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la plus grande partie de l’hémithorax et simulant une pleurésie à grand épanchement (cas d’Oulmont). Nous n’y insisterons pas, aucun cas n’en ayant été signalé à droite.
2° Certaines collections purulentes pulsatiles qui ne sont pas d’origine pleurale doivent être distinguées du véritable empyème pulsatile: ce sont, le plus souvent, des abcès froids d’origine ganglionnaire ou osseuse. On en a signalé à gauche : cas de Pelletan (abcès ossifluent costal placé au devant du cœur). A droite, Potain a observé chez un malade, dans les premier et deuxième espaces intercostaux, une tumeur avec des battements systoliques anévrysmoïdes : il s'agissait d’un abcès ossifluent devenu pulsatile par le voisinage du cœur (ou des vaisseaux de la base). Nous avons vu, d'autre part, qu’il n’est pas prouvé que l'observation I soit celle d’un empyème et qu’on ne peut, en l’absence de renseignements anatomiques précis, repousser complètement l'hypothèse de M. Comby, d’un abcès d’origine médiastinale ou d’un abcès froid ganglionanire ou ossifluent d’origine costale.
C’est donc un problème qui doit être envisagé, notamment dans les cas où il y a empyème de nécessité pulsatile. Il est d’ailleurs relativement facile à résoudre : le mode de début de ces collections suppurées n'est pas le même que celui des pleurésies purulentes, leur évolution est lente et torpide; on trouve à la palpation un point douloureux osseux ou une tuméfaction costale ou sternale ; il n’y a pas de phénomènes pleuraux, la respiration s'entend partout et la matité
n'existe qu’au niveau de la tumeur ; la radiographie
met en évidence, outre la limitation parfaite de la collection, l'existence de lésions osseuses. La ponction ou l'intervention pourront, s’il y a lieu, compléter ou rectifier le diagnostic.
3° Pour être complet, signalons ici la pneumonie pulsatile, dont Graves a rapporté un cas, siégeant à droite, et le cancer pulsatile du poumon, dont il existe une observation due à Stokes. Nous n’y insisterons pas.
En somme, deux causes d'erreur sont à éviter : l’anévrysme de l’aorte et les abcès froids de la paroi thoracique pulsatiles ; c’est. à ces affections qu’on songe en premier lieu ; on se rappellera que le siège à droite des battements ne doit pas faire éliminer a priort l’empyème pulsatile et on en recherchera les signes plus particuliers; le diagnostic en est, somme toute, facile pourvu que l’on y pense et que l’on s’aide des commémoratifs et de la radioscopie.