POIDS APRES ORIGINE POIDS INITIAL 1 ^^3,,,^^,^^ | PERTE
Granunet ' Grammes '
Seychelles ' 5,45 3,44 1
Madagascar \ 4,85 2,80
Comores (M) 5,28 3,22
Seychelles (M) . . . 9.28 . 4,68 Réunion . . . . . . . 4,5p 2,87
Tahiti 3,25 i,77
Seychelles (M) 4,58 2,90
Madagascar ! 3,67 ,1 2,34
Comores 3,i3 1,90
Tahiti 2,78 i,56
Maurice ........ j 7,i3 4,80
Seychelles 6,80 4,19
Réunion . . . . 3,5o 2,27
Comores (M) 6,40 3,88
Seychelles (M) 6,65 3,47
Mexique 4,84 3,27 '
On peut conclure de ce tableau que les vanilles moisies (M du tableaa) se trouvent parmi celles renfermant le plus d'eau, mais toutes les gousses renfermant beaucoup d'eau ne sont pas moisies. La préparation par ébouillantage influe sans doute grandement sur la teneur en eau et sur la conservation de la vanille, mais ce n'est probablement pas le seiil. facteur qui
puisse intervenir. La plante productrice doit aussi avoir son action; et d'après certains planteurs les gousses de vanille provenant de plantes saines ne moisiraient jamais.
L'enlèvement par Teau chaude, durant la préparation, de la couche cireuseextemedes vanilles est peut-être aussi une des causes favorisant la moisissure; c'est, en tous cas, à la suppression de cette couche cireuse que les vanilles préparées par les méthodes rapides doivent leur aspect plus terne, moins brillant que celles du Mexique, desséchées uniquement au soleil.
La moisissure peut encore être due à d'autres causes. On s'était aperçu, à Londres, que les vanilles originaires de Zanzibar moisissaient presque toujours au niveau des liens. On fit une enquête sur les lieux d'emballage et l'on apprit que les emballeurs avaient pris la mauvaise habitude de tenir les liens en bouche pendant le travail. Quand cette pratique eut cessé, le moisissement particulier des vanilles de Zanzibar disparut totalement.
On ne peut donc prendre, comme le prouve cet exemple, assez de précautions dans la manipulation de ce produit fragile.
On a également observé un Acarien qui attaque la surface du fruit et le déprécie assez fortement.
Il est généralement admis que la vanille givrée est seule de bonne qualité. Cela est tout à fait inexact, car les vanilles du Mexique, très appréciées, ne se couvrent pas toujours de givre.
Dans le commerce on rencontre parfois des gousses déjà épuisées par l'alcool et dont le givre de vanilline a été remplacé par des cristaux d'acide benzoïque. Mais cette fraude est assez facile à reconnaître, car, examinés à la loupe, les cristaux d'acide be/isoïque sont élargis, disposés parallèlement à la surface de la gousse, ceux de vanilline sont au contraire petits, aciculaires et dressés.
On a encore signalé parmi les produits ayant servi à la falsification : l'acétanilide, le sucre, l'acide salicylique(i).
Un moyen simple et pratique de distinguer le givre naturel de celui formé par des cristaux d'acide benzoïque est le suivant : On place dans un verre de montre un peu de phloroglucine dissoute dans l'alcool; on ajoute à cette solution un volume égal d'acide chlorhydrique. Si l'on place dans ce liquide un seul cristal de givre, il se produira une magnifique coloration rouge, si le cristal est de la vanilline; il ne se produit rien si le givre est formé d'acide benzoïque.
Des falsificateurs ont aussi remplacé la vanilline par la coumarinc, par du silicate de plomb et parfois par du mica.
Mais toutes ces falsifications se décèlent très facilement par la différence très nette de la forme des cristaux.
f i) On trouvera un procédé de dosage de la vanilline, de la coumarine et de l'acétaniUne dans le Pharmacgutical Journal^ 'jS ^igoS), p. 476, et dans le Bullttin stnustritl de Schimmel et C^, octobre-novembre, 1906, p. 96.
Signalons en passant que la manipulation de la vanille dans les vanilleries, et même dans des entrepôts européens, a occasionné chez certaines personnes des troubles particuliers, dénommés dans leur ensemble « vanillisme ». Cette maladie se manifeste surtout par T urticaire, des maux de tête et des troubles gastriques.
Citons à ce propos que la feuille du vanillier est employée par les indigènes de la Réunion comme vésicatoire.
La production mondiale de la vanille avait atteint durant Tannée 1902-1903 :
Bourbon 70,000 kilos.
Seychelles , . . . 5o,ooo *»
Comores 45,000 »
Maurice 6,000 »
Guadeloupe • . . . 4,000 »
Java 2,000 »
Fiji i,5oo M
Mexique 5o,ooo »
Tahiti i25,ooo »
Total.
353,5oo kilos.
