‹ Les plus-values de cheptel en BourbonnaisChapitre 8 sur 49 · Théologie de Grenoble (traité IV, t. 1, ch. XHD · texte numérisé non relu

Théologie de Grenoble (traité IV, t. 1, ch. XHD

puisque ce sont les engrais qui procurent aux terres la fécondité ».

D'ailleurs pour comprendre cette erreur d’apparence grossière, il faut se souvenir que notre ancien droit n’admettait pas la légitimité du prêt à intérêt, el que si le cheptel de fer était considéré comme un prêt, une avance au preneur, il fallait pour le bailleur ou bien renoncer à tirer profit de ce capital supplémentaire, ou bien commettre un acte illicite.

Le cheptel de fer donné au fermier et présentant les caractères que nous avons signalés, constitue la forme économique la plus répandue en France. En Bourbonnais cependant le métayage occupe à beaucoup près la place prépondérante. Le fermage tend surtout à prendre pied et à se developper pour les petites exploitations de : à r0 hectares qui avoisinent les villes.

Dans ces petites banlieues, il est possible d’obtenir de l’exploitant un prix rémunérateur (actuellement 150 francs par hectare dans les bonnes terres), le fermier réalisant de gros bénéfices par la vente du lait en ville.

Ces exploitations sont de trop peu d'importance pour permettre la culture par métayer : ce dernier n’y trouverait pas des ressources suffisantes en raison du partage de fruits. D'autre part, le propriétaire ne pouvant pratiquement accepter de voir son mé-

tayer se livrer à l’industrie du lait, en raison de la

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surveillance continuelle qui serait nécessaire; le bailleur redouterait de faire un contrat de dupe.

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