BACTÉRIOLOGIE
C'est l'étude bactériologique des pleurésies putrides et en particulier, les travaux si importants de Veillon qui devaient faire tomber les cloisons que la classification de Dieulaloy, si clinique apparemment, avait dressées entre les pleurésies fétides, putrides et gangréneuses. C'est elle qui a montré l'unité étiologique de ces trois formes de pleurésie, représentant davantage un stade évolutif différent qu'une forme anatomopathologique particulière.
Comme le disent Harvier et Pinard, « les recherches bactériologiques modernes, et plus spécialement les travaux de Veillon et Zuber, de Guillemot, Hallé et Rist, ont démontré que toutes ces suppurations fétides, putrides ou gangréneuses étaient déterminées par le développement, dans la cavité pleurale, de germes anaérobies et qu'elles n'étaient que les trois degrés, d'intensité croissante, d’un même processus biologique ».
Netter, en 1890, publia la première étude sur la
bactériologie des pleurésies putrides et montra que les germes en cause y étaient à la fois très nombreux et