AGREE
semble que l’on doive, en fin de compte, admettre noi seulement la coexistence possible de tuberculose pleuropulmonaire, mais l’action favorisante de la scarlatine vis-à-vis de la tuberculose.
Ainsi que nous le disions plus haut, il est fréquent d'observer des réactions pulmonaires au début de la scarlatine. Que cet état réactionnel se produise à proximité d’un petit foyer éteint de tuberculose pulmonaire, il est très admissible que le bacille de Koch qui ne demande qu’à sortir de sa neutralité ne profite de l’occasion pour entrer en ligne et produire des désordres divers, la pleurésie en particulier. Son action est alors identique à celle du streptocoque ou du pneumocoque dans les pleurésies scarlatineuses non tuberculeuses : les uns habitent la bouche et les fosses nasales, comme nous l’avons vu plus haut, Pautre le poumon le plus souvent. Mais c’est vraisemblablement par un processus identique que chacun amène sa complication. Les uns donnent lieu à des accidents brutaux, aigus, souvent graves d'emblée, mais épuisant vite leur action, ’autre — bien que son action puisse être aussi rapide — agit plus volontiers insidieusement, lentement, et ne s'arrêtera quelque temps que pour mieux repartir : la tuberculose pleuro-pulmonaire installée depuis longtemps peut-être, s’est révélée à l’occasion et sous l’influence de la scarlatine ; elle évoluera ensuite normalement.
Ce sont à peu près les idées que Simonin en 1902,
exposait à la fin de sa communication à la Société médicale des hôpitaux :
« 1° La scarlatine et la tuberculose ne sont pas deux maladies antagonistes ; elles peuvent s'associer ou se succéder de diverses manières ; À
2° La scarlatine survenant chez un eux en évolution peut garder elle-même un caractère bénin, tout en provoquant de nouvelles poussées granuliques plus ou moins graves, étendues ou durables.
3° La scarlatine survenant chez un tuberculeux peut
revêtir d'emblée un caractère malin ; celuici paraît résulter, dans certains cas où la tuberculose est ancienne
et absolument latente, de modifications : profondes du foie altéré dans son parenchyme ou ses vaisseaux par l’imprégnation tuberculeuse prolongée. Le virus scarlatin provoquerait vraisemblablement, en pareille occurence, une insuffisance aiguë des fonctions Router nes de l’organe ».