I)K BU H G OS
caractère de la tête de la Vierge est (‘liarmant. Notons ici, en passant, que le culte de la sainte Vierge a fait éclore en Espagne , comme en Italie , une fouie d’œnvres d’art aussi remanjiiables par la beauté de la forme, la correction du dessin, la perfection du coloris, que par la dignité, la douceur, la pureté, la noblesse de l'expression.
Nous ne continuerons [)as rénnmération des magniliques ouvrages d’art qui remplissent l’église mélropolitaine de Burgos. Une description abrégée ressemble trop à un catalogue. On nous adresserait cependant un juste reproche si nous passions sous silence le monument élevé en rhonnenr d’Alonso de Carthagène, l’éminent historien , qui , en 1 435 , monta sur le trône épiscopal de Burgos, où il a joui de la réputation d’un évêque instruit, pieux et zélé.
11 faut le dire, en finissant, le plus précieux ornement de Notre-Dame de Burgos, comme de la plupart des églises d’Espagne , c’est la dévotion des fidèles. Les descendants des Castillans qui se battirent avec tant de courage et de persévérance contre les Mores, qui avaient envahi les plus belles provinces de leur belle patrie , n’ont pas tons oublié la noble devise de leurs pères : LEALTAi) Y AMOR DE Dios ( loyauté et amour de Dieu ).
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CATHÉDRALE
DE CORDOlJE
O U S la domination des Mores, Cordone fut TAthènes de l’Andalousie , la îiourrice de la science et le berceau des vaillants capitaines ^ suivant les expressions emphatiques des écrivains arabes. Les Carthaginois l’avaient jadis surnommée la perle du Midi, et les Romains, après l’avoir conquise et repeuplée, rappelèrent la cité patricienne. Quand les Goths s’en rendirent maîtres, Jfi Cordoue fut pour eux la ville sainte et savante. Un ^ de ses plus illustres évêques , Osius , confessa la foi durant la persécution de Maximien -Hercule , devint l’ami de Constantin , et présida le fameux concile de Nicée. La science ecclésiastique y lloi'issait depuis de longs siècles, avant qu’Avenzoar et Averroës y en-
CATHÉDRALE
seigiiassont la médecine et la philosophie. Les Arabes, vainqueurs, trouvèrent dans cette ville célèbre les traditions d’une civilisation déjà formée , qui les dominèrent pins (pi’on ne l’a pensé communément. Leurs artistes furent plutôt d’adroits copistes, d’ingénieux imitateurs, que d'habiles inventeurs. S’ils passent pour avoir perfectionné la décoration des monuments religieux, d’on la statuaire était bannie, en dessinant ces arabesques élégantes dont les enroulements capricieux montrent tant de goût et d'imagination, il ne faut ])as oublier cpie ce système d’ornements avait été singulièrement développé par les Grecs sous la persécution des empereurs iconoclastes. En comparant les édifices moresques de l’Espagne, les plus brillants qui existent en ce genre, avec les curieuses constructions byzantines, des archéologues instruits, tels que MM. Girault de Prangey , Swinburn et Wiebeking, ont démontré que les éléments de leur architecture et l’ordonnance même de leurs principaux bâtiments étaient empruntés à l’art de Byzance. Au commencement du ix"* siècle , lin échange de relations amicales existait entre Cordoue et Constantinople. Les historiens ont remarqué que l’amour du faste et de la magnificence fit de grands progrès en Espagne, surtout à la suite des ambassades qui visitèrent la ville impériale et les merveilles du Bosphore L
S’il faut en croire les écrivains espagnols, la cathédrale primitive de (Cordoue fut bâtie sur l’emplacement
I Ciiiaiilt (le lHanp:ey, /vv.w/ sur l'urrhilariurr des Aruhes, [i. 5Ü.
iWiu temple dédie à Janus. La mosquée usur[)a la place de l’église chrétienne, consacrée à saint Georges. Kn purifiant la mosquée pour y rétablir le siège épiscopal, les chrétiens rentrèrent, par droit de compièle, en possession d’un bien dont les avait jadis dépouillés la conquête. Il faut avouer toutefois que la Mezquila ^ a fait subir une étrange transformation à la modeste basilicpie de Saint-Georges.
