‹ Les plus belles églises du mondeChapitre 42 sur 84 · SAINT-OUEN · texte numérisé non relu

SAINT-OUEN

sente dans la basilique matérielle et faite de main d’homme la cité bienheureuse de Jérusalem, bâtie non de pierres grossières, mais de pierres vivantes; les fondements sont posés sur les vertus des saints, et le bâtiment entier est composé de la société des élus. Moïse, David et Salomon ont élevé au Seigneur des temples qui étaient seulement une figure de la réalité; nous qui contemplons la vérité et qui avons reçu la grâce par Jésus-Christ, nous devons travailler avec plus de zèle à ériger des basiliques agréables à Dieu et parées de dignes ornements. *>

L’abbé de Saint- Ouen suivit un usage qui semble avoir été général au \\\*' siècle. Les administrateurs des églises, qui avaient des travaux extraordinaires à faire exécuter, au lieu de s’en remettre au talent d’un seul architecte, faisaient appel au génie de tous. Un concours était ouvert, et le projet qui réunissait le plus grand nombre de suffrages était adopté. C’est ainsi que plusieurs maîtres, dont la cathédrale de Strasbourg a conservé les dessins dans ses archives, concoururent pour l’exécution du grand portail de cette église, et qu’un architecte de Paris emporta celle du jubé de la cathédrale de Troyes en 1382. Le premier maître de l’œuvre de Saint-Ouen est inconnu; mais l’architecte Alexandre de Herneval, qui dirigea les travaux un siècle plus tard, s’est acquis une juste célébrité. I^’objet de l’acte de 1321 est surtout de régler j)ar des mesures administratives la conduite de rimmense opération dans laquelle la communauté se trouvait engagée. Les sages mesures qui y sont prises nous montrent les moines et les architectes

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