Antérieurement, la récolte se répartissait comme suit, de 1899 à 1902
Bourbçn .
Seych^les.
Comores .
Maurice .
Guadeloupe Java. . .
Fiji. . .
Mexique .
Tahiti . .
Totaux
Pour Tannée 1905
3o,ooo
iz,ooo
2,5oo
2,5oo
i5,ooo
i,5oo
;2,ooo
5o,ooo
3o,ooo
1906, les statistiques donnent en chiffres ronds
Bourbon (Réunion) 70 tonnes.
Seychelles • 45 »
Maurice 5 »
Comores, Mayolte, Madagascar, etc 120 »
Guadeloupe, Java, Ceylan, Fiji 10 »
Mexique 70 »
Tahiti 100 «
Soit au total environ 420 tonnes.
Malheureusement, la consommation est loin d'atteindre la production et déjà, au 3i janvier içoS, il y avait sur les principaux marchés d'Europe les stocks suivants :
Paris 55,000 kilos.
Bordeaux 40,000 »
Hambourg 18,000 »
Londres ... 8,000 »
Marseille, Havre, Nantes 11,000 »
soit déjà 57,000 kilos de plus que l'année précédente.
Ce stock augmentera encore, d'autant plus que l'introduction de la vanilline artificielle fait, dans les pays de forte consommation, une grande concurrence à la vanille naturelle.
La France est un des pays qui importent le plus de vanille. En 1899, les statistiques accusent une importation déplus de 100,000 kilos de vanille, se décomposant, d'après les provenances, comme suit :
Réunion 86,000 kilos.
Guadeloupe i3,ooo »
Autres Colonies 14,000 »
Total. . . ii3,ooo kilos.
De cette quantité notable. 37,000 kilos seulement sont entrés dans la consommation; le reste a été apporté vers les autres pays d'Europe et d'Amérique.
De 1900 à 1904, la consommation de vanille a atteint en France les
chiffres suivants :
Quantités produites Consommation. par les
Colonies françaises.
1900 . 39,734 kilos, 3o,888 kilos.
Cela porte la consommation annuelle, par tête d'habitant, à 1 gr. 25, en décomptant les produits aromatisés à la vanille ayant été exportés.
L'importation en France était beaucoup plus considérable qu'en Allemagne où, en 1899, on a importé environ 5o,ooo kilos.
De 1904 à 1906, les importations de vanille ont notablement augmenté en Allemagne ; elles comportaient :
Origine. 19^4 i9o5 1906
Australie française. . . . 32,3oo kilos, 38,8oo kilos, 54,200 kilos.
Madagascar 29,400 » 24,200 » 44,100 »
Divers 17,200 » 16,700 » 20.600 »
Totaux . . . 78,900 kilos, 79,700 kilos, 118.900 kilos.
Dans les États-Unis, les importations de vanille sont également assez
conséquentes; de 1894 à 1902, les importations se sont chiffrées comme suit :
Poids. Valeur.
1894 171,556 livres. 727,853 dollars.
1896 335,763 » i,oi3,6o8 »
Sans donner des statistiques complètes, nous tenons cependant à jeter un coup d*œil sur le commerce de la vanille dans les divers pays producteurs et à donner^ en même temps, quelques indications sur les phases de la culture de ce produit.
La vanille se cultive surtout, en dehors du Mexique, à Bourbon, aux Seychelles, aux Comores, à Mayotte, à Madagascar et à Tahiti.
AMÉRIQUE
A la Martinique, la vanille se cultive depuis assez longtemps et déjà, en 1839, on y employait la fécondation artificielle. Malgré cela, Texportation a été relativement faible et paraît suivre aussi une marche décroissante. En 1899, on avait exporté 973 kilos; en 1900, 273 kilos seulement.
La Guadeloupe fournit encore une quantité assez notable de vanille de deux sortes : vanille (F. planifolia) et vanillon (F. pompona).
Depuis 1879, les exportations se sont chiffrées :
1879 3,566 kilos.
En 1892, l'exportation avait atteint 22,733 kilos; en 1899, elle a atteint 5,935 kilos, chiffre qui, tout en étant faible, est encore supérieur à la moyenne des exportations depuis 1893. Mais, en 1900, l'exportation a de nouveau augmenté dans une formidable proportion; les statistiques accusent une exportation totale de 24,276 kilos d'une valeur de 216,910 fr., répartie entre la France, les Colonies françaises et les États-Unis comme suit :
France ......... X2,o38 kilos. 106,081 francs.
Colonies françaises. .... 5,35o m 43,299 »
États-Unis 6,58o » 64,761 »
En 1901, les statistiques donnent 2,591 kilos d'une valeur de 43,676 fr.
La Guyane Française, sans posséder de véritables cultures de vanilliers, exporte une quantité relativement considérable de vanille; on y rencontre plusieurs espèces indigènes et, en 1898, l'exportation comportait i,5oo kilos de gousses.