Lorscpie la domination des Arabes se consolida dans les provinces méridionales de l’Espagne, de nombreux monuments existaient dans les principales villes de la péninsule : les uns , à moitié ruinés , remontaient an temps de l’empire romain; les autres, bien conservés, étaient dus à des mains chrétiennes. Les Mores furent frappés d’étonnement à la vue de ces édifices. Les aqueducs avec leurs longues lignes d’arcades , les ponts jetés hardiment sur les fleuves et les rivières, unissant les rives opposées à l’aide d’une large voie d’une solidité inébranlable, leur semblaient, au rapport des historiens, un ouvrage au-dessus des forces humaines et digne des génies. Le premier objet de leur ambition fut de les imiter. Abdéranie, rauteur de l’indépendance des califes d’Espagne, résolut, en 786, de bâtir ii Cordoue une mosquée propre à faire oublier à ses sujets le temple de la Mecque, et supérieure à celles d’Omar à Jérusalem , de Damas, et même de Bagdad. Il en traça lui-même le plan. Pour exciter l’activité des ouvriers, il y travailla de ses mains, dit-on, une heure chaque
! C’est ainsi <]ue les Espagnols appellent la cathédrale de Cordoue.
CATIIÉDHALK
jour. L’exemple du souverain produisit un véritable enthousiasme : l’œuvre avançait comme par enchantement. Mais, enlevé par une mort prématurée en 788, deux ans après l’ouverture des travaux , le fondateur laissa son entreprise imparfaite. Hescham, son fils, ne lecula devant aucune dépense pour l’achever; il mourut aussi sans avoir le plaisir de mettre la dernière main à ce superbe édifice. Abdérame II termina la majeure partie des bâtiments, et Hachem II exécuta les embellissements, en 9 65. La cour de ce dernier calife fut le rendez-vous des artistes et des littérateurs. Grâce à sa protection , l’industrie fit des progrès rapides. Les splendides produits de l’industrie byzantine sont égalés, sont même surpassés par ceux des artisans de Cordoue. Les lapis, les soieries et les cuirs de Cordoue sont recherchés en Europe et en Asie comme le suprême effort du gont, de la richesse et du luxe. Hachem consacra des sommes énormes à la décoration de la mosquée. On raconte qu’il aimait à encourager de sa présence le labeur persévérant des artistes , et à seconder les tentatives de leur génie. Plusieurs inscriptions attestent la munificence de ce calife vaillante! lettré.
L’accroissement de la population de Cordoue et l’afllnence extraordinaire des pèlerins nécessitèrent l’agrandissement de la mosquée. Le calife El - Mansour ou Almanzor entreprit cet ouvrage en 988. La puissance moresque était alors en pleine vigueur; jamais les califes d’Espagne n’atteignirent dans la suite à un semblable état de prospérité. Almanzor déploya dans l’exécution de son dessein des ressources prodigieuses. Ses cou-
DK COHiMMiK.
teni|)orains ne tarissent pas d éloges. Cette addition eependant rompit rordonnance de l’éditiee primitif, an- (piel elle s’ajuste mal.
Telle est l’iiistoire sommaire de la eonstrnclion de la célèbre mosquée de Cordoue, le monument des Ahdérames, l’œuvre la mieux eonservée, avec l’Alhambra de Grenade , de l’art morescpie en Kspagne. Dès le eommencement du xi® siècle, et lorsque la Mezquila brillait de tout son éclat, la force des califes déclina rapidement. La jalousie et les divisions (pi’elle engendra occasionnèrent le partage du pouvoir souverain entre» [)lusieurs chefs indépendants les uns des autres. Ce fui pour les musulmans une cause de faiblesse dont les chrétiens surent profiter. Les Espagnols, fidèles à leur foi et à leurs princes, avaient soutenu durant des siècles une lutte trop souvent malheureuse contre les envahisseurs de leur patrie. Jamais cependant ils ne perdireni l’espérance. Leur courage chevaleresque sera cité jusqu’à la fin du monde comme un exenq)le de ce que peut le sentiment patrioti(iue animé par la religion. Tant de sang répandu pour une si noble cause devail obtenir sa récompense. La croisade contre les infidèles d’Espagne avait conduit de nombreux soldats sous les drapeaux des braves descendants de Pélage. Le 30 juillet D235, fête de la Commémoration de saint Paul, apôtre des gentils, le roi Ferdinand fait son enlrée triomphale à Cordoue. L’armée j)énètre dans la mosquée aux cris mille fois répétés de « Victoire! » La croix remplace le croissant; la Mezquita devient la cathédrale de Cordoue.
