‹ Les plus belles cathédrales de FranceChapitre 71 sur 78 · SAINT-LOUIS · texte numérisé non relu

SAINT-LOUIS

DB BLOI8

Le christianisme fut prêché dès la fin du m" siècle à toutes les cités importantes baignées des eaux de la Loire. Il est probable que la ville de Blois reçut la parole évangélique à la même époque , quoique nous n'ayons aucun document bistorique pour Passurer positivement. Le premier oratoire • chrétien bâti dans son enceinte nous est entièrcnienl inconnu jusqu'au vi' siècle, où Sigebert en fait mention dans sa chronique à l'année 550, et nous apprend qnW était dédié au prince des apùires. Saint Gr^ire de Tours, dont on ne peut s*empècher de citer le nom dans toutes recherches sur nos antiquités historiques , raconte , au livre de la Gkire des eoiifesseurs, comment on transporta à l'église Saint-Pierre de Blois la dépouille mortelle de saint Solenne, l'an 589.

Ce saint évèque (h? Charires, dont le nom fut en grande vénération pendant le moyen mourut, selon la tradition, en 509, à Maillé, aujourd'hui Lnynes, en Touraîne, oh il avait accompagné Glovis, qui Thonorait de sa confiance. Le corps de saint Solenne reposa d'abord dans une église dédiée à Notre-Dame, et qui, plus tard, changea son nom eu celui de Saint-Venant, près de la basilique de saint Martin, à Tours. L'église ayant été ruinée par la fureur des païens, on ignorait le lieu où se trouvaient les saintes reli-

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qucs, lorsque, le i 3 janvier 589, soiis le pontificat de saint (irégoire, Dieu, .ui muyoïi de deux prodii^es éclatants, flt eonnaîtrf l'endmit où étaient les restes de son servileur. Les^ reliques du bienheureux évéque furent transférées à Blois en grande pompe, au nûlieu des populations. La présence de ces reliques et ]a confiance des peuples firent dianger le vocable de Téglise Saint-Fîerre en celui de Saint-Solenne. Ce dernier nom traversa bien des siècles, et fit place enfin à celui de Saint-Louis, que porte la ( athédrale actuelle, coiniTie nous le verrons prochainement, liiois, h cette épotiue, ne possédait pas les honneurs d'un siège épiscopal : le filésois était compris dans le diocèse de Chartres.

Vers Tannée 650, le nombre des fidèles croissant toujours, et la dévotion de saint Solenne attiranjl un nombre considérable de pèlerins à son tombeau, on résolut de rebâtir l'église Saint-Pierre, que quelques auteurs désignent simplement sous le nom de crypie. Cette seconde construction, plus vaste et plus ornée que la première , devenue église paroissiale , eut encore son principal autel dédié à saint Pierre, selon les traditions antiques, qui exigent que les autels soient placés sous l'invocation d*un martyr; mais, dans le langage populaire, le nom de saint Solenne fut seul connu. En lOf 6, cet édifice, ruiné par le temps, et devenu d'ailleurs insuffisant jHiur les besoins du culte, fut reconstruit sur le nu^'uio em- [ilae<^men<, mais dans des proportions plus développées. Pour venir en aide à Vœuvre, que les ressources des fidèles ne pouvaient terminer, Leuthgarde de Vermandois, veuve de Thibault dit le Vieux, et ses enfants Eudes 1*^ et Hugues, archevêque de Bourges, firent des dons considérables , et y fondèrent un chapitre séculier. Le nouveau monument apjvirlenait à la renaiœance de rarchiteclure au ciimmencement du u' siècle, et oU'rait les caractères de cette archi*

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