D^ENGLETERRE
M. Tarbé a ajouté comme M. L. R, une traduction à son texte. Il a connu celle de M, L, R., et ce qui le prouve (en dehors de la fausse indication des sources d'aprls celui-ci) c'est qu'il indique comme variante tirée par lui d'un ms. la correction treive pour treime qui est une conjecture de M, Le Roux, Si on doutait encore qu'il a mis à contribution l'ouvrage de ce dernier, le poil de lièvre qui se retrouve dans sa traduction suffirait pour convaincre le plus sceptique. Mais cette traduction est fort différente en beaucoup de points de celle de M. L. R.; il a donc voulu faire mieux, Y a-t-il réussi? Je n* oserais pas l'affirmer. Relever toutes les erreurs et méprises auxquelles M, T. a été exposé dans l'expli-. cation de ce texte serait peine perdue. Un seul exemple suffira pour démontrer une fois de plus jusqu'à quel point, dans les éditions de M. Tarbé, l'imagination tient la place du travail conxiencieux. Les vers 28-32 :
Ms. 1 592 : Que por fortz chastels levier,
Leisastes don (domn***) e domnoi
E corz e segre * tornoi :
Mes nos cal avoir regart,
Que François sont Longovart.
qui se traduiraient à peu près ainsi : Que pour construire ' de forts châteaux^ vous avez délaissé les dames, Tamour et les cours et. cessé d'assister à des tournois; mais il est inutile d'avoir peur, car les Français sont des Lombards. — Voici comment M. T, traduit ces vers :
« (Vous avez saisi l'occasion) pour vos forts châteaux DÉLIVRER. Et vous dvez abandonné dons et bonnes paroles^ CORS DE chasse et secrets tournois. Mais il n'y a qu'a REGARDER POUR VOIR que les Français sont Lombards.