CATHÉDRALE
La mos(|üée, consacrée au culte catholique, ne subit aucune altération considérable jus(|u’en 15^6, é[)0(|iie où la construction du chœur et du sanctuaire changea la symétrie de Tédifice. Ceux (|ui commirent ces maladroites modifications ne furent arrêtés ni par la valeur ajtisticpie d’un monument unicjue an monde, ni j)ar les représentations des habitants de Cordone, désireux de garder intact ce vieux monument d’une civilisation étj*angère et vaincue. Charles-Qninl consentit à l’exécution des travaux (pii dénaturèrent sans profit l’œuvre primitive; il en exprima pnbli(piement ses regrets, lors(pi’il vit l’édifice de Cordone, dont il ignorait la grandeur et la magnificence. Ces regrets furent stériles; il était trop tard. « Vous faites, dit le l’oi, ce (jiii existe paiTont, et vous avez défait ce (pii n’existait nulle part. »
Depuis le xvC siècle jusqu’à nos jours, à part de légères additions, la Mezqnita est restée dans le même état. Elle montre aux étrangers émerveillés ses nefs allongées, sa forêt de piliers, ses arcades superposées, ses arceaux à plusieurs lobes on en fer à cheval, ses ornements capricieux, ses inscriptions aralies. Les huit cents colonnes, jadis pins nombrcmses, (pi’on y voit encore, sont pour la plupart de marbres choisis; (piel- (pies-nnes sont en jaspe, en porphyre, en granit et en vert anti(pie; il y a des fûts lisses, d’antres ont des (*annelnres à C()tes on des cannelures torses. Ces colonnes ont été arraclu'es aux monuments anti(pies de rAfri(pie, de l’Espagne et des Canles; cent (]iiinze, dit-on, furent empoiTées de Narbonne et de Nîmes,
I)K COMDOLl-:.
soixanle de Séville el de Tarragone : l’eiiiperem' Léon en envoya eeni (jiiaraïUe de Constantinople.
î.e plan de la mosquée d’Ahdéraine laisse eidrevoir à nn œil exercé les dispositions delà hasiTapie romaine, avec le parvis, la nef princi[)ale accom[)agnée d’ailes noml)renses, et l’ahside on le sanctuaire. Celte (piantité de collatéraux fornie le trait distinctif du monumeni arabe de Coivlone : elle était nécessaire sans doiile aux assemblées religieuses [)résidées par le calife, |)uis(pie d’autres ailes furent encore ajoutées aux premièi*es , lors(|ue la foule des assistants devint plus considérable. La Mez(piita n’a pas moins de onze larges nefs, dans la direction du nord au midi, et de trente- trois petites nefs, allant de l’est à l’ouest. Il en résulte un vaste quinconce, où la j)ers])ective produit un etfel des plus pittoresques. La vue s’égare à travers ces colonnes, dont les longues lignes se perdent dans un demi-jour vaporeux. L’édilice entier, en y comprenani le parvis, entouré de porti(pies, présente la forme d’un rectangle, long d’environ cent soixante-deux mètres et large de cent vingt- trois.
La cathédrale de Cordoue est située sur le penchani d’une colline dont les eaux du Guadalquivir baignenl le pied. Elle est entièrement isolée, ce (jui conlril)ue à faire ressortir la masse imposante du bâtiment. Les murs extérieurs, peu élevés, affermis à l’aide de contreforts et couronnés de créneaux , donnent à l’éditice l’aspect d’une forteresse plutôt que d’un temple. Du côté du lleuve, les soubassements sont gigantes(pies el ressemblenl aux consti uclions cycloj)éennes.
