres environ de long. Fruits inconnus.
Distrib. — Amérique tropicale : Brésil.
Observation, — Nous venons de dire dans cette description sommaire que l'on ne connaît pas les fruits du V. Gardneri, et cependant certains échantillons, rapportés par M. Rolfe à cette plante, qui se différencie du V. Pompona par ses feuilles et ses fleurs plus petites, étaient accompagnés de fruits ; aussi est-ce à cette espèce que l'on attribue la production de la vanille brésilienne ou de Bahia, dénommée « Bahunilla » par l'indigène. La longueur de ces gousses varierait de 12 à 19 centimètres; les fruits arriveraient fréquemment en grande quantité sur le marché en lieu et place de la vraie vanille mexicaine.