‹ Les Pleurésies à CholestérineChapitre 15 sur 37 · OBSERVATION XXXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIII

ANGELINI (Minerva Medica, Turin, 1925).

S. A, macon, 55 ans. À l’âge de 21 ans, pleurésie droite à évolution torpide (ponction : liquide citrin clair), il ne peut reprendre son travail qu'après deux ans. Depuis cette époque,

Se:

il présente parfois des malaises (pesanteur, dyspnée), qui l’obligent presque tous les hivers à interrompre son travail. Jamais de fièvre cependant. Pas d’éthylisme.

En janvier 1915 (34 ans après la pleurésie initiale), ses troubles s’exagérèrent; le malade se mit à tousser et à présenter de la fièvre; il entre à l'hôpital.

Il présente alors de la dyspnée, avec cyanose légère. Température: 37°3, 38°6.

L'examen montre : saillie et immobilité de l’hémithorax droit; à ce niveau, signes classiques d’un épanchement remontant jusqu’à deux travers de doigts de l’épine de l’omoplate.

Recherches répétées de B. K. dans les crachats négatives. Wassermann négatif. L'examen du sang montre de l’anémie avec éosinophylie.

On pratique une ponction exploratrice. Elle est très difficile vu la dureté de la paroi pleurale. On ramène un liquide jaune sale contenant d'innombrables paillettes brillantes micacées.

Au microscope, nombreux cristaux de cholestérine, émulsion graisseuse;, quelques leucocytes (éosinophylie). Rivalta positif. Laissé au repos, le liquide ne coagule pas, mais se décompose en deux couches : couche supérieure claire; couche inférieure, plus abondante, boueuse, jaune, brun, contenant la plupart des cristaux. Dosage: cholestérine, 32,7 pour 1000 (albumine, 47; graisses, 38,4; acides gras, 3,8). Le même jour, dans le sang, 2,85 pour 1000 de cholestérine.

Le malade est d’abord plutôt amélioré par son séjour à

l'hôpital, puis l’épanchement augmente; on retire 500 cm3 de liquide (mars 1915). Il meurt trois jours après presque subitement. - A l’autopsie. — La plèvre droite forme un sac à parois très épaisses (atteignant jusqu’à un centimètre). Zones calcifiées; 3 litres de liquide chyleux; on trouve aussi dans la plèvre une substance amorphe terreuse (analogue au contenu des kystes dermoïdes). Poumon atrophié en « langue de chat ». A gauche, adhérences pleurales anciennes. Symphyse péricardique. Myocarde flasque grisâtre. Surrénales intactes. Pancréas hypertrophié, dur, d’aspect micacé à la coupe (dépôt de cholestérine ?). Aorte athéronateuse.

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OBSERVATION XXXIV Maioco (Cité par Angelini, Minerva Medica, 1925).

Il s'agissait d’une vieille pleurésie. La ponction ramenait un liquide contenant des cristaux de cholestérine très reconnaissables à l'examen microscopique. L’analyse chimique du liquide décela la présence de cholestérine au taux de 14,75 pour 1000. On trouvait aussi une certaine quantité de graisses neutres, d’acides gras, de substances albuminoïdes.

Un dosage de la cholestérine dans le sang fut aussi effectué; il montra qu’il existait de l’hypercholestérinémie,

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