CATHÊDRAl.E
Entre la plupart des contre- torts se trouvaient des portes, accompagnées de niches et de fenêtres percées ou simulées. Ces fenêtres étaient garnies de tables de |)ierre transparente ou de marbre, évidées et sculptées de manière à formel* une espèce de treillis, à travers lequel passait une lumière adoucie et un air frais. Des monuments antiques cet usage se transmit aux premiers éditices chrétiens et aux églises byzantines. Du côté de l’orient, les portes de la mosquée sont décorées avec une extrême recherche, les ornements sont en marbre, en sluc et en terre cuite, entremêlés de mosaupies en faïence et d’inscriptions arabes. Cette décoration est aussi solide (pie délicate : exposée à toutes les injures des saisons depuis huit cents ans, elle est à peine endommagée. Rien ne saurait donner une idée exacte de ces ajustements variés à l’infini. L’harmonie iTgne entre toutes les lignes. On serait tenté [larfois de comparer ces légères arabesques au tissu le plus délicat , dont les fils entremêlés avec art auraient été fixés sur la pierre et le marbre. 11 n’existe plus aujourd’hui que dix-sept jiortes, dont douze sont condamnées; dans l’origine, il y en avait vingt et une. Plusieurs étaient réservées aux femmes, qui occupaient à l’intérieur de la mosquée des galeries ou nefs séparées.
Au milieu du parvis jaillissait une fontaine dont les eaux abondantes servaient aux ablutions des musulmans. Des palmiers, des orangers, des citronniers el des cyprès, formant un épais ombrage et répandant au loin leurs parfums, faisaient de la cour une espèce de jardin enchanté. Cette enceinte est, pour ainsi dire,
])K CORDOIJK.
siis[)endiie en l’air, ear elle* s’étend an -dessus d’une vaste eiterne dont les vontes reposent sni‘ des piliers en [)ierre de taille.
(( Lorscjii’on pénètre pour la |)remière t'ois dans la Mezqnita, disent .MM. Villa Ainil et Escosnra , l’im[)ression, à la vue de cet anti({iie sanctuaire de F Islam, est indéfinissal)le , et n’a anciin ra|)port avec les sensations que cause ordinairement l’aspect des antres œuvres d’arcliitectiire. En etïèt, l’ensemble oiïre d’abord à l’œil étonné l’apparence d’une grande forêt de pierre et de marbre. Ajoutez à cela la perspective étrange de ces nefs innombrables (|ui se croisent en tout sens : la multitude des colonnes de même hauteur, la légèreté des arcades, la forme inusitée de l’arc en fer h cheval, la profusion des ornements, les reflets de la lumière sur les surfaces irisées des jaspes et des marbres , la solitude qui règne dans cette immense enceinte, tout se réunit pour éblouir l’œil et l’imagination. Lorsque la [)remière émotion est calmée, le plan de l’édifice se montre dans ses dimensions colossales; l’esprit se rend compte de la simplicité de l’ordonnance générale , de la beauté du travail, de la richesse des matériaux, de la variété infinie des détails. La nef principale donne accès au sanctuaire, étincelant d’or, de pourpre et d’azur: là était enfermé le Coran. A côté se tenait le calife, dans une espèce de chapelle somptueusement décorée L »
r.a partie supérieure qui surmontait les nefs et couvrait l’édifice est sans contredit celle qui a le plus
1 Villa Ainil et Kscosura, Espnynr nrtisfù/iw et monumcntalp.
CATIIKDRALK
soutlci't, el celle aussi (jiii a conservé le moins de traces (le Félat [)rimitif. On sait (|n’an temps des Arabes elle était chargée d’ornements en accord avec ceux dn reste de l’éditice. Des charpentes en bois choisis, peintes el scnlpiées, soutenaient les toits. Chacpie nef avait une charj)ente s})écialc ; des traverses ajustées avec habileté reliaient ensemble ces ouvrages, dont le modèle n'existait nulle part. En 1713, les poutres vermoidnes menacaient mine; on construisit à cette ét)0(jne les voûtes en bri(pie qui couvrent la cathédrale. M. Giraidt de Prangey, guidé par ses connaissances archéologitpies et l’instinct (pii ne trompe guère les anti(piaires érudits el zélés, a reti*oiivé des fragments de la charpente primitive sidlisants |)onr en faii'e comprendre le système el la décoration. Les anciens historiens raj)portent (jii’elle élait composée nnicpiemenl de bois de mélèze, autrefois fort commun sur les bords dn (jnadahpiivir, et exhalani une odeur pins agréable (pi’ancnne antre espè(‘e d’arbi’e aromatiipie.
