‹ Les pleurésies au cours de la scarlatineChapitre 11 sur 20 · ED · texte numérisé non relu

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que attentive n'arrive pas à dépister, où des examens successifs de crachats ne révèlent aucun bacille de Koch, où le cliché radiographique lui-même est impuissant à déceler la lésion ; puis brusquement, l'accident aigu survient, net, évident. Et quelques mois après, il est de nouveau impossible de retrouver un foyer, si minime soit-il. Est-il donc étonnant, en pleine activité morbide, de ne pouvoir déceler une lésion quasi-latente du parenchyme pulmonaire : « Dans toute infection s’affirmant par un syndrome massif, bruyant, évident, les pelites manifestations disparaissent » (Teissier). Il serait trop bardi et trop absolu de vouloir avancer que la lésion pulmonaire est obligatoire avant la production de la pleurésie scarlatineuse. Mais bien souvent,les symplômes bruyants d’une affection où des complications plus fréquentes et non moins graves retiennent l'attention, éclipsent la lésion latente et silencieuse du poumon qui, bientôt, sera suivi d’un épanchement pleural plus ou moins abondant.

MM. Teissier et Duvoir, dans leurs observations de 1909, s'étaient occupés plus particulièrement de cas graves avec phénomènes ataxo-adynamiques. M. Nobécourt, dans sa leçon clinique du 24 mars 1923, envisage des cas «où il ne s'agit pas de scarlatines particulièrement graves, au contraire, la scarlatine peut-être bénigne. À un moment donné, apparait un syndrome de congestion pleuro-pulmonaire avec parfois épanchement séro-fibrineux. Il se rencontre tantôt au début pendant la période d’'éruption, tantôt plus ou moins tardivement après éruption ».

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Si nous jetons un regard sur la littérature médicale qui a trait à cette question, nous constatons que la plupart des pleurésies de la scarlatine se produisent après des lésions bien caractérisées du poumon et des bronches.

Les cas de pleurésies ou plutôt d’épanchement pleural dans les cas d’anasarque sont extrêmement rares. Quant aux observations de pleurésies métastatiques, plusieurs ne peuvent être utilisées, les sujets ayant présenté des lésions broncho-pulmonaires certaines. Et il ne reste à notre connaissance que celle de Navarre où la pleurésie n'est annoncée par aucune lésion pulmonaire reconnue. Mais peut-on nier la présence d’une lésion pulmonaire telle qu’un tout petit foyer congestif ou broncho-pulmonaire ou même un infarctus souspleural ?

En général, on retrouve dans les observations les lésions déterminantes. Lasègue avait dit : (1) « La pleurésie n’est pas une maladie de la plèvre » et Potain et Rendu : «La pleurésie est initialement une lésion pulmonaire ». Simonin, à la Société Médicale des Hôpitaux, disait en citant plusieurs observations de pleurésies scarlatineuses qu’il avait pu reconnaître le «rôle de l'atteinte préalable du poumon dans la genèse de la lésion pleurale ».

Les lésions pulmonaires précédant et déterminant la pleurésie sont diverses : tous les degrés ont été observés, depuis la congestion la plus légère jusqu'aux foyers paeumoniques les plus graves.

(1) In Hutinel, op cit.

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