Quelques essais de vanilleries ont également été faits dans la Guyane
Hollandaise, mais la culture de cette épice ne paraît pas appelée à un
grand âûCèS ^^^^ ^^ région; on y rencontre cependant des vanilliers
indigènes et onyat^* même trouvé, à l'état sauvage, le véritable V.pla-
nifolia, ^^"^ -
Dans les autres pays de VKmém^ ^^ Sud, de l'Amérique centrale et même du sud de l'Amérique du No?3;^ll« Mexique, où le Vanilla planifolia existe à l'état indigène, il n'est guère (^6?*^^^ ^^ ^^ ^^^^^"^ ^^ ^^**® plante. Le fait n'est pas unique : c'est fréquemmel^^ ^^^^^^ de leur patrie que la culture des plantes utiles s'est le plus déveloff ®'
Le Mexique fournit actuellement au commerce de nom.'^®^^®,^ ^^^* ^ de vanille ; elles prennent les noms : vanilla fina, chica, zacate simarrona, rezacate, etc.
Jusqu'au xix« siècle, la culture de la vanille resta, au Brésil, ^P ^ ^^ mains des indigènes. Actuellement encore, le centre de la culture vanille se trouve dans les districts côtiers du nord de l'État de Vera-Ci * Paripi les localités qui s'occupent le plus de cette culture, on peut citer ? ville de Papantla et le village de Misantla.
Déjà en 1846 on différenciait dans la région de Misantla : 1° « La Corriente » sous forme de deux sous-variétés, la meilleure à peau fine, l'autre ou « cuerada » à peau plus forte ; 2® « La silvestre » ou « simarrona » . La première de ces deux variétés, toutes deux se rapportant au V, planifolia, serait une variété culturale, probablement le F. sativa Schmidt, la seconde le V, sylvestris, La troisième variété « La mastiza » semble devoir se rapporter au V, aromoHca Sw.
La variété Le Puerca se rapporterait peut-être encore à cette espèce.
Les ports d'exportation sont principalement pour le Mexique : Vera- Cruz, puis Ruxpam et Rampico. La plus grande partie de la vanille mexicaine passe dans les États-Unis de l'Amérique du Nord.
Pendant certaines années, en 1891-1892 par exemple, les exportations du Mexique ont été des plus considérables: elles ont atteint 98,440 kilos; pendant le premier semestre de 1 899-1900, l'exportation a atteint 34,971 kilos.
Depuis i883, les exportations mexicaines se chiffrent comme suit :
1883-1884 53,532 kilos.
. 73,144 kilos
AFRIQUE
A Maurice, la culture de la vanille a été très florissante; en i865, on avait exporté 5,o25 livres; en 1874, i3,435 livres; en 1888-1889, on avait exporté 24,876 kilos, mais cette production est tombée, en 1899, à 3,700 kilos; depuis, la culture ne semble pas reprendre, car les prévisions de 1904-1905 accusaient une exportation de 2,000 kilos seulement.
La production annuelle oscille de 3, 000 à 5, 000 kilos.
Depuis 1892, on a noté :
1892 7,000 kilos,
1893 3,5oo »
Cette culture est généralement conduite par de petits cultivateurs dans le voisinage de leurs habitations. On estime que 3,ooo planteurs de cette région s'occupent de cette culture, mais tous sont loin d'obtenir un rendement régulier. Le produit passe surtout sur le marché de Londres; il n'arrive guère sur le continent.
La Réunion occupe actuellement une des premières places sur le marché, et la culture de la vanille s'étend de jour en jour. 11 y a eu à La Réunion au moins trois importations difi'érentes de vanille; déjà, en 1793, elle fut amenée d'Europe par le jardinier Millier; en 1819, le commandant Philibert introduisit la grosse vanille de Cayenne; en 1820, Perrotet introduisit une autre vanille de Manille; mais ce fut en 1822 que M. Marchant se procura, au Muséum de Paris, des boutures de la vanille du Mexique; ce furent les seules qui se multiplièrent et formèrent les plantations actuelles.
Ce fut plutôt Perrotet, qu'Edm. Albius, qui introduisit les procédés modernes de fécondation à La Réunion, et développa ainsi largement la culture et l'exploitation de cette plante.
A partir de 1874. la culture des vanilliers prit surtout de l'extension. La moitié nord de l'île paraît être la mieux appropriée à cette culture et les environs de Saint-Paul, Saint-Denis, Saint-André, Sainte-Suzanne, Saint- Benoît sont particulièrement favorables pour le développement des vanilliers.
Actuellement, la vanille occupe environ 4,000 hectares; en 1900, l'exportation a été de 81,546 kilos et, en 1898, elle avait atteint 200,5i3 kilos. L'exportation de 1900 a été faite en totalité vers la France, elle a atteint une valeur de 3,358,148 francs; en 1901, les exportations se décomposaient comme suit, le tout expédié sur Marseille :
igoi
Vanille !« qualité . .