Si l’on voulait décrire avec (piehpie étendue les ornements (pii subsistent en si grand nombre dans la mos- (piée de (à)rdone, il faudrait un volume entier. Qn’on se figure les formes les |)his élégantes et les pins originales, les feuillages, les tlenrons, les bandelettes, les enroulements les |)bis gracieux, les entrelacs les pins cornpli(piés; (pi’on y ajoute de longues inscriptions arabes dont les caractères semblent groupés uniquement suivant les inspirations dn ca[)i*ice; mélangez l’or, la pourpre, l’aznr et les mille nuances (pii ont un cor[)s sons le j)incean de Tartisle, mais (pii n’ont pas de nom
i)i: cokdolm:.
dans lo langage, el Ton aura oncore une idée inipai-failo de la inagiiitieenee (te la fameuse Mezcjuila. Les éloges des liistorieus el des voyageurs rcssemhleul prescjue aux poésies de l’Orieut, où riniagiuation emhellil loiil, monumenls et ])aysages, où les houiuH's et les setmes lùstori(pies oui une grandeur (pie la ualiire leur a refusée. Leurs récits ec']>eudaut ne sont empreints d’aueuue exagération.
Si rarchiteelure de Lédiliee uiores(pie esl si remar- (piahle; si l’elfet en est si [)i(piau( lors(pi’ou se ra[)pelle raueienne splendeur des asseiulilées présidées par les califes, riiu[)ressiou n’est pas moins vive aujourd’luù, lors([u’on entre le soir dans la cathédrale, (Vlairée de lampes sans nombre, an bruit harmonieux de l’orgue et an chant des [isanmes. Comme jadis les Hébreux s’enrichirent des dépouilles de l’Égyjite, ainsi le culte eatholi(pie déploie maintenant la pompe de ses cérémonies augustes dans les nefs parées des dépouilles du Coran. La croix brille dans tontes les parties de l’enceinte comme le symbole de la victoire (pie le christianisme a remportée sur la civilisation païenne, sni’ reni|)ire vohpitiienx des Abdérames, sur le culte du faux prophète! L’image de la sainte Vierge se dresse aussi dans ce temple; les catholi([ues , fidèles héritiers des traditions de la [irimitive Église, savent (pie par la toute- [Hiissante inteiression de la Mère de Dieu les hérésies ont été vaiiumes et tenassées. Nous aimons à reconnaître et à juoclamer (pie rimocation de Marie, notre avocate aiipiùs de son divin fils, est la source des grâces les plus jirécienses. (Comment oublieiions-
C ATHÉDR \LE f)E CORDOUE.
nous la pieuse croyanee qui nous apprend (pie le premier autel dédié à Celle (pie tons les siècles appelleront hienhenrense, a été élevé dans la ville de Cordone dès les temps apostoliques?
Le sanctuaire et le chœur, construits an xvC siècle, formant liors-d’œnvre , seraient dignes d’admiration s’ils étaient placés ailleurs. Hernan Rniz en fut l’architecte. On ne peut s’em[)êcher de signaler les stalles des chanoines, d’nn travail vraiment prodigieux. Le scnlptenr employa dix années à exécuter ces lieanx sièges et à y placer (piantité de bas-reliefs dignes des maîtres les pins célèbres. Parmi les tombes, nous remainpierons celle du roi Alphonse, prince vaillant, le héros de Tarifa et d’Algésiras, et celle du cardinal Pierre de Salazar, mort en ITOb.
lœ [)èlerin catlioliqne ne (piittera pas la .Mez(piita sans vénérer la statue honorée dans la chapelle de Villaviciosa. C’est une image de la Vierge apportée du Portugal et célèbre par les miracles dont Dieu a récompensé la foi de ceux (pii Ini ont offert leurs prières par l’entremise de sa Mère.
S.\I\T-[SAAC, A SAIM-l-LTKRSIiOUHd.