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CHAPITRE III

Écs Cnodes du Gibier

ARTICLE PREMIER

Aperçu zoologique sur les Cestodes

Nous renvoyons aux traités classiques pour tous les détails concernant cette classe de vers, ne donnant ici que l’indispensable permettant d’assurer une diagnose correcte.

Les cestodes représentent donc une classe, adaptée. exclusivement au parasitisme, du vaste embranchement des vers. Les auteurs modernes les divisent en deux sous-classes Cestodaires et Cestodes proprement dits. Nous ne parlons ici que des seconds.

Ceux-ci se divisent eux-mêmes en cinq ordres :

Tetraphyllidea. — Parasites de poissons, amphibiens et reptiles.

Diphyllidea. -— Parasites des Sélaciens.

Tetrarhynchidea. — Parasites de poissons.

Pseudophyllidea. — Parasites de poissons et de tous les groupes de vertébrés, mais tout à fait exceptionnels chez les oiseaux et n'existent que chez les mammifères marins et les carnivores.

RE (out

Cyclophyllidea. — Oiseaux et mammifères. C’est cet ordre qui nous intéresse principalement.

Les cyclophyllidea sont ainsi constitués. (Nous ne parions que des types dont nous allons trouver des exemples). Leur corps est rubanné, composé d’une tête, d’un cou et d’un grand nombre d’anneaux.

La tête ou scolex est un renflement situé à l’extrémité antérieure du corps. En l’examinant de près on constate qu’elle porte des organes qui servent à fixer l'animal à la paroi intestinale. Ce sont d’abord des ventouses, au nombre de quatre, qui s’appliquent sur la muqueuse et l’aspirent dans leur cavité. Parfois ces ventouses sont elles-mêmes munies de plusieurs rangées de petits crochets, notamment chez les Davaïinéidés que nous aurons à étudier plus loin. Mais ces crochets sont très caducs; on ne is’étonnera pas de n’en trouver que quelques-uns épars sur le scolex, ou même de n’en plus voir aucun lorsqu'on examine le ver. Au centre du scolex se dresse un organe en forme de dôme ou cylindro-conique, suivant les espèces. C’est le rostre. Chez les Cyclophyllidea inermes, il est rudimentaire; mais chez les espèces armées il est au contraire bien développé et porte des crochets de taille et de forme variables, qui contribuent à fixer le ver à la paroi intestinale. Ces crochets sont, soit en faible nombre, formant une couronne simple (Hymenolepis), ou une couronne double (certains groupes de Dilepididés) ou plusieurs rangées (Dipylidiinés) ou disposés en très grand nombre autour d’un rostre épais (Davainéidés), Leur forme est différente suivant les groupes; nous donnerons plus loin des figures de ces différents types. Disons, dès maintenant, que les caractères tirés de l’examen des cro-

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