Vanillon ire » . .
Vanille fendue i" qualité
Vanille et Vanillon de rebut
Totaux.
51,489 kilos,
1,945,043 francs.
Depuis 1880, les exportations de la Réunion se chiffrent comme le signale le tableau ci-dessous; il y a eu des hauts et des bas dans la récolte, mais la quantité exportée est toujours assez notable.
44,689 kilos
kilos
65,ooo
En 1904-1905, la récolte de la Réunion était estimée à 75,000 kilos.
La vanille de la Réunion est généralement appréciée sur le marché et elle atteint un prix supérieur à celui de la plupart des autres vanilles, sauf celle du Mexique; celle-ci atteint toujours un prix élevé, mais inférieur à celui qu'elle obtenait dans le temps. Avec du soin dans la préparation, la vanille de la Réunion pourrait peut-être obtenir des prix aussi bons que ceux de la vanille mexicaine. En 1906, les prix des diverses vanilles variaient comme suit :
Vanille Réunion fr.
»> Angouan, Comores »
» Madagascar >i
•» (Guadeloupe »
)» » vanillons »
»> Tahiti givrée »
» Tahiti »
» Tahiti ordinaire »
j) Mexique .»
» Mexique coupée »
La culture du vanillier a fait, dans ces dernières années, de grands progrès à Madagascar et ses dépendances. En 1898, l'exportation était de 3,724 kilos; en 1901, elle atteignait 7,019 kilos et, en 1902, 12,000 kilos; en 1890, la colonie en avait exporté seulement 3o kilos. Cette culture prend
i5.oo -
le kilo
i5.oo -
i3.oo
i5.oo -
de plus en plus d'extension ; à la fin de 1900, on comptait à Sainte-Marie de Madagascar environ 60,000 pieds de vanilliers bientôt en état de produire.
Dans rîle de Nossi-Be, il y a actuellement plus de 1,000,000 de pieds en état de produire, au bout de trois ou quatre ans, un franc par an. Devant les résultats obtenus par les Européens, les in igènes se sont rais d*eux-mêmes à cette culture. Dans le Maroantsetra, un colon aurait pu obtenir en 1900 : d*une plantation de i5,ooo lianes, un bénéfice net de 22,200 francs. "
En général, on emploie à Madagascar le pignon d*lnde comme tuteur et le bananier comme porte-ombre.
Madagascar et les C'omores auraient produit, en 1904-1905, 60,000 kilos de vanille. .
Dans Tarchipel de Mayotte et Comores, la culture de la vanille occupe le premier rang. A la Qrande-Comore, 45,000 pieds de vanille ont donné, en 1901, i,o5o kilos de vanille, alors que la moyenne annuelle d'une telle plantation s'élève à 5, 000 kilos. Des raisons climatériques s'opposeraient croit-on à un rendement notable de vanille dans cette île.
A Moheli, il y a actuellement au moins 700,000 pieds de vanille qui ont fourni, en 1901, 3, 000 kilos de vanille. Celle-ci est de qualité tout h fait supérieure : le parfum en est exquis, la grosseur et la longueur des gousses sont remarquables. L'île d'Anjouan, occupe le premier rang dans la production de ce produit, fournie par plus de 1,200,000 vanilliers. La production de 1901 avait été de 16 tonnes, celle de 1902 était de 18 tonnes. MayoUe vient en dernier comme production, tout en possédant 5oo,ooo lianes; l'exportation a été de i3,ooo kilos, d'une valeur de 40.000 francs.
La vanille a été introduite au Congo français en i852, par Aubry Lecomte, mais le premier essai n'eut pas de résultat, toutes les plantes périrent. En 1873, le Révérend Père Klaine, actuellement encore au Congo, emporta de Paris un pied de Vanilla plaiiifolia qui, après bien des tribulations, parvint à la mission de Sainte-Marie, près de Libreville, où il a donné naissance à une petite plantation.
L'exportation de la vanille n'entre pas en ligne de compte dans le commerce du Congo français, mais la présence de vanilliers à l'état indigène fait espérer que l'on pourra entreprendre au Congo français, comme dans l'État Indépendant, la culture en grand de cette Orchidée,
En 1904, l'exportation de vanille du Congo français comportait 47 kilos, estimés à 27 francs le kilo. En 1906, l'exportation s'est élevée â 263 kilos. Cette exportation est produite par une seule vanillerie, une véritable plantation modèle, dont les produits peuvent rivaliser avec ceux les plus réputés de la Réunion.
Dans l'État Indépendant du Congo, des sociétés et l'État ont essayé la culture de la vanille; depuis 1894, on cultive des pieds de vanillier dans
certains postes du Mayumbe, dans le Kasai, à Coquilhatville et au jardin botanique d*Éala.
Il existe dans l'État Indépendant du Congo de nombreuses vanilles indigènes, plusieurs à fruits très développés; parmi ces espèces il en est peut-être dont les fruits pourraient être exploités.
