CA THÉ DU A LK
SOUS la puissance de Frédéric, ce prince ne cnil pas pouvoir nnenx récompenser les services de Reinald de Dassèle, archevêque de Cologne, qu’en lui remettant ces restes précieux. On sait que les reliques des saints furent constamment chères à la piété chi*étienne. Les i-oyanmes et les villes s’en disputaient la possession au moyen âge. Heureux et fier du trésor qu’il tenait de la munificence de son souverain, Reinald traversa la Suisse, au milieu des |)opulations accourues sur sou passage à la nouvelle de l’arrivée de la châsse des Mages, descendit le Rhin jusqu’à Remageii, et le laissa entre les mains de Philippe de Heinsherg, prévôt du chapitre. Lui -même se hâta de retourner en Italie. Le 23 juillet 1164, les reliques furent transférées solennellement à la cathédrale de Cologne.
A celte époque, tous les regards de la chrétienté se tournaient vers la Palestine. I.es plus braves chevaliers et des milliers de soldats s’enrôlaient sous la bannière de la croix. Avant de commencer leur périlleux et lointain voyage, les pèlerins armés de l’Allemagne et des contrées voisines accouraient à Cologne au tombeau gloiaeux des Mages, j)riant Dieu de faire luire devant eux une étoile l)rillante (pii les conduisît à Jérusalem, au sépulcre du Christ. L’enthousiasme des croisades, non moins que les libéralités des empereurs, fut la source de dons considérables : les richesses affluèrent. A Fc^xemple des rois de l’Orient, chacun voulait présenter à Dieu son olfrande dans le sanctuaire ou reposaient leurs ossements vénérés. Près de la châsse, alors entourée d’uue grille de fer, on lisait, peut-être, l’in-
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sciiptiüii qu’on y voit acliiellenieiil au-dessus du tronc destiné à recevoir les auniônes des lidèles :
APERTIS THESACRIS ORTÜLERUNT MENERA.
( Ils ouvrirent leurs trésors et offrirenl des présents. )
L’abondance des olïrandes dut faire naître l’idée de reconstruire la cathédrale dans iin style d’architecture alors en faveur, d’autant plus que la dévotion du temps, cpii poussait si fortement les hommes d’armes vers l’Asie, portait également les hommes pacifiques vers la restauration et la décoration des édifices sacrés. L’archevêque Angebert, comte d’Altenaet de Berg, auquel Frédéric H conféra en la dignité de vicaire de l’Empire, en
conçut le premier projet. Déjà les préparatifs se commençaient; on méditait le plan; les matériaux étaient choisis; les ouvriers allaient être convoqués, lorsque l’archevêque, encore à la Heur de l’àge, tomlja sous le fer d’un assassin. Lecomte d’Ysembourg fut le meurtrier ; Angebert avait quarante ans. Ce crime fit échouer l’enti*eprise. Enfin, en 12 48, un violent incendie dévora la cathédrale. Il n’y avait plus à hésiter; on résolut sur-lechamp de reprendre le dessein arrêté par la mort.
Le siège archiépiscopal de Cologne était occupé par Conrad de Hochsteten, prélat d’un esprit hardi, entreprenant, dévoué à la cause de l’Église romaine, jouissant d’une inHuence jusqu’alors sans exemple en Allemagne. Son courage et son obéissance au saint- siège ont été la seule cause des insultes faites à sa mémoire. Il joua un rôle important durant les dissensions qui suivirent la déposition de l’empei’eur Frédéric II par
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le pape Innoeeiit IV, et contribua puissamment à l’éleetion des trois empereurs Henri, Guillaume et Richard. Ce fut durant le siège mis par Guillaume devant Aixla-Chapelle, qui refusait de lui ouvrir ses portes, que rarchevê(jue de Cologne posa solennellement la première pierre de sa cathédrale, le 14 août 1248, veille de la fête de l’Assomption de la sainte Vierge. A cette imposante cérémonie assistèrent : l’empereur Guillaume; Henri, duc de Brabant; Gaultier, duc de Limbourg; Othon, comte de Gueldres; Adolphe, comte de Berg; Thierry, comte de Clèves; Jean d’Avesnes, comte de Hainaut; le cardinal Pierre Capuccio, légat du pape; l’évêque de Liège; et une foule d’autres princes, barons et prélats. Était- il possible de ne pas voir dans cette brillante assemblée le présage de la magnificence d’un monument qui fait le juste orgueil de l’Allemagne? Conrad piddia une bulle du souverain pontife concédant une indulgence d’un an et quarante jours à quiconque concourrait à l’érection et à l’ornement de la nouvelle cathédrale.
