‹ Les plantes tropicales de grande culture, Volume 1Chapitre 8 sur 78 · A CHAUD · texte numérisé non relu

A CHAUD

Eau

Chloroforme . . .

Éther sulfurique .

Sulfure de carbone .

La formule de la matéine serait, d'après l'analyse élémentaire, C* H^' Az 3 O*, c'est-à-dire assez différente de celle de la caféine.

On a, dans ces derniers temps, souvent attiré l'attention sur les méthodes propres à déceler la caféine dans les tissus des plantes. Cette recherche a surtout son importance pour le thé, qui est fréquemment présenté dans le commerce, après avoir été épuisé par l'eau bouillante. Cependant, il peut être utile de rechercher dans du café, surtout quand il est vendu en poudre, la présence de la caféine.

M. Nesler a décrit récemment le procédé suivant appliqué spécialement aux feuilles de thé, mais qui peut être aussi employé avec du café. Une petite quantité de la substance à examiner est placée dans un verre de montre recouvert d'un second verre de montre ; on chauffe le tout pendant cinq minutes en plaçant le verre à 7 centimètres environ au-dessus de la flamme. Le verre couvreur se recouvre de gouttelettes de liquide condensé, dans lequel apparaîtront des aiguilles de caféine ; cette apparition peut être hâtée par le refroidissement du verre couvreur.

Le PharmaceMtisch Weekbîad d'Amsterdam (25 janvier 1902) a préconisé une méthode basée sur la facile solubilité de la caféine dans le chloroforme. L'échantillon à examiner est placé pendant quelques heures sous une cloche, dans le voisinage d'une source de

chaleur et en présence de Vapeurs d'eau. Puis des fragments de l'échantillon sont déposés dans le coin d'une lame de verre, humectés par quelques gouttes de chloroforme et disposés sous cloche dans le voisinage d'une coupe renfermant le même liquide; après un certain temps on enlève les fragments et on laisse évaporer la goutte de chloroforme à l'air ou par légère élévation de la température ; le résidu est alors soumis à la sublimation et l'on recueille le sublimé sur un porte-objet, tenu très près du premier. En faisant agir l'haleine sur le dépôt, on obtient des cristaux de caféine très reconnaissables au microscope. Cette manière d'opérer est rapide et permet de déceler de fort minimes quantités de caféine.

Enfin, M. Katz a proposé la méthode suivante pour déterminer la quantité de caféine contenue dans une substance. On prend lo grammes de la substance que l'on secoue, pendant une demi-heure, avec 200 grammes de chloroforme additionné de 5 grammes d'ammoniaque, x 5o grammes de la solution chloroformique filtrée sont distillés à ; ec et le résidu est repris par 5 centimètres cubes d'éther et 20 centimètres cubes d'acide chlorhydrique à o,5 p. c. Le liquide acide est épuisé par le chloroforme et la solution chloroformique filtrée est évaporée à sec. M. Katz fait uéage, pour l'épuisement, d'un appareil particulier qui est une modification de l'appareil Soxhlet.

Les principales plantes dans lesquelles on a encore signalé la caféine sont : Paullinia sorhilis (Sapindacées), Ilex paraguariensis et Cassine (Ilicinacées). Cola acuminata, SUrculia pîaianifoîia, Theobroma cacao (Sterculiacées), Neea theifera (Nyctagynacées).

C'est dans la graine du caféier que se rencontre la plus grande quantité de caféine, Tenveloppe de la graine n'en contient presque pas : chez le théier, au contraire, Tenveloppe de la graine en contient une notable proportion, la graine elle-même n'en contenant guère.

Mais si la différence dans la teneur en caféine varie notablement suivant Torigine du café, il y a même des espèces du genre Coffea, appartenant à la section Encoffea^ dont les graines ne renferment pas de traces de caféine. M, le professeur Bertrand^ du Muséum d'Histoire naturelle de Paris,a, en effet, signalé récemment l'absence de caféine dans un caféier indigène de la Grande-Comore, que le professeur Bâillon avait dénommé Coffea Humblotiana, et que l'on avait cru pouvoir rapporter au Coffea arabica comme simple variété.

Des analyses faites sur des plants de Coffea arabica et Humhlotiana, cultivés dans la même région, oi>t donné pour les grains d'un Coffea arabica i ,34 p.c. de caféine et rien pour le Coffea HumbloUana,

L'analyse comparative des graines des deux plantes a fourni :

Eau

Extrait éthéré

Extrait alcoolique

Sucre réducteur

Sucre non réducteur

Azote totalisée

Cendres

Caféine

COFFEA HUMBLOTIANA

COFFBA ARABICA

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