‹ Les plus-values de cheptel en BourbonnaisChapitre 4 sur 49 · Interpellation Brizon du 13 juin · texte numérisé non relu

Interpellation Brizon du 13 juin

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Bien au contraire de 1914 à 1915, c'est-à-dire pendant toute la période d’hostilité les campagnes étaient presque désertes. Elles ont subi la crise de la maind'œuvre plus que l'Industrie largement dotée de personnel mobilisé. Des femmes restaient parfois seules dans les exploitations agricoles et si les prix augmentaient, les rendements diminuaient et la production se montrait de plus en plus déficitaire.

Certes, avec la démobilisation, une transformation s'est opérée. Il n’y eut point de vague de paresse parmi les travailleurs des champs el avec la hausse continue des prix, un juste gain servit de récompense à tant d'efforts. L'argent pénétra plus abondamment dans les campagnes, et avec lui le goût du bien-être. Mais les profits de guerre, si l’on veut désigner ainsi des profits exceptionnels et anormaux n’allèrent pas à la terre, mais à l’usine, à la banque el au comptoir.

Puisqu’il s’agit d'une question qui vient de naître, qui donne déjà lieu à des campagnes de presse, et peut-être connaîtra les honneurs de la Tribune parlementaire, il convient de se demander si ces plusvalues sur les cheptels de fer (c’est la plus grosse source de profits des agriculteurs) doivent être attribuées intégralement au propriétaire foncier ou au fermier ou bien s’il v a lieu de chercher une ligne de démarcation el d'aboutir à une solution intermédiaire,

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