‹ Les pluriels brisés en arabe: leçon faite au cours d'arabe de la Faculté desChapitre 6 sur 11 · Afqol-, Afqâl · texte numérisé non relu

Afqol-, Afqâl

Revenons aux fonaea foqâl-, fogâl- [oa fiqâl-). La. vojeUe de la première syllabe est brève. Or, dans cette situation, on constate en arabe une forte tendance à la suppression complète de cette voyelle. Dans un grand nombre de cas, la langue moderne, tant en Orient qu'au Maghreb, ne la fait pour ainsi dire plus aea^Ar : qorûn-, cornss, kUàfi-, livre, se prononcent ■ gi'àn, ktâb. Mais il n'est point admissible qu'un mot arabe corn* menco par une consonne djezmêe, c'est-à-dire privée de voyelle. C'est pourquoi, en pareil cas, la langue classique iirépose à ■cette consonne une voyelle pour la soutenir'; et tes types /'ogâl-, fcqûl-, fiqâl-, deviennent afqôl-, afqâl.

Le type afqôl- ne se présente 4jile sous la forme allégée afqol- (on a cependant quelques traces d'un pluriel ofq6l,o\i la voyelle initiale subit l'attraction de l'o' suivant): ridjl-, pied, a un pluriel ardjol-; djabal-, montagne, un pluriel adj/iol-, etc. Quant au type afqâl-, qui a complètement absorbé le type /a qâl-, c'est un des plus usités, des plus vivants de la langue. (Kx.; farkh-, poussin, afrâkh-; malar-, pluie, amlâr-; lonob-, cordage, Qtnâb-; namir-, léopard, anmâr-, etc.)

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