SAINT-ISAAC, A SAINT-PÉTEKSBOÜRG
race, les Invalides, rAssoinption
b fl ki^aiiiLc - ijeiieviève. Londres, que le schisme et riiérésie ont séparé de Home, a rebâti l’église Saint-Paul, dont il est aujourd’hui si lier. Saint-Pétersbourg, la capitale de l’empire grec schismatique, a voulu aussi élever une église â coupole sous le titre de
UAND Home eut achevé la grande coupole de Saint-Pierre , le monde
^ modernes à coupole. Paris mon-
construction , ne se contenta pas ® de l’admirer, il voulut l’imiter.
«De là l’origine de tant d’églises
I' chrétien, étonné de la hardiesse et du caractère imposant de cette
s\iNTi:-r.KM:vih]vi:.
Saint-lsaac. Il faut eu eonveuir, tous ees édilices, malgré la pompe de leur arcliitecture , sont froids comme la copie d’une œuvre d’art. On aura beau vanter la régularité du système d’appareil, la perfection des voûtes, la hauteur des colonnes, la science qui a présidé à la disposition du plan et à l’exécution de chaque partie; l’inspiration manque, et rien ne peut faire oublier l’absence de l’inspiration.
L’église Sainte-Geneviève fut conimencée en ITG I; le roi Louis XV en |)osa la première pierre. Elle s’éleva sur remj)lacement de l’anticpie basilique des Saints-Apôtres, aussi vieille que la monarchie française, dédiée, dans le ix** siècle, à l’humble bergère patronne de Paris, et rebâtie dans le xlu^ Clovis et sainte Clotilde en furent les premiers fondateurs; leurs corps y reposèrent à côté de celui de sainte (jeneviève , et de ceux de saint Prudence et de saint Céran , évêques de Paris. C’est là que saint Grégoire de Tours donna un si noljle exemple de fermeté et de sainte indépendance dans le procès intenté [)ar Chilpéric, à l’instigation de Frédégonde, contre saint Pi*étextat, évêque de Rouen, cjui avait béni le mariage de Mérovée avec Rrunehaut. Gi'égoire soutint sans liésiler la cause du droit contre la force. Chacun connaît le sort des personnages qui parurent dans cette triste alfaire: saint Prétextât fut poignardé; Mérovée, poursuivi par des haines implacables, aima mieux se faire percer la poitrine par l’épée d’un de ses serviteurs que de tomber entre les mains d’un père aveugle et d’une mai’âtre cruelle ; Rrunehaut périt misérablement, attachée à la queue d’une cavale indomptée; Chilpéric tomba
sons le fer (riin assassin; Frédégcmde eidiii rnonrid (•ouverte de sang, de crimes et d’o[)|)rol)j’e.
Les Normands détriiisirenl la hasilicjiie des Saints- Apôtres; elle fut restaurée sons le vocable de sainte Geneviève. Agrandie et reconstruite à diverses épocpies, elle fut desservie durant de longs siècles par des clianoines régnliers. La tour qui snbsiste encore rappelle deux âges mémorables : le commencement des Capétiens et le règne de Charles VIII, l’organisation et le trioin|)he de la royauté en France. Les écoles de Saintes-Geneviève furent aussi florissantes que celles de Notre-Dame el de Saint-Germain-des-Prés. Vers cette église, dont la structure n’avait rien de remarqnal)le , se dirigeaieni des pèlerins sans nombre. La popnlation de Paris venait s’agenoniller et prier devant la châsse de sainte Geneviève : pins d'im miracle récompensa la confiance des Parisiens, et manifesta la pnissance de leur protectrice. Dans les malheurs publics, les reliques de sainte Geneviève étaient conduites en procession à Notre-Dame an milieu d’un concours immense. La châsse était portée par la confrérie des bourgeois, uniquement composée de conseillers de ville, d’échevins, de jnges-consids, etc. l.’histoire de la ville de Paris nous apprend (pie jusqu’en 1725 plus de cent (piatorze de ces jirocessions descendirent de la montagne Sainte-Geneviève.
Vers le milieu du xviiC siècle, le monument penchait vers sa ruine ; Soufïlot fut chargé de le rebâtir. Cet architecte arrivait de Rome; il conçut le projet d’unir la coupole de Saint-Pierre au porti(pie du Panthéon d’Agrippa; on dil meme qu’il eut rambilion de donner
SAINTE-Cl^iNEVlÈVK. — PARIS.
à la copie qu’il entreprenait plus d’élégance et de légèl’eté que n'en possèdent ces modèles fameux. C’était assurément un noble dessein. La coupole de Sainte- Geneviève ne manque ni de hardiesse, ni de grâce; la colonnade du portique produit un excellent effet.
Commencée en 1757, l’église n’était pas achevée en 1789. La révolution s’en empara, et la profana; le temple chrétien fut changé en panthéon païen. En 1806, Napoléon avait résolu de le rendre à sa destination primitive; en 182!2, Louis XYIll y rétablit le culte; en 1830, une nouvelle révolution en renversa l’autel; enfin, en 1851 , Napoléon 111 en a rouvert les portes, aux applaudissements de la France entière.
SALNT-PAIJL. - I.ONDHES.
Au moment où la basilicjiie primitive de Sainte-Geneviève était consacrée, un siège épiscopal était établi à Londres par saint Augustin, arclievêcpie de Cantorbéry. Le roi Éthelbert fil élever la cathédrale, dédiée à fapôtre saint Paul. Agrandie par saint Erkenwald , évêque de Londres, cette église lut consumée par les (lamines en 1083, dans l’incendie terrible qui dévora la plus grande partie de la ville. En 1086, l’évêque Maurice fit sortir l’édifice de ses ruines. Les historiens ont beaucoup vanté le monument de l’évêque normand : il surpassait, dit-on, tous ceux qui furent construits en Angleterre à la suite de l’occupation du royaume par Guillaume le Conquérant. Les évêques Richard de Beaune, Richard Fitz-Nele, Guillaume de Sainte-Marie et Eustache de Fauconberg attachèrent plus tard leui* nom aux restaurations et aux agrandissements successifs de l’église principale de la capitale de l’Angleterre. On y admirait une tour élancée, surmontée d’une flèche qui portait le signe de la croix dans les airs à une hauteur d’environ cent mètres. Cette pyramide fut renversée par le tonnerre en 1561, elle n’a pas été reconstruite. Le terrible incendie de 1666 détruisit le noble bâtiment, œuvre des catholiques anglais, où reposaient les restes de ces fidèles et courageux prélats, célèbres par leur attachement à l’orthodoxie, au pontife romain et à leurs souverains. On balaya les cendres, seul reste de l’antique édifice, et, le 21 juin 1675, l’architecte Christophe Wren commença les fon-