BERNARD
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souvent les pleurésies scarlatineuses se produisent au | décours de l'affection dues à des microbes d’infection secondaire. La réaction de la plèvre n’indique d’ailleurs pas que la séreuse ait été elle-même attaquée dans tous les cas : ce peut n’être qu'une réaction de voisinage, une « sorte d'œdème » (Hutinel), et le liquide est parfois amicrobien. Mais en général, le microbe a pénétré jusque sur le feuillet viscéral de la plèvre.
Nous avons dit plus haut que le streptocoque et le pneumocoque élaient les agents microbiens les plus fréquemment rencontrés dans les pleurésies de la scarlatine,car l’un et l’autre sont constants dans le pharynx, et il est aisé de s’imaginer la facilité d’introduction de ces micro-organismes, au sein des poumons, soit par l’intermédiaire du système lymphatique, soit directement par la muqueuse enflammée du pharynx, au larynx, à la trachée et aux bronches, indépendamment de la voie septicémique. C’est ainsi que, le plus souvent, progresse l’infection qui déterminera l’une ou l’autre des formes les plus fréquentes d’épanchement pleural.
De cette courte étude étiologique et pathogénique découle donc cette conséquence : en présence d’un scarlatineux, il ne suffit pas d'examiner ses urines, de penser à l’otite, au rhumatisme ou au bubon ; il faut ausculter, souvent, soigneusement et l’on découvrira ces lésions parfois si petites, mais {oujours si importantes, du poumon.