‹ Les Pleurésies à CholestérineChapitre 29 sur 37 · PT LE · texte numérisé non relu

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chements et nous estimons qu’elles ne constituent qu’une seule et même variété de pleurésie. Nous conservons donc la définition posée au début de cet ouvrage; nous qualifions de pleurésie à cholestérine toute pleurésie qui contient des cristaux de cette substance en suspension dans son liquide.

Il nous semble logique d'admettre, vu la lenteur habituelle de la production de la cholestérine, que les deux formes précédentes ne sont que les deux stades successifs de l’évolution de la maladie. La pleurésie à liquide clair, à teneur de cholestérine relativement faible, ne serait qu’une forme de début de la pleurésie à liquide foncé, à taux de cholestérine très élevé.

Formes suivant l'aspect et la nature du liquide. — Nous avons déjà signalé, à propos de notre symptomatologie, que des critaux de cholestérine pouvaient s’observer dans des liquides d’aspect très différent. On peut alors, à ce point de vue, distinguer un certain nombre de variétés cliniques des pleurésies à cholestérine.

Pleurésies à liquide clair, d'aspect séro-fibrineux, « pleurésies à paillettes >» des anciens auteurs.

Epanchement à liquide chyliforme opalescent, aspect qui est déjà l’indice d’un séjour prolongé dans la plèvre.

Epanchement graisseux, surtout avec gouttelettes de graisse intra et extra-leucocytaires.

D’autres fois le liquide présentera les caractères d'un épanchement pyoïde; on aura l’aspect macros-

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copique du pus, mais avec intégrité relative des globules blancs; on pourra aussi rencontrer les caracteres d’une pleurésie puriforme aseptique : aspect du pus aussi bien macroscopiquement que microscopiquement, mais sans que l’on puisse déceler la présence d’aucun élément microbien.

Faut-il enfin admettre qu’il existe des pleurésies purulentes vraies à cholestérine. Le fait semble douteux si l’on excepte toutefois les liquides infectés secondairement, ainsi que le pus froid de l’empyème tuberculeux où, du reste, il s’agit beaucoup plus d’un liquide graisseux que de pus véritable,

Formes suivant la localisation de l’épanchement. — Enfin, la symptomatologie des pleurésies à cholestérine peut encore présenter quelques variantes selon qu’il s’agit d’un épanchement généralisé ou d’une pleurésie enkystée. Dans ce dernier cas, c’est par une symptomatologie atténuée, en rapport avec la localisation, que l'affection se révèlera. L’abondance du liquide pourra être très réduite et l’on aura parfois, comme Coyon et Fiessinger, beaucoup de peine à la ponction pour atteindre l’épanchement,

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