Faqâ'il-, Fawâqil
Le type faqâli- a été extrêmement fécond. L'oreille arabe, sensible seulement à ce rhythme et à ce vocalisme, a-â-t, a permis d'en placer les éléments d'une manière quelconque relativement aux trois radicales. A. côté de faqâl-î, on a pu dire faqâ-il- et fa-âqil-; c'est un recul des voyelles caractéristiques, analogue à celui que dous avons observé dans faqM àeven&at faqôl- et foql-, D&iiS les deux formes nouvelles, la voyelle déplacée qui se trouve après une autre voyelle a besoin d'une articulation qui la soutienne; de là l'introduction du hamza avant i dans la première forme, qui s'écrira faqâ'il-, et d'un w semi-voyelle avant â dans la seconde, qui deviendra fawâqil-. Ici on a préféré le w au hamza pour éviter le concours des deux a que le hamza dissimulerait à peine.
Observons que l'emploi de ces deux types faqâ'il-, fawâqil-, n'est pas précisément arbitraire : le premier s'applique à des singuliers qui ont une voyp"e longue àla deuxième syllabe,
' S) pour ce type on admet ra(*joactioa des d^siaeaces cBSuelles, le aotai- Mtif en (Ml donnera /'ajdWn, pour /ii^iK-ifyJ-on, d'après UDe règle pouptanto de la phoDétique arabe ; ou bien l'f te dédoublant en i + y, on aura faqâliy-on. Lei grammairiens arabes noient ces deux types.
et le second à ceux qui ont une voyelle longue à la première syllabe. A.mai chômai-, le côté g&uche, ôgâb-, aigle, feront au pluriel ckamâ'il; ôqâ'tb-, tandia que tâbaq-, poêle, <^^/t'6-,moule, feront tawâbiq; qawâlib-. La posltioa de la voyelle longae par rapport aux radicales est ainsi conservée.