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PS AE

La plèvre gauche est épaissie et recouverte d’un enduit qui se laisse dissocier par le raclage et qui semble de nature inflammatoire. On er prélève un morceau pour l'examen microscopique.

Le poumon gauche sectionné est atelectasié, sans lésions tuberculeuses apparentes. De nombreuses coupes sont pratiquées ; l’une d'elles permet enfin de découvrir un foyer de minimes cavités gangréreuses dont quelques-unes sont à quelques millimètres de la plèvre. Au milieu de cette zone gangréneuse, l’on trouve des bronches dilatées, entourées de parenchyme sclérosé.

Rien à signaler dans le reste de l’autopsie.

Examen bactériologique du liquide pleural.

Examen direct : Bacilles à Gram + Streptocoques,

Culture en aérobiose : colonies de streptocoques non hémolytiques.

Culture en anaérobiose :

colonies abondantes de B. Sporogènes de Klein. dégagement important de gaz.

En résumé. — Chez un jeune homme de 26 ans, développement brutal d’une pleurésie putride, rapidement mortelle- Pas de lésions pulmonaires décelables cliniquement. Seule une autopsie très minutieuse permet de découvrir des petites cavités gangréneuses, cause vraisemblable du pyo-pneumothorax putride.

Dans une observation rapportée par Moulonguet, à la Société Nationale de Chirurgie, nous retrouvons encore cette absence de tout signe clinique de gangrène pulmonaire au cours de la pleurésie putride. Il s’agit d'un homme de 37 ans, ayant présenté une pleurésie putride de la grande cavité gauche. La pleu-

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résie parut d'abort amener une guérison simple, mais quelques semaines plus tard, le malade revint avec une fistule persistante au niveau de l'incision de pleurotomie. Moulonguet fit faire une radiographie après Upiodol et celle-ci démontra l'existence, au bout d’un long trajet fistuleux, dans la région axillaire, d'une communication broncho-pleurale, preuve de l'origine pulmonaire et de la pleurésie putride et de la fistule persistante. Moulonguet ajoute dans son commentaire : ( Par la chnique pourtant, on ne retrouve pas la moindre histoire pulmonaire au début brutal de la pleurésie putride, 11 jours avant la pleurotomie et 1l

n'y eut pas de vomique les jours suivants ».

A côté de ces formes où la gangrène pulmonaire initiale est impossible à déceler cliniquement, il est des cas où le diagnostic de la lésion pulmonaire s’impose à l'évidence ; entre ces deux extrêmes, on trouve toutes les transitions.

Bouveret avait même distingué, suivant que la lésion pulmonaire était plus ou moins latente, trois formes cliniques de gangrène superficielle du poumon et il apportait des observations de chacune de ces formes.

Dans la première forme, les signes de gangrène pulmonaire ne sont plus douteux au moment où apparaissent ceux de la pleurésie. Quelquelois même, celle-ci ne se développe qu'à une phase ultime de la maladie. Ces cas, pour Bouveret, forment une sorte de transition entre la gangrène profonde et la gangrène superficielle du poumon.

Parfois aussi, l'abcès gangréneux du poumon aura

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été diagnostiqué cliniquement et radiologiquement et l'on aura institué un pneumothorax artificiel thérapeutique.

C'est au cours de ce pneumothorax que l'on pourra voir survenir une pleurésie putride. Laurent a communiqué récemment l'observation d'un malade de 37 ans quil soignait médicalement depuis deux mois pour un abcès à pyogènes de la zone cervicale du poumon droit au tiers supérieur. À ce moment de l’évolution, l'expectoration a diminué, le malade reprit du poids et devint apyrétique. On fit alors un essai d’affaissement pulmonaire par preumothorax qui n'arriva pas à libérer les adhérences pleurales. Au bout de quelques Jours, apparut une pleurésie putride avec état général des plus graves. La guérison fut obtenue par

pleurotomie et sérothérapie antigangréneuse massive.

Nous apportons deux autres observations personpPpo à È pe | nelles de pleurésies putrides survenant au cours d’un pneumothorax thérapeutique institué pour le collapsus d'un abcès pulmonaire.

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