SECTION I LES PLUS-VALUES IMMOBILIÈRES
SOUS-SECTION I Les plus-values urbaines.
Les statistiques abondent en ce domaine : en Allemagne une ligue: La Boden Reform s’est attachée
on
à rechercher tous les cas de plus-value qui lui paraissaient saillants ; en Angleterre £’United Committee for Land Value Taxation s’est fait l’écho complaisant des enrichissements sc:ndaleux de propriétaires urbains. En France peu de méthodes dans les investigations, seulement des exemples opportunément choisis au moment, où, par une taxe on désirait atteindre l’appropriation de la plus-value ; par contre aux Etats-Unis, au Canada et en Australasie, -les puissantes organisations géorgiennes sont parvenues avec une apparence incontestable de science à établir l'existence d’un phénomène généralisé.
En Allemagne à Berlin on cite le cas du palais Radzivill qui en 1921 valait 30.000 thallers et en 18796 deux millions (1); du Rothershoft qui en 1842 était mis à prix à 34.000 marks et revendu en 1855 pour 1.9:5.000 marks. A Dortmund on signale un terrain qui acheté en 1389 pour 70.300 marks est cédé pour 222.000 marks en 1904 ; un autre valant 9 900 marks en 1874 coté à 160.000 marks en 1904, d’autres évalués en 1887, 114.000 marks et 1h55 Lhallers ris à prix à 421.000 marks en 1906 et 160.000 marks en 1908 (2).
A Charlottenburg, ville faubourg de Berlin, l'accroissement de valeur n’est pas moindre comme
le prouvent les faits suivants.
1. Conrad, Grundriss àm Studium der polilischéen Ockonomie. X,
6° Aufl. Iena, 1907, p. 138.