‹ Les Pleurésies à CholestérineChapitre 9 sur 37 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

ZuNz GOWŒRTZ PEREMANS (Publication de l’Ambulance de l'Océan, 1918)

Résumé effectué d'après les renseignements fournis par Bignami, Coyon, Chauffard.

Soldat de 52 ans. Bonne santé avant la guerre. En octobre 1914, affection pulmonaire aiguë (pleurésie droite probablement). En mars 1915, des douleurs réapparaissent au niveau de l’hémithorax droit; on pose le diagnostic de pleurésie sérofibrineuse.

En août 1917, se manifestent des signes d’épanchement pleural droit. Une ponction exploratrice ramène un liquide

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riche en cristaux de cholestérine. Sa culture et son inoculation au cobaye sont négatives.

On pratique dans la suite 14 ponctions et le liquide est minutieusement examiné au point de vue chimique. On dose la quantité de cholestérine dissoute et la cholestérine cristallisée; on peut ainsi constater une diminution progressive de la cholestérine cristallisée, tandis que la cholestérine dissoute varie relativement peu. On distingue alors trois stades.

Premier stade, — Pendant {es trois premiers mois (de la première à la quatrième ponction), le taux de la cholestérine reste élevé (30,78 pour 1.000 à ia première ponction, 29,80 à la quatrième); il y a beaucoup de cholestérine cristallisée.

Deuxième stade. — Pendant une seconde période (du tre:sième au dixième mois), de la sixième à la septième ponction le taux diminue rapidement (5,20 à la septième ponction, 4,185 à la huitième). Il y a plus de cholestérine dissoute que de cholstérine cristallisée.

troisième stade. — Enfin à partir du dixième mois (onzième ponction) il n’y a plus de cristaux de cholestérine dans le liquide.

La recherche de la cholestérinémie montra que le taux de lala cholestérine dans le sang était inférieur à celui du liquide.

OBSERVATION XXI SHARPE I (British Med. Journal, 1919)

Homme de 34 ans. En 1912, pleurésie gauche apyrétique à liquide rosé. La radioscopie montre un épanchement enkysté à la partie externe de la base gauche. Le malade passe dans un sanatorium. Au niveau de l’ancienne pleurésie persistent de la matité et des frottements. Hémoptysie en 1918.

En mars 1919, le malade rentre à nouveau à l'hôpital, mauvais état général ; amaigrissement, toux, dyspnée, sueurs nocturnes. L’examen montre des signes d'infiltration bacillaire des sommets et à la base gauche une zone de matité avec

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abolition @es vibrations. À la radio, ombre dense à limite nette à ce niveau. Déviation légère du cœur à droite. Dans les mois qui suivent, le malade fait quelques poussées fébriles; au cours de la dernière, il rejette plus de 500 grammes de crachats fétides. Contrairement aux apparences, la radio ne montre pas l’existence d’une cavité intrapleurale.

Deux tentatives de pneumothorax dans le septième espace échouent (17 juin), une ponction ramène à çe niveau une petite quantité de liquide jaune paille où l’examen microscopique montre de nombreux cristaux de cholestérine sans aucun élément cellulaire.

B. K. dans les crachats +.-Le malade passe dans un sanatorium.

OBSERVATION XXII SHARPE. Il (British Med. Journal, 1919)

Jeune garçon de 9 ans, dont deux tantes sont mortes de tuberculose. Opéré pour empyeme gauche à l'age de 2 ans, 1l entre à l'hôpital en 1Y1Y pour pleurésie gaucüe; toux, point de côté, dyspnée, amaigrissement.

L'exumen montre à la base gauche matité avec diminution des vibrations, affaiblissement du murmure. Cœur dévié à droite. Radio: opacité de la base à limites nettes. Des ponctions ramènent en avril 1919 un liquide jaune paille (25u, 750, 700 cm3). Le mois suivant, l'état général s’altère, la température s’élève à 39°; une nouvelle ponction ramène 110 cm3 d’un liquide jaune ambré opaque. Un examen microscopique est effectué et montre, parmi de nombreux globules de pus, des cristaux de cholestérine.