Le plan de l’édifice, tracé par un maître dont le nom a longtemps été ignoré, est calqué sur celui de la cathédrale d’Amiens, comme l’a démontré jusqu’à l’évidence M. deVerneilli, habile archéologue français, dans un travail rempli d’aperçus ingénieux et inséré dans les Annales archéolocjiques L La différence des dimensions, plus considérables à Cologne qu’à Amiens,
1 Ce recueil est publié h Paris, sous la direction de M. Didron aîné, depuis l’année 1844.
DE COLor.iNE.
est établie sur une échelle dont les proportions ont été retrouvées. Éblouis par la grandeur du nouvel édiüce, riieureuse combinaison des lignes, la beauté de l’ordonnance, la hardiesse de la structure, l’originalité de la coupole gothique, l’élancement des tiédies, l’élégance du chœur et de l’abside, la régularité de l’ensemble et la variété des détails, les contemporains, frappés en même temps d’une admiration superstitieuse, regardèrent la conception de cette œuvre gigantesque comme supérieure au génie de l’homme , et l’attribuèrent à l’intervention du démon.
L’archevêque, dit la légende de Cologne, mande le maître le plus renommé ès œuvres de maçonnerie , et lui dit en présence de nombreux témoins qu’il veut faire bâtir le plus vaste et le plus somptueux édifice qu’il soit possible d’imaginer. 11 montre à l’artiste des trésors accumulés, ressources inépuisables qui garantissent l’avenir. L’habile prélat n’omet rien de ce qui peut exalter l’imagination et stimuler le génie : il fait l)riller et la gloire et la fortune; il montre et les applaudissements de la foule, et l’estime des gens instruits , et la noble po[)ularité de son nom , qui sera répété jusque dans la postérité la j)lus reculée. L’architecte répond : « Monseigneur, vos désirs seront 'accomplis. » Lorsqu’il prononça ces mots, on vit un éclair sortir de ses yeux et des lueurs étranges illuminer son front.
Chaque jour, dès (jue les premiers rayons de l’aurore dissipent les ténèbres de la nuit, le maître maçon vient s’asseoir sur les rives du Rhin, absorbé dans ses pensées, s’abandonnant librement au cours de ses rêveries,
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le regard fixé sur les ondes fugitives du fleuve. Aucune distraction ne l’arrache à la contemplation intérieure qui le ravit. Les traits immobiles de son visage se couvrent parfois d’un nuage de tristesse. Après plusieurs jours de méditations pénibles, le découragement fait pâlir peu à peu et menace même d’éteindre le feu (pii bride au fond de son âme. Malgré tous ses efforts, l’image (pi’il poursuit avec tant d’ardeur ne se dessine ({ue d’une manière vague et confuse. En vain cherchet-il à fixer sur des (al)lettes les visions (jui flottent devant son regard; en vain veut-il coordonner les lignes (pie sa j)ensée audacieuse trace dans l’espace. Le plan est vulgaire; les lignes s’ajustent mal; l’ensemble est détestable. Comment donc créer le chef-d’œuvre |)romis à rai’chevêcpie ?
En jour, un petit vieillard au visage sec et ridé, à la démarche hésitante, vient se placer silencieusement auprès de l’architecte. De temps en temps il le regarde d’un air nuapieur, semblant jouir de son embarras. Lne toux sèche déchire son gosier et attire paifois l’attention de l’artiste, confus et désespéré. Alors le vieillard trace sur le sable, à l’aide d’une longue bagueth', des lignes (pii s’eflâcent aussit(jt. « Voilà le plan que je rêve ! » s’écrie l’artiste. Mais sa mémoire fait d’inutiles eflbrts pour retrouver l’apparition qu’il a entrevue. Tout s’est évanoui comme une légère vapeur ({ui monte au ciel sans laisser le moindre vestige de son passage. Le vieillard recommence ses opérations fantasti(]iies. Le pauvre artiste, haletant, hors de lui, suit tous les mouvements de la baguette; en })roie à
couM'.M'.
une fascination irrésistible, il ne peut détourner tes yeux du tableau magicjue qui paraît et disparaît sans cesse. Un profond soupir s’échaj)pe de sa poitrine. « Tu voudrais bien avoir ce plan, lui dit rinconnu. — Je te le paierai, répond rarchitecte, le |)rix (pie tu voudras; je t’otfre tout ce (pie je possède. » l.e vieillard s'assied tranquillement et continue: « Je te le donnerai. Le rnonuinent (pie tu élèveras sera l’objet de l’envie et fera le désespoir de tous tes successeurs. Ton œuvre excitera l’admiration de tous les siècles à venir. Ton nom sera vanté [)ar toute la terre. En outre, tu jouiras des richesses, des honneurs et des plaisirs. Ta vie sera citée (‘ornme la plus heureuse. Tous tes désirs seront satisfaits. En échange de tant de biens, quand ta dernière heure sonnera, je te demande seulement ton ame!... » A ce dernier mot, l’artiste frémit; il a reconnu le démon. Sans réfléchir davantage , il fait le signe de la croix ; tout a disparu.
