‹ Les plus belles cathédrales de FranceChapitre 10 sur 78 · DUO.N · texte numérisé non relu

DUO.N

des mains de l'abbé de Saint-Bénigne, l'anneau ducal, insigne du pouvoir el de la bénédiction de rÉglise. A [n ès eelte

cérémonie, imposante comme tuulos les (éréinonies auxquelles se mêle la religion, les seigncui-s et lea députés des villes prêtaient le serment de fidélité.

Nous ne dirons rien des mausolées et des autres monuments sculptés qui se voient dans la cathédrale de Dijon, provenant d'églises supprimées, et transportés dans son enceinte au commencement de ce siècle. La plupart ne se font nullement remarquer par le sentiment religieux ^ et, quoique dus au ciseau d'ailisles cél(>bres et reconitiiaii i tliles sous le rapport de la forme, ils sont à iîks vcua munis mlércssants que la tombe curieuse, aujourd'hui presque effacée, d'Uladislas, roi de Pologne et bénédictin de Saint-Bénigne. Le roi devenu moine est représenté avec les habits de 'son ordre»

au milieu d'oniements gothiques. Nous avons reconnu toutefois que la pierre tombale actuelle est d'un travail moderne,

el n'est que la copie de la dalle lujiéraire i»riiuilive.

Le portail est accompagné, aux deux ailes, de tours parallèles , régidières dans leurs formes, il n'a dans son état actuel, pour décoration, que deux galeries d'un travail élégant. Le trait caraclécistique qui le distingue est le nartbex, qui doit être rapporté à la construction de l'abbé Guillaume, au commencement du xii' siècle. Ia porte est à plein cintre, et ornée des moulures propres à la [téi iode de transition. Le tympan avait été orné de bas- reliefs très-curieux, représentant, entre autres sujets, la naissance de Jésus-Christ et l'adoration des Mages. Ces sculptures, broyées sous le marteau révolutionnaire, ont été, depuis, remplacées par un bas-relief représentant le supplice du diacre premier martyr, exécuté par l'illustre Bouchardon pour le portail de Téglise Saint-Étieunc. Ce travail, quoique assez mal ajusté à la

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CAÏilEUUALES UE FRA.NCE.

place qu il (u ( upe, est une œuvre d*art qui fait honneur au sculpteur français. Les pieds -droits de la porte d*enirée étaient jadis uniéa du statues qui n'ont pu échapper à la destruction : elles repi-ésenlaicnl .siint Pierre, saint Paul, Moïse, siunt Grégoire, le fondateur de i'abbaye, (ionlran et Koberl le Pieux, bienfaiteurs du monastère; enfin- deux reines, dont Tune, en manteau royal, les cheveux nattés» était appuyé sur une patte d*oie , au lien d*un pied humain ^

Tout l'extérieur de Téglisc n*a de remarquable que Funiibrmité, qui semble en iHtc le trait essentiel et le si^^ne particulier. La flèche en cliarpente qui s'élève au-dessus des combles du iranssept est une construction hardie. Sans admettre les éloges pompeux et exagérés dont elle a été l'objet de la part des historiens du pays , qui la placent de beaucoup au-dessus de toutes les aiguilles pyramidales du même genre , on peut la regarder comme une des flèches ogivales les plus renommées après les flèches eu pierre.

1 Cp!Ic bizarrerii", qui cxislait aussi aux «églises Sainl- Pourçaint. en Bourbonnais; «le l'ahljaje de Nesles, en Champagne; Sainl - l'ierre , à Nevers; Sainl-Ccnnain-des-Prte, à Paris, et peut- 6tre ailleurs, a fail lutllre parmi les ttiranto, Montiiiucon, Htm Planeiier, Minon, BuUcl, Mabillon, l'ublié de Bœuf el plusieurs autm, une foule de disierlations, où l'on a dépensé une grande richesse d'érudition à peu près en pure perte. Ui Hêitte aux piêds d'Oùon est loi^ours une énigme.

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