Les possessions allemandes d'Afrique, si elles ne fournissent pas encore de la vanille, en produiront d'ici peu d'années; au Cameroun, le V, piani/olia provenant de Mexico et une vanille sauvage de Suriname ont été introduits; tous deux paraissent fleurir et fructifier dans de bonnes conditions.
D'après des indications récentes, l'introduction du vanillier à Zanzibar a été couronnée de succès, et cette culture paraît être appelée à un fort bel avenir. Déjà, en 1901, on comptait 3, 000 pieds en pleine croissance. , La culture des vanilliers a trouvé dans les Seychelles un climat des mieux appropriés. Les plantes originaires ont été introduites de Bourbon. Cette culture est actuellement encore entre les mains des indigènes : elle est surtout faite dans les îles Mahé, Praslin, la Digue et Sainte- Anne.
Dans le temps, la majeure partie de la production passait directement en France; actuellement, elle se dirige vers l'Angleterre, d'où elle passe dans le commerce général.
Mais, malgré les conditions très favorables, la production paraît être en diminution dans ces toutes dernières années. En 1899, en efiet, la production avait atteint 91, 835 kilos, mais, en 1900, nous trouvons une exportation de 17,569 kilos.
Depuis, les rendements ont été plus considérables : en 1904-1905, on comptait 40,000 kilos environ; en 1901, la production avait un maximum de 71,899 kilos.
Depuis 1891, les exportations se chiffrent à :
1891 40,929 kilos 373,190 roupies (i)
iig5 . 4,553 )» 60,344 »
Comme le montrent ces statistiques, les récoltes sont très variables; cette variation est due aux conditions climatériques très différentes dans ces
îles.
(i) Roupie — 2 fr. 38.
Dans l'Afrique Orientale Allemande, la culture de la vanille a été introduite par les missionnaires du Saint-Esprit, à Bayâmayo, où elle donne de bons produits. Mais, malgré les beaux résultats obtenus et l'avenir qui semblait s'ouvrir pour les vanilleries, celles-ci ne se sont guère étendues dans le pays.
Des essais de culture ont été également tentés à San Thomé, à Principe, dans le Cameroun, à Sierra- Leone et au Lagos, mais aucune de ces régions n'est à considérer comme productrice de vanille. Les tentatives de culture n'ont guère été continuées, le marché mondial est, d'ailleurs, suffisamment alimenté et il ne paraît pas utile de multiplier, en ce moment, les vanilleries.
ASIE
La culture du vanillier a été tentée, à diverses reprises, dans les Indes Anglaises et dans les Indes Françaises, mais jusqu'à ce jour, malgré les assistances fournies à la propagation de cette culture, elle ne paraît pas s'être maintenue, du moins pour constituer la source d'un produit d'exportation.
A Ceylan, elle s'est peut-être plus ou moins acclimatée pendant un certain nombre d'années, mais les indigènes et les planteurs ont abandonné cette culture pour entreprendre, dans ces dernières, années, celle des plantes à caoutchouc, qui leur rapporte de plus beaux bénéfices.
De i885 à 1888, on exporta, de Ceylan vers l'Angleterre et l'Australie :
i885 284 livres.
1888 i,3oo w
OCÉANIE
A Java, la production semble réduite et après avoir atteint, en 1874, plus de 2,400 kilos, elle est tombée, dans ces dernières années, à 200 kilos environ par an.
Teysmann installa à Buitenzorg, la première plantation de quelque importance, et son exemple fut suivi par un certain nombre de planteurs. Mais lorsqu'en 1874, ^^ production atteignit son maximum, la diminution de la valeur du produit démontra aux planteurs javanais que cette épice ne pouvait être considérée comme base d'une grande culture, mais simplement pour la constitution d'une culture accessoire.
La belle vanille de Java, qui arrive encore parfois sur les marchés d'Europe, possède un arôme particulier, rappelant celui des vanilles mexicaines, mais sa couleur est moins belle. La qualité n'est, d'ailleurs, pas constante et il arrive souvent, des Indes Néerlandaises, un produit de qualité secondaire.
La plus grande partie de la vanille récoltée dans cette région, porte en Amérique, où elle est vendue couramment par petits morceaux.
Depuis 1874, les exportations de vanille de cette origine se sont chiffrées :
s ex
2,435 kilos
1,344 kilos.
A Samoa, la vanille paraît également bien se développer.
La vanille a été introduite à Tahiti en 1848, venant de Manille, mais au début, l'exploitation de ce produit ne prit guère d'extension. Vers i85o elle s'étendit fortement et, en 1894, ^^^^ couvrait 23 hectares.