On retire encore, le 24 mai, 800 gr. de liquide brun verdàtre, dans lequel on retrouve pus et cholestérine. Ce liquide ensemencé en milieux aérobie et anaérobie laisse pousser du staphylocoque doré dans le milieu aérobie.

30 mai, pleurotomie : 1.500 gr. de liquide purulent. L'état du malade s'améliore ensuite et assez rapidement, il peut quitter l'hôpital. |

OBSERVATION XXIII Ascozr (Riforma Medica, 1919)

Très vieille pleurésie dont l’origine remonte à de nombreuses années et qui ne s'accompagne d’aucun phénomène inflammatoire apparent. La ponction ramène un liquide jaune sale, trouble comme de la boue.

L’épanchement se reproduit après évacuation, mais malgré cela, l’état général du malade reste bon.

OBSERVATION XXIV e BiaNaMi (Rivista Ospedaliera, 1919)

Mme A..., 56 ans. Aucun antécédent pouvant faire songer à la tuberculose ou à la syphilis. Dix ans auparavant (1905) pleurésie gauche (liquide séro-fibrineux à la ponction).

Depuis six mois, maigrit et présentée de la dyspnée. Entre à l’hôpital en décembre 1914 .

L'examen montre à gauche: saillie de l’hémithorax, abolition des vibrations jusqu’à la fosse sus-épineuse. Matité totale couvrant l’espace du Traube; submatité au niveau des fosses sus-épineuse et sus-claviculaire. A cet endroit, affaiblissement du murmure qui, partout ailleurs, est aboli.

Poumon droit normal. Cœur déplacé vers la droite.

30 décembre 1914. — Ponction -exploratrice: liquide jaune pâle dense, opaque, assez semblable à une émulsion de jaune d'œuf, il contient de très nombreuses paillettes micacées brillantes, qui se déposent sur les parois de la seringue. Déjà à l'œil nu, on voit que ce sont des cristaux de cholestérine.

Le microscope montre de très nombreuses tablettes de cholestérine, une émulsion graisseuse très fine, quelques polynucléaires. Il n’y a ni lymphocytes, ni globules rouges.

1° Thoracentèse (janvier 1915). — On retire un litre de liquide analogue au précédent,

2° Thoracentèse (19 mars 1915). — 1/2 litre de liquide plus jaune que les premiers,

APN ue

3° Thoracentèse 17 juin). — Liquide analogue à celui de janvier.

Le malade quitte le service le 1e août, amélioré, n’ayant jamais eu de fièvre pendant son séjour. Wassermann négatif, cutiréaction à la tuberculose négative.

Après un court séjour en septembre, où l’épanchement qui s’est reformé n’est pas ponctionné, la malade n’est revue qu’en mars 1919.

Mars 1919. —— La malade raconte que pendant 4 ans elle a joui d’une assez bonne santé et qu’elle a travaillé jusqu’en janvier. Depuis cette date elle souffre de céphalée et de dyspnée. l

L'examen montre que l’épanchement s’est reformé.

4° Thoracentèse (16 mars 1919). — 250 cm. de liquide « jaune œuf » opaque, huileux, très riche en cristaux de cholestérie. Quelques jours après la radioscopie, montre un petit pneumothorax (?).

5°Thoracentèse (14 juin). — 900 cm. de liquide jaune œuf, mais moins riche en cholestrine que le précédent. Peu après, la malade quitte le service avec un état général assez médiocre. Pas de fièvre pendant ce second séjour.

L’analyse du liquide pleural donne pour mille les résultats suivants

1915 : cholestérine, 13,92 (acides gras, 10. 02; graisses, 34,12; albumines, 126).

Avril 1919 : cholestérine, 12,50.

Juin 1919 : cholestérine, 5,60.

L’examen bactériologique du liquide a toujours été négatif.

La cytologie montre de nombreux éléments volumineux chargés de graisses, de rares leucocytes, parmi lesquels des éosinophyles en abondance relative. (A noter aussi éosinophylie sanguine.)

OBSERVATION XXV Izar (Folia Médica, 1920).

