OBSERVATION XVIII
Maximilien SCHULMANN (Journal of American Med. Asos., 1917)
Marchand russe de 62 ans ayant eu 40 ans auparavant une pleurésie post-pneumonique,. Il se plaignait de toux, de point de côté violent. Ni fièvre, ni asthénie, ni amaigrissement.
L'examen montre les signes classiques d’un épanchement pleural avec à la radioscopie à la base droite une opacité traduisant l'existence de pachypleurite. Une ponction retire un liquide épais, jaune citron, d'apparence caséeuse.
L'examen microscopique y décelle des cristaux de cholestérine. Dosage : 9,73 pour 1.000 de cholestérine,
es LOUER
OBSERVATION XIX WEEMs (American Journal of Med. Sc., 1918)
Menuisier, grand buveur de bière, soigné à diverses reprises depuis 13 ans pour pleurésie gauche. Depuis cette époque, il présente par période de la dyspnée accompagnée de douleurs thoraciques. Il vient consulter le médecin pour aggravation notable de ces symptômes.
L'examen montre une matité s'étendant sur toute la hauteur de l’hémithorax gauche avec déplacement du cœur vers la droite.
Une ponction exploratrice, puis une thoracentèse, sont pratiquées. Elles ramènent un liquide jaune grisâtre, trouble très riche en cristaux de cholestérine. Au dosage, 13,6 pour 1.000 de cholestérine et 3,3 d’acides gras. D’autres thoracentèses sont pratiquées dans la suite, elles ramènent un liquide moins trouble, moins riche aussi en cholestérine. Un dosage de cette substance est effectué dans le sang au moment de la troisième thoracentèse (alors que déjà la teneur en cholestérine du liquide pleural avait diminué); on constate qu’il existe une hypercholestérinémie : 2,5 pour 1.000 dans le sang total (3 pour le sérum).