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L’examer montre au niveau du poumon droit: matité remontant jusqu’à l’épine de l’omoplate, abolition du murmure et des vibrations à ce ‘niveau. Une ponction retire deux litres d’un liquide blanc jaunâtre, opaque, assez semblable à du pus ordinaire. Le microscope montre de nombreux cristaux de cholestérine de granulations opaques en nombre incroyable. Pas de globules de pus. Dosage : 2,6 pour mille de cholestérine.
Le malade guérit de sa tuberculose,
. OBSERVATION VIII GINGEOT (in Thèse Poupy, Paris, 1898)
Homme de 47 ans; pas de syphilis, quelques habitudes alcooliques. En 1895 il entre à l’hôpital, y reste 22 mois, considéré comme un tuberculeux. Une ponction de la plèvre ramène du liquide. Il reprend son travail.
Il rentre à nouveau en janvier 1898 : dyspnée, fièvre (38°- 39°), point de côté.
À l'examen : Matité gauche étendue couvrant l’espace de Traube. Silence respiratoire remontant jusqu’à l’omoplate. Thoracentèse : 2 litres de liquide blanchâtre tirant sur le jaune. Au microscope, nombreux cristaux de cholestérine, garnulations réfringeantes, quelques globules rouges déformés, aucun leucocyte. Le mois suivant, on constate que lépanchement s’est reformé. A son niveau, il n’y a ni souffle, ni pectoriloquie aphone; un peu d’égophonie. Signes d’infiltration bacillaire des sommets. On retire 1.800 grammes de liquide toujours laiteux, mais tirant un peu sur le jaune verdâtre. On y retrouve au microscope les cristaux de cholestérine; pas de globules de pus. Dix-sept jours après, on retire encore 1.200 grammes d’un liquide jaune plus transparent, moins riche en cristaux de cholestérine.
Dans les mois qui suivent, on pratique encore huit ponctions ramenant du liquide séro-fibrineux. Le malade s’améliore, mais doit être ponctionné tous les 20 jours pour soulager sa dyspnée.