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Augustin (Hôtel-Dieu), le 8 octobre 1923, pour : dyspnée, toux, expectoration purulente abondante, sensation pulsatile très accusée et douloureuse au niveau du sein droit , févrer:-39%
Rien à signaler dans les antécédents héréditaires et collatéraux.. Ÿ
Le malade à eu pendant longtemps une excellente santé. Il ne se rappelle aucune maladie de l’enfance, si ce n’est quelques rhumes et bronchites légères. — A fait 5 ans de service militaire à Alger (5° chasseurs d'Afrique) ; s’y est très bien porté ; pas de maladie coloniale, nie toute maladie
vénérienne. — À sa sortie du régiment devint manœuvre, exerçant avec aisance des travaux pénibles. — Assez gros
éthylisme : 3 litres de vin par jour.
* De mai à août 1910, il fut soigné à Paris (Hôtel-Dieu), dans le service du Docteur Caussade, pour une congestion pulmonaire, ayant débuté brusquement par un point de côté intense de la base droite, en avant (plus bas que le point de côté actuel) : affection à type aigu, pendant les deux premiers mois, avec fièvre élevée, dyspnée, expectoration abondante (le malade ne se rappelle pas avoir eu d’expectoration rouillée ou hémoptoïque). Une ponction exploratrice fut pratiquée et ue ramena pas de liquide. La guérison survint au bout de 4 mois. A la fin de son séjour dans le service du Docteur Caussade, on aurait parlé au malade (qui fut examiné à plüsieurs reprises à la radioscopie) de symphyse pleurale à droite. On constate encore au niveau de la base droite la trace de ventouses scarifiées faites à cette époque.
La guérison fut complète ; le malade se remit à exercer des travaux pénibles. Il fit campagne, pendant la guerre, avec le 5° chasseurs d’Afrique, sans maladies ni blessures. Depuis son retour, il exerce le métier de démolisseur de cheminées d’usinés,'sans ressentir aucun trouble. Il est particulièrement exposé aux poussières ; il assure cependant n’avoir eu ni toux ni expectoration chroniques.
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La maladie actuelle a débuté le 26 septembre 1923, à six heures dü matin, sans prodromes, très brutalement, par un point de côté très violent siégeant à droite au niveau du ‘Sein : sensation de constriction très intense avec des paro-
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xysmes « en coup de poignard », obligeant le malade à rester courbé en avant et à droite, dans une immobilité presque absolue. Le malade se sentait fiévreux et ne pouvait rien absorber sans le vomir très rapidement, Il ne commença à tousser que trois ou quatre jours plus tard, et n'eut pas d’expectoration, en particulier pas de crachats rouillés.
Le 3 octobre, au matin, le malade se mit à éprouver au niveau de son point de côté à droite, une douleur pulsatile accompagnée d’une impression de frottement intense et de la perception de battements par la main appliquée sur cette région, |
Presque en même temps, il se mit à tousser et à expectorer des crachats purulents, brun-jaunâtres (chocolat, dit le ma- Jade), très fétides et très abondants, puisque leur quantité, dit-il, aurait atteint 2 litres en vingt-quatre heures. Cette vomique n’a pas été précédée d’hémoptysie ; elle a été annoncée par une fétidité de l’haleine que le malade dit avoir ressentie lui-même pendant vingt-quatre heures.
Les jours suivants, l’expectoration persista avec les mêmes caractères, mais moins abondante : 400 à 500 centimètres cubes environ.
Le 8 octobre, le malade entre à l’hôpital. — Le 9 octobre, on constate : x
Malade dyspnéique, fébricitant ; température : 39°4.
Toux quinteuse ; expectoration abondante, purulente, grisjaunâtre, d’odeur fétide, non gangréneuse. Ê
Le malade se plaint d’un point de côté au niveau du sein droit avec alternatives de recrudescences et rémissions. En outre, il se plaint d’une sensation de battements avec impression râpeuse (impression de deux os qui s’entrechoquent) d'intensité variable et très localisée au niveau de son point de côté. Lorsque cette sensation arrive à son maximum, le malade éprouve une violente envie de tousser, d'où production d’une toux quinteuse suivie d’expectoration abondante qui soulage le malade et diminue la sensation de battements râpeux. Cette sensation est également atténuée ou disparait lorsque le malade se couche sur le côté gauche, mais son point de côté s’accuse dans cette position. Lorsqu'il est couché sur le dos, et plus encore sur le côté droit, la sensation
de râpe s’exagère fortement, mais la douleur disparaît d'autant,
A l’examen du thorax, en avant : la main appliquée au niveau de la partie interne des troisième et quatrième espaces intercostaux, au point où le malade accuse son point de côté et sa sensation de battements, perçoit une impulsion, un soulèvement net rythmé par le cœur, avec impression de frottement râpeux à renforcement systolique.
On ne constate pas de voussure localisée ; les soulèvements de la paroi sont nettement visibles.
A ce niveau : zone de matité, s’étendant dans la région sous-claviculaire, mais non dans l’aisselle, ni à la base.
A l’auscultation, on entend, correspondant aux battements perçus par le malade, des bruits se répétant rythmiquement et rappelant les bruits du cœur ; le premier est plus fort que le second ; on dirait un bruit d’enclume, mais un peu râpeux ; leur intensité est très grande ; elle varie suivant la position du malade, de même que limpression subjective ; on les entend par moments à distance : jusqu’à 50 centimètres, de la position du malade. Leur localisation maxima est au niveau de la partie interne des troisième et quatrième espaces intercostaux ; ils sont perçus dans une zone large d’environ 20 centimètres ; au niveau de la base en avant, ils sont très voilés. On ne les entend pas à l’auscultation de l’hémithorax gauche. Quelques roncchus et sibilances et de gros râles sont perçus à la base en avant.
En arrière, la percussion dénote à droite une zone de matité à la partie moyenne du poumon, descendant jusqu’au niveau de la pointe de l’omoplate. A l’auscultation : sibi- Jances et râles disséminés ; mais au niveau de la zone de matité existe de l’obscurité respiratoire, où l’on perçoit, mais très voilé, le « bruit d’enclume » entendu en avant.
Pas de succussion hippocratique.
A gauche : sonorité normale ; inspiration humée, roncchus et sibilances disséminées ; à la base, quelques râles souscrépitants,
La voix est légèrement enrouée, mais non bitonale. Pas de signe d'Oliver, ni de signe de Musset.
Les pouls radiaux sont égaux, non retardés, La tension