Le sol et le climat de Tahiti sont très favorables à la culture de la vanille et la production se maintient assez considérable; elle a atteint, en 1900, 73,758 kilos et, depuis i883, époque à laquelle l'exportation se chiffrait par t,23o kilos seulement, on a vu la production annuelle suivre une marche régulièrement croissante. Le produit est très demandé sur les marchés européens et sur ceux des États-Unis
M. Mac Farlane disait, à propos de Tahiti : « Trois ans et demi après la plantation des pieds, toutes les dépenses sont couvertes, et il reste un premier léger bénéfice. Avec trois ou quatre acres, un homme est dans l'aisance, avec une dizaine en plus, il est riche, et pour quiconque aime se promener au milieu des fleurs, dans une température de serre, on ne peut imaginer d'existence plus attrayante » .
De i885 à 1892, les exportations se sont chiflfrées :
. . 4,919 kilos.
. . 8.789 kilos
Tahiti a exporté, en 1901, 92,398 kilos de vanille d'une valeur de 108,776 francs; de ce chiffre considérable, 4,202 kilos seulement ont été exportés vers la France.
Depuis quelques années, les produits de Tahiti sont en défaveur; cela provient de leur faible teneur en vanilline.
Pour cette raison la vanille de Tahiti est peu cotée, et les industriels parfumeurs, confiseurs, biscuitiers et chocolatiers sont les gros consommateurs de la vanille.
Tahiti a produit en 1904 plus de 100,000 kilogrammes de vanille, pro-
duction notablement supérieure à celle des autres années. Cette surproduction a à son tour assez fortement contribué à la dépréciation du prix.
Au début de la culture de la vanille, le produit de Tahiti était particulièrement estimé par suite de son arôme, mais, petit à petit, cet arôme se transforma, et les vanilles de Tahiti arrivant sur les marchés européens, se montrèrent, pour Todeur, analogues aux vanillons, c'est-à-dire riches en pipéronal ou héliotropine du commerce.
Cette forte teneur en pipéronal exclut actuellement encore, presque totalement, cette vanille de la consommation comme condiment, la reléguant pour les emplois en parfumerie.
Quelle est l'origine de cette transformation? Comme Ta fait ressortir M. Busse, on pourrait supposer ou que la plante cultivée à Tahiti est une variété inconnue du véritable V. plani/olia, ou que l'apparition de Théliotropine est due à une hybridation. M. Busse ne pense pas qu'il faille admettre la dernière hypothèse et considère plutôt la plante de Tahiti comme une variété locale, morphologiquement identique à fa vraie vanille et s'en différenciant par des carnctères chimiques. La nature climatérique du sol aurait, dans ce cas, une influence prédominante.
Il serait intéressant, comme le suggère l'auteur allemand, de planter dans une autre colonie des rejets de vanille de Tahiti, afin de voir si les plantes issues de ces boutures, dans de nouvelles conditions, conserveraient les propriétés originales.
Il n'est cependant pas encore prouvé botaniquement que la vanille de Tahiti soit totalement identique nu V. planifolia mexicain.
Les exportations de vanille, des Établissements Français de l'Océanie, se chiffrèrent pour 1904 et igoS :
134,405 kilos, 4o3,2i5 francs. i22,o83 kilos, 365, 208 francs.
C'est-à-dire qu'en 1905, il y avait déjà, par rapport à 1904, une diminution de 12,322 kilos dans l'exportation.
L'exportation de 190^ s'est répartie comme suit :
États-Unis 92 tonnes.
France 25 1/2 »
Nouvelle-Zélande 31/4 »
Angleterre 13/4 »
On a, dans ces dernières années, reproché à la vanille originaire de Tahiti d'être trop huileuse et d'avoir un parfum trop accentué d'héliotrope. On a, dans le pays, prétendu que ce défaut provenait de la méthode de préparation et préconisé l'emploi de la méthode au chlorure de calcium. Ce procédé de préparation doit être employé avec soin, et jusqu'à ce jour il ne paraît pas avoir supprimé les défauts de la vanille de Tahiti. Il est
probable, comme certains agronomes Tont prétendu, que non seulement la préparation entre en ligne de compte, mais encore la variété mise en culture et les conditions de la culture, en particulier la nature du sol.
Dés essais de culture extensive de vanilliers ont encore été tentés aux Iles Fiji, mais, jusqu'à ce jour, la production est restée relativement faible et le produit n'arrive guère sur les marchés d* Europe.
COLATIER
Le cola ou la kola prend place, tout naturellement, à côté du cacao et du café,- grâce à ses propriétés reconstituantes et excitantes. Ces graines, connues de nom depuis une certaine antiquité, ont été étudiées pour la première fois, avec un peu de détails, par le botaniste français Palisot de Beauvois, qui en a publié une description dans sa « Flore d'Oware et de Bénin »), en 1804.
D'après le professeur Fliickiger, les grains de cola étaient connus au XII* siècle, un médecin arabe, El-Ghafki, le faisait employer contre les coliques et les maux d'estomac.
