Seligmann, op. cit., p
D’après certains auteurs, l'impôt foncier, en période normale, dans un milieu économique comme celui de la France actuelle, ne pourrait que difficilement ètre repercuté sur le consommateur et sur les ouvriers agricoles. | Cette thèse nous semble trop absolue. On prétend bien que le propriétaire fixe toujours indépendammment de l'impôt, le prix de vente au maximum et le salaire au minimum. Mais noûs avons déjà remarqué (1) combien ce possible élait élastique. Le propriétaire foncier n’est d’ailleurs pas dans une silua-. tion économique telle qu'il doive supporter sans esprit de retour la charge fiscale : Si Pimmobilisation des capitaux investis dans la terre, la difficulté demodifier latilisation du sol, la dépopulation des. campagnes, le défaut d'entente entre propriétaires, et Pimpossibilité de conserver très longtemps les denrées agricoles diminuent l’élasticité de l'offre et. par là contribuent à rendre difficile la répercussion. ‘Par contre l'usage nécessaire des produits de la terre, la difficulté de se procurer des succédanés, les barrières douanières dressées contre la concurrence étrangère, l'isolement des ouvriers agricoles, restreignent l'élasticité de la demande et mettent le pro-
priétaire en position de rejeter l’impôt. +
Les circonstances économiques, qui président à la