‹ Les Plathelminthes du GibierChapitre 14 sur 30 · SITE · texte numérisé non relu

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chets sont de la plus haute importance en systématique. Il faut donc les examiner avec soin, les dessiner et les mesurer, vus bien à plat dans la préparation et non disposés obliquement ce qui fausse les résultats. Au besoin, on écrasera la tête entre lame et lamelle pour les mieux observer.

Cet organe de première utilité disparaît cependant quelquefois. Nous verrons à propos des cestodes d’Otidiformes, qu’il dégénère dans la muqueuse (dans le genre Idiogenes) et que ce sont les anneaux suivants qui donnent un pseudo-scolex remplaçant lorgane disparu.

C’est dans le scolex que se trouve le centre des systèmes nerveux et aquifère. Nous ne dirons rien du premier, sinon que le scolex contient quelques ganglions réunis par de complexes anastomoses, qui émettent deux cordons longitudinaux lesquels se dirigent parallèlement dans toute la longueur de la chaîne des anneaux. On les voit, plus ou moins distinctement, suivant les espèces, dans les coupes transversales d’anneaux.

Le système aquifère consiste également en un complexe d’anastomoses, réunies par un collier dans le scolex. Il en part quatre canaux longitudinaux, deux ventraux plus gros et deux dorsaux plus petits. Il existe des anastomoses complexes variables suivant les espèces. Retenons seulement qu’à la partie postérieure de chaque anneau existe un canal tranverse qui réunit les deux ventraux. Sur le dernier anneau, se remarque un foramen caudal, formé par la réunion des canaux et se déversant à l’extérieur. On attribue au système aquifère la signification d’un organe excréteur.

Le système musculaire peut fournir des caractères systématiques suivant son degré de développement. Pour létudier, il est nécessaire de pratiquer des coupes transversales. Il existe d’abord une première couche sous-cuticulaire, puis, dans le parenchyme cortical, des faisceaux longitudinaux composés d’un nombre variables de fibres, augmentant d'importance à mesure qu’on se rapproche de la zone médullaire. Souvent il y a deux couches, pas toujours très distinctes. Les muscles transversaux séparent la zone corticale de la zone médullaire contenant les organes génitaux. Ils sont généralement assez faiblement développés. Enfin il existe quelques fibres dorso-ventrales.

Le cou fait suite: au scolex. C’est le terme de passage entre le scolex et les anneaux. Il ne contient que du parenchyme plus les cordons aquifères et nerveux mentionnés ci-dessus. Sa longueur n’a rien de caractéristique. Comme ii est très élastique, il s’allonge ou se contracte suivant la volonté de l’animal. Bientôt apparaissent des stries transversales sur son parcours. Elles représentent les premières traces de segmentation qui vont en augmentant d’importance, si bien que finalement les anneaux sont pleinement individualisés et contiennent les organes génitaux que nous allons étudier. Ces organes existent d’abord à Pétat d’ébauches dans les jeunes anneaux. Nous les supposons ici parfaitement développés.

Organes mâles. — Is sont représentés par des tesüicules en nombre variable suivant les genres considérés. Il semble que leur nombre décroisse à mesure que le ver est mieux adapté. Alors qu'ils sont très nombreux chez les cestodes de vertébrés inférieurs,

on arrive chez les Hymenolépididés à n’en plus compter que trois et même un seul dans le genre Haploparaxis. Ces testicules, où prennent naissance des spermatozoïdes, déversent leur contenu dans un canai. Les canaux provenant de chaque testicule se réunissent en un seul, dit canal déférent. Celui-ci peut se dilater, notamment chez les Hymenolépididés en une première vésicule appelée vésicule séminale externe, puis reprenant son calibre primitif, il pénètre dans un organe musclé, généralement piriforme, qui est la poche du cirre. A son intérieur, de canal peut encore se dilater une fois pour donner la vésicule séminale interne, à la suite de quoi il devient alors le cirre ou pénis. A l’état de repos, le cirre est invaginé dans la poche. Mais, au moment de la copulation, sous l’influence de la contraction musculaire de ja poche, le cirre s’évagine et fait saillie à l’extérieur de l’anneau sur un des bords. C’est ce que l’on appelle le pore génital. Souvent le cirre est armé, c’est-à-dire muni de soies ou épines qui jouent probablement un rôle dans la copulation en s’accrochant aux parois du vagin.

Appareil femelle. — 11 débute par un vagin qui, dans les espèces que nous envisageons, débouche postérieurement au cirre, mais à côté de lui, dans le pore génital. Cette disposition facilite la copulation et l’entrée du cirre dans le vagin. Le vagin suit un trajet d’abord assez régulièrement parallèle à Ia poche du cirre et au canal déféreni, puis il s’incurve vers la partie postérieure de l'anneau et se dilate en un organe appelé réceptacle Séminal. C’est à son intérieur que viennent s’entasser les spermatozoïdes après la

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fécondation, en attendant que les produits femelles

soient mürs.

D'autre part, il existe un ovaire dans lequel prennent naissance les ovules. Il est souvent ramifié, digité, en éventail. Postérieurement à lui, ou intercalé dans ses branches, se trouve un vitellogène globuleux, qui secrète le liquide permettant aux ovules de mener à bien leur maturation. Enfin une troisième glande, dite glande coquillière, parce que l’on croyait autrefois qu’elle servait à former la coque de l’œuf, sécrète également un liquide qui a probablement une fonction analogue à celle du liquide vitellin. Les ovules, ayant reçu le liquide du vitellogène et celui de la glande coquillière, sont fécondés par iles spermatozoïdes et l’œuf n’a plus qu’à évoluer.

A ce moment se développe un organe qui jusqu’à présent n’avait eu qu’une existence virtuelle. Les œufs fécondés s'engagent dans un oviducte et passent dans une sorte de tube qui est l’utérus.

Mais l’utérus peut évoluer suivant des processus bien différents.

Dans un premier type, il est dit sacciforme. Dans ce cas il grossit démesurément, finit par occuper tout le volume de l’anneau mûr. Ce dernier n’est plus alors qu’un sac (d’où le nom sacciforme) plein d'œufs; les organes mâles et femelles décrits précédemment ont dégénéré, à l’exception du réceptacle séminal qui persiste assez longtemps. L’anneau mûr peut être ainsi évacué dans les selles, après s'être détaché de la chaîne; il vit d’une vie libre dans les dernières portions de l'intestin et finit par être entraîné au dehors. Dans d’autres cas, ses parois dégénèrent, les œufs

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