Mais la première mention incontestable de ce produit date du xvi« siècle; on la trouve dans l'ouvrage d'Odoardo Lopez, « Relatione del Reame di Congo », commenté par PigaflFetta, Rome iSçi, où il est dit qu'un grand arbre, ressemblant à un noyer, donne un fruit, lequel, mâché, permet de combattre la soif et d'assainir l'eau.
En 1594, A. Alvarez de Almada, ayant visité la Guinée, signala l'emploi de ce fruit comme masticatoire.
C'est à la fin du xvi« siècle (iSgi) que l'apothicaire Jacques Garet fit connaître, à Londres, à Clusius ou Charles de l'Escluse, la noix de cola, et ce botaniste la décrivit sous le nom de Colis.
C'est vers i883, et grâce surtout aux recherches de M. le professeur Heckel, directeur de l'Institut Colonial de Marseille, que l'attention a été attirée en Europe sur la valeur thérapeutique de cette noix de cola.
Malgré des recherches déjà nombreuses, on est loin de pouvoir donner, actuellement, un relevé complet de toutes les plantes fournissant du cola et nous ne pouvons présenter ici qu'un aperçu des données, de valeur très inégale, accumulées sur ce produit.
Les peuples d'Afrique ont probablement employé le cola de tout temps; cette graine porte dans leurs divers langages des noms tels que : Kola, Gourou. Ombene, Nangoue, Ourou, Mendi, Tureh, etc.
En Afrique, le cola tient pour beaucoup la place que le iké, le ca/é, le maté et la coca occupent chez d'autres peuples, mais il jouit, à certains points de vue, de propriétés bien supérieures à celles de ces autres plantes. Cependant, dans certaines régions, la noix de cola paraît peu estimée; il en est ainsi, par exemple, à la Côte d'Ivoire, où M. Aug. Chevalier a vu se perdre un très grand nombre de noix.
Déjà avant son introduction e;i Eurore, le cola faisait l'objet d'un grand commerce entre les peuplades d'Afrique; on l'exportait des régions côtières vers l'intérieur des terres jusque vers la région des grands lacs et même, au dire de certains voyageurs, jusqu'à La Mecque.
Le cola le plus répandu est fourni par des espèces appartenant à la famille des Sterculiacées : les indigènes de diverses régions l'appellent « Kola femelle »; ils dénomment parfois « Kola mâle » ou « faux Kola », les graines fournies par une plante de la famille des Guttifères (Garcinia Kola Heckel), ces dernières ne posséderaient aucune des propriétés du vrai Cola.
Si les usages et les propriétés des noix de cola sont assez bien connus, on constate avec regret que les plantes productrices sont loin d'être bien délimitées.
Il y a quelques années, la chose paraissait relativement simple, dans le genre Cola, largement représenté en Afrique tropicale, il n'y avait qu'une espèce utile, c'était le Cola acuminata, découvert par Palisot de Beauvois dans le Pays de Bénin et d'Oware et décrit par lui dans la flore de cette région. Depuis, les découvertes des botanistes et des voyageurs ont amené au jour toute une série de colatiers, dont les graines, sans être équivalentes entre elles, jouissent plus ou moins des mêmes propriétés.
Le Prof. K. Schumann, puis le Prof. O. Warburg,de Berlin, décrivirent des espèces nouvelles, l'une; d'entre elles, le Cola vera serait, d'après les dires de K. Schumann, le producteur des noix les plus estimées.
Mais ce n'est pas l'opinion de tous les botanistes ; les Anglais, en effet, prétendent actuellement que le vrai Cola, celui auquel le Prof. K. Schumann avait donné le nom de C vera, n'est autre chose que l'ancien C. acuminata.
Comme les plantes admises, sous ces deux noms, par les auteurs allemands sont différentes, il va falloir débaptiser le C. acutninaia, pris dans le sens de K. Schumann, d'où une situation d'autant plus embrouillée.
Et ce n'est pas tout. M. le Prof. W. Busse, à la suite d'un voyage au Cameroun et au Togo, a fait voir que souvent, df ns les plantations on trouve d'autres arbres à Cola, tels le C. Supfiana Busse, d'aspect semblable aux bons colatiers, mais sans aucune valeur, la teneur des graines, en alcaloïdes, étant trop faible.
M. Cornu, le regretté professeur de cultures du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, avait cru pouvoir distinguer parmi les coktiers, considérés comme fournissant, avant ces discussions, la noix du commerce, deux espèces : l'une se rencontrerait surtout dans l'Afrique occidentale au nord de l'Equateur, et se rapporterait au type de Palisot de Beauvois ; l'autre serait très répandue au sud de l'Equateur. Cette dernière espèce avait été dédiée au D*" Ballay sous le nom de Cola Ballant; elle représente 1' « Ombene » des Gabonais et 1' « Abel » des Pahouins ; elle est répandue dans tout le Gabon-Congo, existerait également dans l'État Indépendant du Congo et dans l'Angola, d'où une exportation sérieuse de noix se faisait dans le temps vers le Brésil.
