SÉEZ
en ogive, et les autres à plein cikitre. Les premières sont très-aiguës , comme aux feiiètres et aux onyertures du trifo-
rium. Les deux li.uuos qui courbent pour former l'arr oi^ival gardent presque la midinu' du triangle recliligne, tant leur Hexion est peu prononcée ; les arcs semi-circulaires qui enveloppent les trois lenélres à lancettes de la partie supérieuie de la grande nef, sont entourés d'une archivolte composée de moulures toriques. Tout antiquaire instruit reconnaîtra dans cet ensemble une œuvre de la fin du xu* siècle. Les formes sont assez nettement accusées pour que ranalo.erie guide d'une manière rerlaine.
En considérant les v(»ùk*s du ia uef , L-uyement exécutées, soutenues sur de belles uervures arrondies et légèrement élevées à leur sommet , on se rappelle presque involontairement les parties semblables des cathédrales de Poitiers et d'Angers, qui furent construites à la même époque. C'est le même système général, la même distribution, la même simplicité. Les voûtes de la nef de Séez sunt dignes d'éli*e comparées aux meilleures œuvres de ce genre.
L'extérieur de cet édifice, sans èive très -remarquable, n'est cependant pas dépourvu de mouvement. Le frontispice est imposant dans sa sévérité , et curieux par son originalité. Les arcades, à deux étages superposés, qui dominent la voussure de la grande porte d'entrée, méritent Tattention des observateurs. Cette disposition pittoresque, à peu près unique eu France, radicte par la richesse des lii^nes uunibreuses son aspect étrange, en d«'hors des compositions communes. Les deux tours sont surmontées de tlèches aiguës de hauteur inégale; la plus élevée a soîxante-quinse mètres de hauteur.
SAINT-ÉTIENNE