Retiré dans son humble demeure, le maître se seul dévoré de la lièvre. Le sommeil fuit sa [laupière; mille chimères traversent son cerveau fatigué. La tentation se présente; il la repousse. Le triste sentiment de son impuissance renaît, et le plonge dans le désespoir.
Après une nuit agitée, l’artiste reprend sa place ordinaire au bord du Rhin. Son labeur est toujours ingrat; son esprit engourdi n’a que des perceptions obscures. Ah! qui lui rendra ses ailes de feu pour le transporter dans le monde sublime où le génie con(*oit et enfante des chefs-d’œuvre? Jamais son imagination n’a été plus froide; il siux'ombe!
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Soudain le tentateur est à ses cotés. « J’accepte tes conditions, dit le maître maçon en baissant les yeux. — Demain, à minuit, répliqua Satan, à cette même place, je t’apporterai le plan de la cathédrale, et le pacte (pie tu signeras de ton sang. »
L’artiste remonta tristement vers la ville, partagé entre le remords et les rêves de l’ambition. Jamais liomme ne fut tourmenté plus horriblement. « Damnation! damnation éternelle! » murmurait-il sans cesse. Le remords à la fin l’emporte dans sa conscience. Avant l’heure du fatal rendez-vous , il confie tout à son confesseur. Ne serait-ce pas un tour fameux, pense celui-ci, (pie de tromper Satan lui -même? « Vous irez au lieu marqué, dit-il; vous prendrez d’abord le plan, et vous ferez ensuite usage de l’objet que je vous confie; soyez sans crainte. » L’architecte, en effet, se trouve bientôt en présence de son redoutable ennemi. Prompt comme l’éclair, d’une main il s’empare du plan de la cathédrale, et de l’autre il élève le petit reli(juaire de son confesseur : c’était un fragment de la vraie croix. « Je suis vaincu, rugit Satan en reculant malgré lui; mais tu tireras peu de profit de ta trahison; ton nom sera inconnu , et ton œuvre restera inachevée. »
Telle est la légende de Cologne; elle ressemble beaucoup à celle d’Aix-la-Chapelle. Nous l’avons rapportée comme un exemple des récits populaires inventés au moyen âge, et comme l’expression de l’idée de supériorité qu’on attachait alors au monument de Cologne.
Lorsque l’archevêque Conrad de Hochsteten eut jeté les fondements de sa cathédrale, les dons arrivèrent en
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aholulance ; les princes luttaient de libéralité. L’arclievê(jiie et la ville s’imposèrent avec un égal eni[)resseinent. Aussi, pendant les premières années , les travaux tnrent-ils poussés avec une ardeur incroyable. Mallieurensement la discorde se mit entre le prélat et les habitants; des luttes déplorables en furent la consé([uence; la construction en ressentit le contre-coii|). Le zèle ne larda pas à se refroidir. Après la mort de Conrad, survenue en 1*261, son successeur Angelbert de Falkembonrg, par suite des mêmes démêlés, se retira à Bonn. L’arclievê(|iie Sigefroi de Westerbonrg, de 12!7o à 1^98, se trouva aussi jeté dans de sanglants démêlés au sujet de la succession du comté de Limboiirg. Ces dissensions intestines entravèrent et même arrêtèrent les travaux. Le trésor fut dissipé sans profit; la guerre consuma les ressources destinées à un plus noble emploi.
Le xnC siècle, si fécond en grandes œuvres, ne Unira pas avant que les travaux reçoivent une vive impulsion de l’arclievêque Wichbold de Holte. C’est jiour l’édifice comme une ère nouvelle. L’espérance , grâce au calme dont on jouit, fait renaître cette activité persévérante, plus propre encore que renthousiasme à produire des œuvres solides et grandioses. Les dons ne font pas défaut. On organise une confrérie en l’honneur de saint Pierre, patron de la cathédrale; les membres de cette pieuse association prennent rengagement de fournir chaijue année des sommes assez considérables. Vn essaim d’ouvriers diligents entoure le batiment. Mille liruits confus remplissent l’air, comme le bourdonnement des abeilles au travail. Les durs ma-
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tériaux arrachés aux rochers du Drakenfels , Tune des sept montagnes, sont transportés à l’aide des bateaux du Rhin, et |)rennent sous le marteau et le ciseau des formes élégantes et variées. L’œuvre se continue sans relâche. Déjà les hautes voûtes du chœur dessinent leurs courbes savantes ; les fenêtres se garnissent de légers meneaux; les nefs absidales s’ouvrent à la circulation. Enfin en I33Î2, le 27 septembre, fête des saints martyrs Corne et Damien , anniversaire de la dédicace de l’église fondée par Hildebold, le chœur et les chapelles du sanctuaire furent consacrés, au milieu d’une aflluence semblable à celle (pi’on avait vue soixante-quatorze ans auj)aravant, à la pose de la première pierre, (œtte nouvelle dédicace eut lieu sous rarchevêqne Henri de Virnebourg, issu de cette famille (jui devait fournir un conqiagnon au dernier ex[)loit de Jean l’Aveugle, ce vrai miroir de fidélité et d’honneur'.
