‹ Les pluriels brisés en arabe: leçon faite au cours d'arabe de la Faculté desChapitre 8 sur 11 · FoqaU; AfqiW · texte numérisé non relu

FoqaU; AfqiW

Nous abordons maintenant un nouveau ^oupe, dont lo caractère consiste en ce que des pluriels déjà formés d'a^rËs les types précédents reçoi-vent,parsurcro!t,une des désinences plurielles primitives*. Mais ici ces désinences se présentent sous la forme apocopes à, ay, î.

Pour faire suivre la désinence â des désinen.ces casuelles, il a fallu nécessairement fournir à celles-ci un support, car toute syllabe arabe doit commencer par une consonne. On a choisi la plaslégôre de toutes, le karasa, qui correspond à l'esprit doui des Grecs : â-'o, d-'a.

Les deux autres désinences ne reçoivent point les désinences casuelles. De plus, le y de ay est muet (comme ci-dessus dans le tjpc faql-a[y)) et ne sert plus qu'à soutenir le son a. Nous l'écrirons entre parenthèses, a(y)' ».

Ija désinence â-', qui se trouve ainsi la plus lourde, s'applique à la forme allégée foqal- et fournit le type foqal-â- {foqatâ'o), eitrêmement usité pour des singuliers de la forme fagil-, comme faqîr-, pauvre, plur. foqat-d-'; amir-, émir, plur. omar-â-, etc. Elle forme encore le type afqil-â-, qui est à

> Ceat «iosi que. daQs eerUias dialectes liaguedocieng, des pluriels comme uns, m«us, Itui, seus, reçoiveot une Geconde fois la désiDeoce plurielle el deviennent unie», meiusiii, (eusses, seusies.

* Peul-ilre serait il plus eiact d'écrire aussi i{ij) au lieu de (; car. a\ la dcsloence elle-mâme est longue, l'i qu'elle coatienl e£t brel au même titie que l'a de a{v); ut c'est ce qu'on vcrr» plus loin, lorsque oatte voyelle pênèWo dioa l'Intérieur da mol {fàqd'H-, fauiâqil-).

foqal-â- ce que efgôl- est à foqâl~. L'a s'est affaibli en t par l'inâuence de l'a suivant, comme dans figâl-; et, ici, cette transformation s'explique d'autant mieux que le type afqil-â-' est presque exclusivement réservé ides singuliers de la forme faqil.

7 bit. Faqâl-i, Faqâi-a{y).

Les désinences plus légères i, a[y), se joignent au tjpe son allégé faqâl-, et donnent les formes faqât-î ', faqâl-a[y) (avec ses variantes /^^«/-«(y), yîyà/-a(y)). Il n'est pas inutile d'observer que ces formes s'appliquent surtout k des noms qui, au ain^'ulier, sont déjà munis d'une désinence analogue {î, a{y), â, an). Le désir instinctif de conserver la trace de ces finales a contribué sans doute à produire le phénomène que nous assimilons à une seconde pluralisation (Ex.: sakrâ', désert, plur. sahâr-aiy); kasâlâh-, paresseux, plur. k(isâl-a{y), koidl-aij/) oa kisâl-a{y), etc.)

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