PRONOSTIC
Sur le pronostic, les auteurs ne sont pas en parfait accord. Il semble que l’opinion classique fait aux pleurésies scarlatineuses une mauvaise réputation.
. Pour Trousseau les pleurésies scarlatineuses sont « de mauvaise nature non seulement eu égard à la rapidité avec laquelle se fait l’épanchement, mais eu égard encore à la qualité du liquide épanché ». Il considère comme rares les pleurésies séro-fibrineuses, comme fréquentes les pleurésies purulentes.
Nous pensons, au contraire, que la gravité des pleurésies scarlatineuses n’est pas si grande que ne le dit Trousseau (1) Toupance émet l'opinion qu’il faut bien se garder d’être optimiste en ce qui concerne les pleurésies purulentes, lesquelles sont plus graves qu’on ne Va dit parfois. Il faut faire remarquer que les réactions séro-fibrineuses de la plèvre sont, dans la scarlatine, beaucoup moins rares qu’on ne le pense en général. Le rôle des pleurésies purulentes a été exagéré, et, dans les statistiques récentes, leur nombre diminue nette-
(1) Cf. Bloquer de Claret. Pleurésie post scarlatineuse séro fibrineuse à streptocoque. Guérison après trois ponctions évacuatrices simples (Montpellier Médical, 1920).
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ment en faveur des premières. Ajoutons que beaucoup de pleurésies à liquide louche se résorbent rapidement et sont tout à fait bénignes. Quant aux pleurésies sérofibrineuses, la résorbtion est la règle, soit spontanée, soit après ponction. Cependant, il peut y avoir transformation purulente. La gravité des cas de pleurésies purulentes scarlatineuses est surtout liée à une abtention chirurgicale ou à une intervention insuffisante ; les cas -sont nombreux de guérison après intervention chirurgicale (Toupance) (x).
Il n’en reste pas moins que le pronostic est plus sombre en Cas de purulence, quant à l’état actuel du malade. Mais la véritable gravité du pronostic vient de la nature tuberculeuse de certains épanchements, même séro-fibrineux et qui laissent au médecin bien plus de préoccupation pour l'avenir de son malade que ne le ferait une pleurésie purulente entre les mains du chirurgien.
(1) Cf. également Hutinel, « les Scarlatines Chirurgicales +, Bull. Méd, Paris, 1920. °