A|)rès rachèvement du chœur, on entreprit l’érection du transsept, de la nef, du portail et des clochers. La division, les luîtes, la dilapidation des fonds, paralysèrent tro|) souvent encore les volontés et les bras. Repris et abandonnés plusieurs fois, les travaux marchaient avec une exti’ême lenteui* et beaucoup d’irrégularité. Les aumônes des fidèles s’épuisèrent. Enfin, au regret de la chrétienté entièi'e, vers le commencement du \m'‘ siècle, les ateliers étaient dései’ts, les ouvriei’s dispersés. Bientôt la prétendue réforme de Luther bou-
• M. le baron Kenliuaiid de Roisin, Mémoires de la Société des Antiffuaires de Picardie, tom. VU.
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lovorsa l’Alleniagne. La plupart des (Mahlissenients religieux disparurent dans eette révolution; les autres lurent dépouillés de leurs propriétés. La rélorine lui le prétexte; le partage des biens eeclésiastifpies et la sécularisation des monastères, sans parler des intrigues politi(pies, étaient la vraie cause des rnouvements (pii agitèrent et ensanglantèrent le milieu du xvé’ siècle. J.à, comme toujours el pai’tout, le [)euj)le lut un instrument; la noblesse seule, fortement constituée et d’ailleurs respectée par les premiers réformateurs, prolita des dépouilles des niais(3ns ecclésiasticpies. « Trésors d’églises et de couvents, disait Mélanchtlion, les électeurs gardent tout. » Cette épocpie fut loin d’être favorable à la continualion des vastes entreprises des âges de foi. On put croire dès lors que la cathédrale de Cologne était délaissée à jamais.
Les intempéries des saisons transformèrent [iromptement en ruines les murailles inachevées. A peine les ressources du chapitre sulfisaient-elles aux réparations les plus urgentes. Le mal empirait sans cesse. Il n’était [)as impossilile de prévoir le moment où la merveille du Rhin s’écroulerait inévitalilement. La révolution française , en lançant ses armées fougueuses sur les [irovinces rhénanes , semblait devoir en consommer la destruction. L’église métropolitaine de Cologne, abandonnée par les chanoines, profanée [>ar l’impiété, fui livrée à d’ignobles usages. L’excès de l’outrage fut peutêtre la cause qui hâta la restauration. Tout le monde gémissait des indignités commises emers un sanctuaire si vénérable, cpie le mérite artisticpie recommandail ,
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en outre, à l’attention des p:ens inslrnits. Napoléon I" s’émiit à la vue de ce grand inoniiinent sur le point de passer à l’état de ruine pittores(iue , selon l’ex])ression (rnn agent du gonvernenient français. L’einperenr fit exécuter (jnekpies travaux. Si ces j)reinières tentatives étaient de beaucoup insullisantes pour réparer tant de désastres, elles furent an moins le point d’arrêt dans la inarclie du vandalisme. ï.e signal des réparations était donné. Ajoutons (pie le retour vers l’étude des momiments du moyen Age, (pii fera riionneiir du xix** si(Vle, en inspirant un vif enthousiasme pour des œuvres tiop longtemps dédaignées, attira une foule d’admirateurs autour d(‘ l'édifice des Conrad de Hoclisteten et des Henri de Virneboiirg. Les archéologues allemands, en tète desipiels se place le savant Siiljiice Hoisserée, par des (‘(*i‘its éloipients , et surtout en évo(piant les vieux soiiveniis de gloire nationale, réussirent à |)assionner ropinion pul)li(|ue. La victoire était gagnée: on résolut de restaurer la cathédrale de (k)logne. I)(‘s le début de l’œuvre réparatrice, un immense cri retentit sur les lives catholiipies du Rhin : « Achevons la cathédrale de ("ologne! » Ce cri trouva un é‘cho même dans les cœurs jirotcstants, et se répéta jiisipie sur les bords de l’Oder et du Danube. L’honneur de la patrie et l’amour d(‘s arts domincM'ent les autres sentiments. Des associations s’organisèrent s|)ontanément. L’élan fut irrésistible. Le 10 février 18i2, les bourdons, de leur voix sonor(‘, aj)|)elaient la foule sous les voûtes de la cathédrale ; un chœur de deux cents musiciens chantait un hynine de triomphe ; cimj mille |)er-
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