BAYONNE
vées de la nef ne doivent pas remonter au delà des premières aimées do xv* siècle , comme Pindiquent suffisamment les
caractères plus n'cfiits de raicliilct luro og^ivale prismatique^ et comme K- démonlre le placemeni des annoiries d'Angleterre et celles de France, tellement rapprochées qu'elles doivent se rapporter à Tépoque de 1430, lorsque les prétentions du roi d'Angleterre eurent été confirmées par le faible Charles VI ; alors Técu britannique fut écartelé des trois fleurs de lis. Enfin le clocher, commencé en 1501 , fut continué en 1515 jusqu'en 1544; le pavillon qui le couvre est deieOo.
L'intérieur de la cathédrale de Bayouue ei>l remarquable par la grandeur et l'iiaimnnie. On y reconnaît ce cachet de noblesse propre à l'architecture qui y domine. Les architeoles inconnus de cette œuvre de plusieurs siècles semblent avoir été trop préoccupés des conditions de durée et de stabilité. Ce n*est plus la grâce de Saint^ust de Narbonne et de Sainte-Cécile d'Albi, mais c'est toujours la même feimeté dîms les lignes, la même symétrie dans les coupes. Si les ornements ont été répandus avec une certaine sobriété, ceux qui existent sont traités avec talent. La délicatesse et le fini du travail se font spécialement remarquer dans les découpures de la galerie, les nervures des voûtes, qui sont d*une grande correction, et les roses des deux bras de la croix, qui brillent de toute labeauté des plus riches fleurs gothiques. Il i-»Vne dans tout l'intérieur de cette cathédrale im demijour mystérieux, favorable au renieillemcnt et à la prière.
L'église entière est portée sur deux rangs de piliei-s carrés, dont six se distinguent des autres par leurs fortes proportions : ils ont plus de deux mètres sur chaque face. Plusieurs oolonnettes, groupées autour de la masse des piliers, sont surmontées de chapiteaux variés, à la hauteur du plan d*im-
CATHÉDRALtiS DE FRANCE.
poste des chapelles. Des aièCes ogivales, partant de ehaeon
de ses appuis , s'élancent jusqu'à la clef des voûtes , à une élévation si considérai île. que Ion distingue à peine les médaillons ciselés aux armes d'Angleterre portant les trois léopards. Autour de la nef et du chœur, à la hauteur de la naissance des grandes arcades, marquée par les chapiteaux qui couronnent les pilastres, règne une belle galerie, percée ell6>ni6me d'aiceauz en ogires et décorée de colonnettes et de trèfles. Le triforium ainsi disposé ne serait pss indigne de figurer au nombre des plus ( m ieux du uàème âgej il lui manque seuleuitnl d'être traiispureiit.
Le bas côté de l'église qui s'appuie sur le cloître n'a point de chapelles intérieures. Aussi les collatéraux ofTrent-ils une grande largeur, surtout au chevet, qui a la forme d'un hémicycle, entouré de cinq belles chapeUes absidales semicirculaires. La nef latérale gauche présente un rang de cha- ^les accessoires ; elles font partie du système de oontre-foris destîbésà soutenir rédilii c. Dans la chapelle de Saint-Létm on voit dK«5 sculptures en pierre qui peu\ent être attribuées à la renaissance , et dont les sujets sont assez curieux. On distingue un groupe nombreux d*anges agenouillés, portant des flambeaux; un antre groupe représente quatorze pe^r sonnages qui jouent de divers instruments de musique, où Ton remarque une sorte de violoncelle, une cornemuse et ce qu'on appelle vulgairement un tambonr basque. Dans un encadrement voisin, le Père éternel, dans une posture pleine de majesté, est entouré d'anges qui tiennent des encensoirs , de lions ailés qui figurent les animaux symboliques de l'Apocalypse, et d'une multitude de saints et de bienheureux qui composent la cour céleste. Deux évangélistes, sculptés en haut relief, sont debout à chacune des retombées des archivoltes. Ce travail est riche de détaik et d'expression.