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coiiiiii de tous les anticjiiaires et des artistes, provient de riiippodrome de Constantinople. Il fit partie du butin des Vénitiens à la prise de la capitale de l’empire d’Orient par les croisés. Les uns rattrilment à l’école romaine et an règne de Néron ; les antres anx Grecs de Chio et à l’école de Lysippe. Suivant les récits les pins accrédités, Auguste le fit prendre à Alexandrie, et en orna l’arc de triomj)lie qui fut érigé à Rome en son honneur. Après avoir été successivement employé à décorer d’antres monuments par Néron, Domitien et Trajan, il fut transj)orté par Constantin sur les rives du Bosphore.
De grandes mosaïques remplissent les renfoncements situés an-dessns des portes d’entrée, ainsi que les pignons supérieurs et les murs dn vestibule. La pins ancienne est dn xiiC siècle. Les portes sont en bronze. Une inscription nous apprend (pi’ime d’elles fut l’œuvre d’nn artiste vénitien nommé Bertnccio, en 1300. An centre dn porticpie , on aperçoit dans le pavé un losange en marl)re rougeâtre , marquant l’endroit où le pape Alexandre III se tenait lorsque l’empereur Frédéric Barberonsse s’humilia devant le vicaire de Jésiis-Christ pour obtenir son pardon , le ^3 juillet 1 177. La présence dn pape à Venise fut nn grand triomphe pour l’Église. Lorsqu’il approcha de cette ville, le doge, le patriarche d’Acpiilée, la population, vinrent à sa rencontre, de sorte (jne la mer disparaissait sons la multitude des navires et des légères gondoles. Le souverain pontife officia solennellement à l’église Saint -Marc. Le moment de la réconciliation de l’empereur avec le pape fut imposant. Le prince, après avoir rendu les honneurs accontiimés