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Buisine ont, en particulier, vérifié ce fait dans une observation dans laquelle l’autopsie à pu être pratiquée. ;
3° Signes physiques.
Les signes sont surtout, et en particulier au début,
ceux d’une pleurésie et sont généralement très nets.
Pendant les premiers Jours, ce sont ceux d’un syndrome liquidien de la grande cavité avec les trois signes cardinaux
— malilé remontant plus ou moins haut suivant les cas, atteignant parfois la pointe de l'omoplate,
— abolition des vibrations thoraciques dans la zone de matité ; parlois cependant, les vibrations sont plutôt diminuées qu'abolies,
— obscurité respiratoire.
Les autres signes : souflle aigre, doux, lointain, voilé, expiratoire, pectoriloquie aphone, égophonie, n'existent qu'en fonction des phénomènes de condensation du poumon sous-jacent. [ls peuvent donc manquer dans les pleurésies putrides.
Plus tard, dans les cas où les phénomènes de putréfaction s'étant produit, il se développe des gaz (pneumothorax par exhalaison) ou bien d'emblée ou très rapidement, dans les cas où une perforation met en communication la cavité pleurale et les bronches (pneumothorax par perforation), les signes deviennent ceux d'un hydro-pneumothorax.
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Classiquement, les signes seraient absolument typiques du point de vue clinique : matité inférieure et sonorité supérieure, bruit amphoro-métallique, bruit d'airain, succussion hippocratique.
I] faut savoir cependant que ces hydro-pneumothorax putrides n'ont pas toujours la richesse symptomatique que classiquement on leur attribue. Le meilleur signe reste la succussion hippocratique, recherchée à la fois le malade assis et dans le décubitus. Par contre, la matité sera souvent peu marquée ; sa limite supérieure sera trouvée plus difficilement. Le murmure vésiculaire ne sera pas supprimé et l'on sera étonné de percevoir un murmure vésiculaire presque normal malgré un épanchement pyoaérique important, comme le révèleront la radiologie et la ponction exploratrice.
RapioLoGiE
À la radioscopie, les aspects lésionnels pleuraux sont tellement évidents que l'on pourrait se passer de radiographies dans la plupart des cas.
La radioscopie en effet nous montrera, quand l'épanchement ne sera pas accompagné de gaz, une courbe de Damoiseau et une opacité basale caractéristique. Quand la plèvre contiendra liquide et gaz, l'on aura alors l'image typique des hydro-pneumothorax avec niveau horizontal liquidien, mobile avec les déplacements du malade.
La radioscopie pourra nous montrer, non seulement des épanchements occupant la grande cavité en tota-
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lité ; elle nous permettra aussi de faire le diagnostic de pleurésies enkystées, interlobaires, axillaires ou diaphragmatiques, pour ne citer que les localisations les plus fréquentes.
PoNGTION EXPLORATRICE
Si la chose est possible, si le malade n’est pas trop fatigué, la ponction exploratrice sera faite après l’examen radiologique. |
Dans la majorité des cas, c'est la ponction exploratrice qui permettra le diagnostic de la pleurésie putride. Un pus d'aspect verdâtre, non homogène et d'une odeur caractéristique sera retiré par la seringue de ponction. C'est ce pus qui, recueilli aseptiquement, sera ensemencé par le laboratoire. L'on profitera de cette ponction exploratrice pour injecter dans la cavité pleurale, quelques centimètres-cubes de lipiodol, afin de repérer immédiatement la limite inférieure de l’épanchement.