‹ Les Pleurésies Pulsatiles DroitesChapitre 24 sur 30 · ES RER 71 (FT · texte numérisé non relu

ES RER 71 (FT

ment dilaté par l’ondée sanguine systolique, est absolument valable, et Je dispositif de M. Apert, ‘ainsi interprété, reproduit schématiquement la disposition respective des organes réalisée dans les pleurésies pulsatiles. Par ailleurs, l’affirmation de cet auteur que les pleurésies pulsatiles sont surtout des pleurésies enkystées prête à confusion : la plupart des pleurésies gauches sont des pleurésies de la grande cavité et on ne saurait les qualifier d « enkystées » à moins qu'on ne veuille indiquer par là (ce qui semble le cas) que leurs parois sont rigides et inextensibles et que l’épanchement s’y trouve sous forte tension.

Théorie de Féréol :

Ce fut une des premières théories émises pour expliquer là pulsatilité des pleurésies ; elle fait jouer au pneumothorax considéré comme absolument constant le tout premier rôle. Ce fut la conception de Gucneau de Mussy ; elle fut développée et soutenue surtout par Féréol. Cet auteur, rappelant que le pneumothorax a été constaté avant ou après la ponction dans la plupart des cas et estimant qu’il est permis de supposer qu’il a été méconnu dans les cas où il n’est pas mentionné, soutient que les pulsations cardiaques ne peuvent être transmises par l’épanchement liquide seul qui les arrête comme il arrête les vibrations vocales, mais que les conditions changent quand il existe un pneumothorax : l’élasticité d’un gaz compressible permet ces mouvements alternatifs d’expansion et de retrait, cette ondulation qui se transmet à

- Ja paroi costale ; « ce n’est pas assez dire que la pic:

Le PARA 20 0 Pre

sence de l’air dans la plèvre ne s’oppose pas au phcnomène, ajoute-t-il ; elle en est, selon moi, la condition indispensable... Il me semble démontré que l’empyème pulsatile ne peut se produire qu’autant qu’il y a un pneumothorax de petite étendue, en même temps qu’un grand épanchement liquide avec refoulement du cœur ».

Mais ces affirmations n’ont pas résisté longtemps à la critique : M. Comby les a réfutées en détail : ï1 a cité des cas dans lesquels le pneumothorax faisa't certainement défaut et conclu, de l’étude de nombreuses observations personnelles et étrangères, que le pneumothorax, habituel et presque constant après la ponction, est exceptionnel avant la ponction alors qu'existent déjà les pulsations ; — il a publié une observation où la pulsatilité a persisté malgré une vomique abondante, preuve qu'il n'existait pas un pneumothorax fermé, condition nécessaire d’après Féréol ; — enfin il a fait remarquer au point de vue physiopathologique, linaptitude des gaz intrapleuraux à la transmission des ondulations : « Les gaz ne transmettent pas aisément les vibrations et les battements des organes ; dans le pneumothorax, les vibrations vocales sont toujours abolies. Le pneumothorax renforce les bruits pulmonaires ou cardiaques, mais non les battements, et ce n’est jamais dans les zones supérieures, dans l'aire tympanique, qu'on perçoit les pulsations, mais seulement en bas, dans les parties mates ». Et, rappelant et interprétant les signes observés dans tout pyopneumothorax, il ajoute : « Si

les bruits, les sons, quels qu'ils soient, sont transmis

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