METZ
que du chœur et de la seconde cba rollrilérale. Ce grand ouvrage ne se termina qu'en 1519. Les vilraux du chœur fureni posés en 1521 , 1523 et 1526, par Antoine Bousch, peintre-verrier de Strasbourg. Enfin le monnment fut entièrement achevé en 1546, et, le 24 mai de la même année, l'évèque en fît la dédicace solennelle , accompagné de son dergé, au milieu des Uots d'une umlliUiJe immense répandue dans les nefs.
Dimensions principales de la cathédrale de ^fet/. : longueur, cent vingt-quatre mètres trente centimètres; largeur de la nef, seize mètres; largeur des collatérauz, quatorze mètres soixante^ centimètres; largeur totale, trente mètres soizante-sîx centimètres; liauteur de la nef sous voûte, quarante-quatre mètres liente-trois renlimèlres; hauteur des collatéraux sous voAli', treize mètres. *
Le plan général est en forme de croix latine, mais le traussepl est beaucoup plus rapproché du sanctuaire que dans la plupart des autres cathédrales. Nous avons observé la même disposition à Reims et à Châlon»«ur-Marne. Le chœur empiète sur le reste de Tédifice de toute Vétendue de la croisée. Néanmoins, malgré cette modification an plan universellcmeut adopté, modification qui ne [tarait pas lieureuse, l'intérieur de la cathédrale de Metz pruduil un elfel aduiirahle. La grande nef, surtout, doit être comptée au nombre des plus célèbres vaisseaux de France; son étendue, la prodigieuse hauteur des voûtes, l'espacement des piliers, la lai^ur des fenêtres, la délicatesse et la variété de la décoration, tout se réunit pour en composer un tout très-distingué. Les chapelles absidales, les arcades du rond-point relèvent encore les beautés architecturales par leur ordonnance symétrique et leur perspective pittoresque. Ajoutons à cela d'éiincelantes verrières peintes d'une bonne exécution
m aTllÊDRALES DE FRANCE.
l't bien ron<;erv«''es , cl l'ou pourra coucevoir une idée de la V magnilicence de celte cathédrale.
Pourquoi fant-il maintenant que nous ayons à blâmer les changements faits au siècle demierî L'aire du chœur a tellement été exhaussée, qu'on ne peut y arriver qu'à l'aide de nombreux degrés. Ces degrés forment une saillie semi-drculaîre sur la nef, d*nn eflet désagréable.
Laphipai't des colonnes sont l ylindritpies. ft surmontées de chapiteaux traités avec verve et travaillés avec ce scrupule de la perfection qui ne laisse aucun signe de négligence. La corbeille en est ornée de feuilles élégantes ^ agencées avec grâce. En quelques endroits^ comme aux angles.de rentrecroisement de la nef et du transsept, les piliers sont chargés de Golonnettes à demi enga,:,aes, «jui s'élancent hardiment pour donnet" appui aux arcs-doubloaux et aux nervures de la voûte. A une petite distance au-dessus des ai cades de la nef, on trouve un système de décoration toiil à fait singulier, et dont l'emploi se fit rarement à i'intéiieur des édifices religieux, surtout après le triomphe du style ogival sur le style romano-byzantitt : ce sont des arcades peu étendues et plam cées en série , reposant sur des modillons à figures variées et bizarres.
Les fenêtres qui éclairent lacalliédrale de Metz sont larges et d'une riche éxecution; les ment aux, qui eu divisent l'ouverture en compartiments y sont laçûunés diversement, selon quMls appartiennent au style ogival secondaire ou à la deiv nière période gothique. Ici ce sont les formes arrondies des trèfies, des quatre- feuilles et des rosaces, tandis que plus loin on distingue les figures -capricieuses et tourmentées jiiopres au xv* siècle. La rose épanouie au milieu du portail dVnlrée est une fleur pleine de [lartnin i t de poésie : les riches pétales qui composent sa corolle sont étalés avec une grâce