ETUDE CLINIQUE
Fréquence
Déjà Guillemant relevait pendant l’épidémie de scar-
latine de 1833, une proportion élevée de pleurésies. Trousseau admettait aussi comme fréquentes les pleurésies scarlatineuses. 2
Les statistiques diverses que nous avons examinées vont à l’enconire de cette opinion. Elles sont d’ailleurs loin de concorder. Rogery trouve 4 pleurésies sur 674 scarlatines ; Simon 3 sur 328, Dufour 2 sur 268, Pradelle, 2 sur 322. M. Teissier, réunissant 2500 cas de scarlatines, ne trouve que 3 pleurésies. Gouget donne une proportion de 0.75 % sur 8788 cas (1).
ILest donc difficile d'accepter la fréquence de pleurésies scarlatineuses telle que la concevait Trousseau. Il n'entre cependant pas dans notre pensée de sous-entendre que la maladie a évolué depuis, et que le virus scarlatin a moins de tendance actuellement qu’alors à se porter sur la plèvre. Il est certain que les syndromes cliniques se modifient suivant les époques où on les observe : ilest bien rare actuellement que nous soyons
(1) In Hutinel, Bull. méd , du 8 janvier 1916.