Italien de 39 ans, comptable. Père et sœur ayant présenté des anénopathies cervicales. A eu lui-même une adénite suppurée sous-maxillaire.

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À l’âge de 16 ans, pleurésie gauche avec quelques crachats sanglants. Fièvre typhoïde dans la convalescence. Il ne peut reprendre son travail qu'après 4 ou 5 ans de repos. Aucun antécédent étylique ou syphilitique.

Dix mois avant son entrée à l’hôpital sont apparus de la pollakiurie, des douleurs dans le flanc gauche, enfin un point de côté et de la dysphagie.

Il entre à l’hôpital le 12 mars 1918 (23 ans après la pleurésie initiale). Apyrexie.

A l'examen, matité totale de l’hémithorax gauche couvrant l’espace de Traube. A l’auscultation, obscurité jusqu’à l’angle de l’omoplate, silence au-dessous. A la base bonchophonie . sans pectoriloquie aphone. Cœur déplacé vers la droite. A la radio, obscurité de tout l’hémithorax.

Le palper abdominal montre à gauche sous les fausses côtes une masse qui descend jusqu’à l’ombilic.

Dans les jours qui suivent l’entrée du malade, apparaît une paralysie des cordes vocales : aphonie. :

Ponction exploratrice. — Liquide trouble, couleur chocolat très riche en cristaux de cholestérine, qui lui donnent un aspect brillant. Abandonné à lui-même, il ne coagule pas, mais se décompose en deux couches: couche supérieure jaune claire transparente, couche inférieure chocolat à reflets soyeux. Au microscope, très nombreux cristaux de cholestérine, leucocytes en grande partie dégénérés, débris cellulaires, nombreux érythrocytes. Pas de microbes. Culture négative.

1re Thoracentèse (25 mars). — 2.400 cm3 de liquide analogue au précédent, 15,90 pour 1000 de cholestérine. La masse abdominale se décompose en deux parties qu’on reconnaît être un rein et une rate.

4 autres thoracentèses retirent de 800 à 1.000 cm3 de liquide; à la quatrième thoracentèse, 16,70 pour 1000 de cholestérine (19 avril).

6° Thoracentèse (28 mai). — 1.000 cm3 de liquide jaune brun moins trouble et moins riche en cristaux de cholestérine que les précédents.

7° thoracentèse. — 200 cm3. — 8° Thoracentèse, -— 1.400 cm3 liquide toujours riche en cristaux.

9°, 10° et 11° fhoracentèses donnent 900, 1.100 et 300 cmi

A4. 5 re

de liquide de plus en plus clair, de moins en moins riche en cholestérine (10,10 pour 1000 à la 9° ponction, 23 juin).

Le malade quitte le service et ne revient que l’année suivante (mars 1919). On constate alors un épanchement analogue à celui de l’année précédente.

12° Thoracentèse (30 mars 1919). — 2.500 cm3 de liquide ayant les mêmes caractères que celui de la première ponction, 13,75 pour 1000 de cholestérine.

On pratique un pneumothorax artificiel qu’on entretient régulièrement. Des ponction exploratrices montrent que le liquide devient de plus en plus clair, de moins en moins riche en cholestérine (6,71 le 15 mai, 2,14 le 15 juin). Le 23 juillet, il n’y a plus de cristaux de cholestérine (1,75 pour 1000 de cholestérine dissoute seulement).

Le liquide disparaît et en novembre, on arrête le pneumothorax. Le mois suivant, le poumon a repris sa place et le malade va bien.

Des dosages de cholestérine effectués dans le sang avant les ponctions donnent Îles résultats suivants :

PAT MATS TO LS EEE 2,49 pour 1000 (15,90 dans le liquide) PAIN Neo RON RES CENTS 1,89 pour 1000 (10,10 dans le liquide) HS TALS TT OU TOP 2,22 pour 1000 (13,75 dans le liquide) FAman 1910 SE 1,75 pour 1000 (6,71 dans le liquide) LANDE OIL ERNE 1,65 pour 1000 (2,14 dans le liquide) LSADIMeR ENT Te 1,60 pour 1000 (1,75 dans le liquide)

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