‹ Les pleurésies au cours de la scarlatineChapitre 7 sur 20 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C’est dans le courant du xix° siècle que l’on commence

à étudier les pleurésies au cours de la scarlatine, et -c'est Trousseau le premier qui approfondit la ques-

tion.

On avait bien, avant lui, effleuré la question, mais Pon ne peut {rouver nettement posé, dans les ouvr rages antérieurs aux travaux de ce grand clinicien, aucun des problèmes qui s’y rattachent.

Dans son Traité des Maladi ‘es des Enfants, Billard, dès 1828, indique à peine les complications pleuro-pulmonaires de la scarlatine.

En 1833, Guillemant relate, dans sa thèse, une épidémie de scarlatine. Il indique une proportion élevée de pleurésies, mais sans faire de la question une véritable étude clinique.

En 1845, Barrier cite seulement la pleurésie comme complication de la scarlatine dansson Trailé Pratique des Maladies de l'Enfance.

Noirot, dans son Histoire de la scarlaline en 1847, distingue nettement la pleurésie el l’épanchement sé-

- reux de l’hydropisie.

Trousseau, en 1865 constate dans sa clinique sur la

ji

Scarlatine que les réactions des organes thoraciques sont très rares pendant la période aiguë, mais fréquentes au décours de la maladie, Il brosse des rapports de l’une et de l’autre un tableau clinique complet dont les traits généraux sont encore, à peu de chose près, ceux que Pon trouve dans les descriptions classiques. Nous y reviendrons d’ailleurs plus loin.

En 1875, Brissot, apportant la relation d’une épidémie de scarlatine, constate de nombreuses lésions pulmonaires et bronchiques, en tant que complications, ae une seule pleurésie.

De leur côté, les auteurs anglais et allemands étudient, à la fin du siècle dernier les complications pleuropulmonaires de la scarlatine ; et tandis que les uns admettent une fréquence relativement grande et les autres un pourcentage très faible, tous sont frappés par la brusquerie de l'apparition du liquide, la rapidité de sa formation et son caractère purulent.

Puis, les études du sujet se poursuivent à bref intervalle : les thèses de Damain en 1891,de Barthelemy en 1903, de de Saint-Paul en 1905, de Rogery en 1908. En 1909, le Professeur Teissier et Monsieur Duvoir font une importante communication sur les pleurésies suppurées au Cours de la scarlatine.

Toupance, dans sa thèse de 1914-15, consacre un chapitre aux complications pleurétiques de ia scarlatine. En janvier 1916, le Professeur Hutinel fait paraître sur le Bulletin médical une étude d'ensemble de la question. Un de ses élèves, Mile Burgard, y consacre sa thèse en 1920, résumant el groupant les thèses inspirées alors

— 16 Re par le Professeur. Hutinel et ses : publications de 1916 à à 1920. 3 53

En 1923, le Professeur Nobécourt, dans une leçon cli- ‘nique, reprend les grandes lignes de la question en l'état actuel de nos connaissances, comparant les unes aux autres les congestions pleuro-pulmonaires cales pleurésies dans la rougeole et la scarlatine des enfants. Enfin, en 1922, puis en 1924 et en 1925, le Professeur . | Teissier consacre, à Claude-Bernard, plusieurs leçons Pue : in à à l'étude de l'ensemble de divers problèmes 7% que soulève l'apparition des pleurésies pendant l’évolution de la scarlatine, partant de considérations très RseSuve sur DE cas observés dans son service.

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