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TROUBLES FONCTIONNELS ET GÉNÉRAUX

Dans les pleurésies pulsatiles ces troubles sont sous la dépendance de l'infection de la plèvre et non de la pulsatilité de l’épanchement ; telle est l’opinion classique ; on conçoit combien ils peuvent varier suivant l'intensité, la cause et la durée de la maladie, ainsi que la résistance du patient.

= Dans les observations I, II et IL, nous trouvons peu d'indications à ce sujet : on y signale surtout : de la douleur, de l’oppression (Observ. I et ID), de la fièvre, de la pâleur ; pas d’expectoration pouvant faire penser à une vomique.

Dans l'observation IV, à côté des signes d’infection

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générale (fièvre, accélération du pouls, troubles digestifs, albuminurie), sont signalés des troubles fonctionnels encore intenses : point de côté persistant, dyspnée, toux quinteuse, expectoration abondante, purulente, fétide, caractéristique d’une vomique fractionnée. Ce sont là des troubles banaux du tableau des pleurésies purulentes. Mais le malade se plaint en outre de sensations douloureuses rythmiques, correspondant aux signes fournis par la palpation et l’auscultation : ce sont même les premiers symptômes à type pulsatile en date ; ils consistent en une sensation de pulsations râpeuses, pénibles, que le malade dissocie bien de la douleur continue, du point de côté lié à l’évolution de la pleurésie, et dont il apprécie lui-même les variations d'intensité en relation avec les phases de la vomique (diminution par l’expectoration) et avec sa position (diminution dans le décubitus latéral gauche, augmentation dans le décubitus latéral droit). Cette impression subjective très nette a permis au malade de se rendre compte de l’existence de battements perceptibles à la main et d’en indiquer de façon précise la date d’apparition, cinq jours avant qu’il vienne se faire soigner à l'hôpital.

Ici encore, nous soulignerons l’anomalie du tableau clinique : telle qu’elle est comprise et décrite de façon classique, telle d’ailleurs qu’elle est observée dans la presque totalité des cas, la pulsatilité apparaît comme un phénomène purement objectif. Cependant certaines observations mentionnent l’existence de pulsations pleurales extrêmement intenses : dans un cas

décrit par Stokes, il est dit: « Avant chaque inter-

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vention (thoracentèse), on voyait la plus extraordinaire pulsation diastolique dans tout le côté gauche. Le lit était agité à chaque contraction du cœur et le sommeil du malade était interrompu par la violence et l'étendue des palpitations ». Béclère indique également dans une de ses observations que la violence des pulsations était telle pendant la période aiguë de la maladie que « la main appliquée sur le lit à l’extrémité en rapport avec les pieds du malade, le sentait trembler à chacun des battements du cœur ».

I s’agit là évidemment de cas tout à fait exceptionnels, et sans vouloir en aucune façon généraliser, nous admettrons que les pleurésies pulsatiles droites, de même que les gauches, ne provoquent aucun trouble fonctionnel particulier, mais qu’un concours très rare de facteurs à déterminer peut permettre la perception douloureuse des pulsations par le malade.

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