Dans les travaux du Prof. Karl Schumann, du Jardin botanique de
Berlin, le Cola Ballayi n'est pas conservé comme espèce autonome, il est rapporté, avec raison, comme variété au Cola acuminata.
Il existe cependant dans l'Afrique occidentale, où se fait surtout le commerce de la noix de cola, de nombreuses espèces ou variétés fournissant des graines employées par les indigènes.
Bâillon citait déjà, il y a plusieurs années, les espèces suivantes comme fournissant des graines à propriétés analogues à celles des Cola vera et acuminata : C. Jîcifolia MsiSt, ( Fernando- Po); C. heterophylla (Pal. Beauv.) Schott etEndl. (Niger, Angola, État Indépendant du Congo); C. cordifolia (Cav.) R. Br. (Sénégambie, Togo, Sources du Bahr-el-Ghasal) et le C. Duparquetiana Baill (La description et l'origine de cette plante ne son pas connues.)
A ces espèces, il faut en ajouter d'autres, probablement plus importantes, comme nous le verrons plus loin.
Mais si les diverses espèces botaniques du genre Cola sont mal définies, les traficants savent depuis fort longtemps différencier les nombreux colatiers africains dont les noix varient beaucoup de goût et sont loin de faire le même effet sur l'organisme. Les indigènes établissent très facilement des différences entre les colas; divers colatiers portent dans une même régions des noms spéciaux, et ces noms se rapportent très probablement à des espèces végétales particulières, sur lesquelles l'attention des coloniaux n'a pas été suffisamment attirée.
M. J. Vuillet ayant pu séjourner dans les principaux postes du Soudan français, a eu l'occasion de rencontrer sur les marchés où la noix occupe toujours une place importante, six variétés principales, au sujet desquelles nous ne possédons malheureusement aucune indication scientifique.
Ce sont : i© Fala/ala. Noix de couleur blanche ou rarement rouge, très aqueuses, peu amères, provenant de l'Anno, les moins estimées et se conservant moins bien que les autres.
2* Gondia, — Noix rouges ou jaunâtres, fermes et amères, provenant du Botogo; elles sont, avec les suivantes, les plus recherchées.
3"^ Siga. — Noix rouges, roses ou d'un jaune claire, fermes et amères, provenant de la région de Ségnèla.
4° Beyla onoro ou Cola de Beyla. — Noix de couleur rouge, provenant du pays de Beyla; très amères et assez estimées.
5^ Kissi onora ou Cola du Kissi. — Originaire de la région du Kissi, de couleur rouge ou jaunâtre.
6® Kouranko onoro, — Grosse noix très estimée provenant de la Haute- Guinée, généralement de couleur blanche.
En Guinée le colatier est répandu dans certaines régions et toutes ne sont pas également riches en producteurs de noix. Le centre de production est constitué par le Kissi et le pays Tomas; en dehors de ces deux centres le colatier ne paraît pas être indigène. Dans divers cercles on a commencé la culture de cette essence.
Dans l'État du Congo, la noix de Cola est également usagée, mais notre
connaissance relative aux producteurs de noix est réduite, nous pouvons indiquer uniquement, parmi les vrais colatiers. le Cola acutninata et sa var. Ballayi; il existe probablement dans la région bien d'autres espèces utiles. Le comte Zech, ayant étudié spécialement le trafic de la noix de cola dans l'Afrique occidentale allemande, a aussi émis l'avis que la meilleure noix de cola est fournie par le Cola vera. D'après lui, la noix de cola qui possède la plus grande valeur sur le marché provient de la Côte d'Or, où elle est dénommée «Goro de Gonsha ». L'importance du trafic occasionné dans cette région par le transport de la noix est des plus considérables. L'expédition de la noix se fait surtout vers le Soudan ; les chiffres suivants peuvent donner une idée de l'importance de ce commerce :
En janvier 40,319 kilos de noix.
En février ^7,790 »
En mars 71*497 >>
En avril 3i,75o »
En mai i3,323 »
En juin 38,i6o »
et ces chiffres, déjà très élevés, représentent uniquement la quantité de noix passée par une seule des routes se rendant de la côte vers le Soudan.
Lagos est, comme on sait, le plus grand entrepôt et le plus grand marché de cola de la côte occidentale d'Afrique. Les noix y sont apportées dans des sortes de paniers qui peuvent contenir 5oo à 1,000 kilos : elles proviennent d'Accra, Cape Coast Castle, Saltpond et Sierra- Leone; à Lagos, les noix sont placées dans de plus petits récipients et expédiées par chemin de fer à Ibadan, d'où elles partent pour Sokoto et Kano.De Kano elles sont transportées, par caravane, au travers du désert, vers Tripoli et au Soudan.
L'importance de ce commerce nous est donnée par la statistique gouvernementale suivante (valeur en livres sterl.) :
Importation
Exportation
Janvier . .
Février . .
Mars. . . .