‹ Les Pleurésies Putrides: Conception actuelle de la QuestionChapitre 6 sur 44 · EE POS · texte numérisé non relu

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Les mêmes reproches pourraient être faits à {a classification adoptée par Leriche qui classe les pleurésies en fétides (ou putrides) et gangréneuses.

Debénédetti, dans un article très intéressant paru dans l'Art Médical (1933, n° 164) montre les difficultés de la classification de ces pleurésies et nous tenons à citer les phrases mêmes de cel auteur

« En fait, si l'on veut bien concevoir cette question, il faut chercher la lumière dans les travaux récents concernant la gangrène pulmonaire et son étiologie et les suppurations pulmonaires. Alors la classification de Dieulaloy parait aussi éloignée de la clinique que la classification rigoureuse entre abcès non fétides et abcès fétides ou putrides du poumon, entre abcès putrides du poumon et gangrène pulmonaire. N'hésitons pas à le dire, la question des pleurésies putrides est (à la remorque » de la question des gangrènes et suppurations pulmonaires, dont elle ne constitue que

rarement un chapitre absolument distinct ».

Au cours de ces dernières années, peu de travaux ont été consacrés à l'étude de la pleurésie putride. Citons l’article de Harvier et Pinard dans le Traité de Médecine de Roger, Widal et Teissier, une intéressante clinique de Louis Ramond parue sur ce sujet en 192$.

Depuis 1927, nous relevons seulement, dans les Bulletins de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, quatre observations de pleurésies putrides, celle de Bezançon, Jacquelin, Etchegoin et Célice sur la présence de spirochètes associés aux anaérobies dans

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un cas de pleurésie putride, celle de Jacquelin, Mlle Brun et Fouquet sur un cas de pleurésie putride causée par la flore spirochèto-anaérobie, puis l'observation d'une pleurésie fétide enkystée à fuso-streptocoque présentée par Delamare et Gatti et enfin celle de Renaud : pleurésie putride traitée par le sapoïde d’acridine avec guérison après pleurotomie a mimima.

Dans les autres revues, on trouve encore quelques observations, peu nombreuses à vrai dire, de pleurésie putride publiées par différents auteurs : Ducamp- Janbon et Mme Lonjon-Turot, Ferru (de Poitiers), Moreau, Courmont, Salmon et Laurent. Enfin Coquelet a relaté à la Société Belge de Chirurgie, un cas de pleurésie putride chez un diabétique.

En 1934, Desbonnets et D'Hour ont publié l'observation d'une pleurésie putride médiastinale qu'ils ont pu drainer par voie postérieure juxta-vertébrale.

Dans cette étude, le lecteur trouvera cinq observations de pleurésies putrides suivies et étudiées en collaboration avec les professeurs Langeron et D'Hour. Ces pleurésies putrides ont été observées dans des circonstances très diverses ; en majorité, ces lésions se sont montrées accompagnées de lésions pulmo-

naires.

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