III. Kultusprophetie und prophetische Psalmen
IV. Die technischen Termini in den Psalmenüberschriften. V. Segen und Fluch in Israels Kult und Psalmdichtung. VI. Die Psalmendichter.
va
Ve à PRÉFACE
non seulement les méthodes de la science des religions comparées mais aussi les principes de la sociologie religieuse. Partant du fait reconnu par tous, mais dont on n’avait pas sérieusement tiré
les conséquences, que le Psautier est un recueil de chants cultuels, il s’est attaché à décrire les liturgies de fête, les lamentations pénitentielles, les oracles, les paroles de bénédiction et de:malédiction. En ce faisant, il a parfois trop négligé les aspects individuels et éthiques de la religion des psalmistes, mais il a excellemment mis en lumière le vieux fond de ritualisme et de superstition ‘populaire sur lequel la piété des anavim s’est développée, et il a préparé les matériaux pour une conception évolutive et une reconstruction de l’histoire de la poésie biblique.
/ Car il ne s’agit pas seulement de classer les genres et de faire la morphologie des psaumes, il faut arriver à se représenter Ja formation et le développement du lyrisme hébreu, depuis ses commencements obscurs et lointains, les chants des guerres de Yahvé et les hymnes, oracles et lamentations des anciens sanctuaires, jusqu'aux psaumes didactiques célébrant les vertus de la tora.. Une évolution religieuse et littéraire de plus de mille ans, dont nous ne possédons que des documents plus ou moins fragmentaires, mais où chaque époque a laissé sa marque, jusqu’au jour où les scribes du judaïsme ont définitivement recueilli et organisé le trésor lyrique de leur peuple dans leurs livres sacrés.
Sans nous dissimuler ce qu’en un tel domaine toute œuvre de synthèse peut avoir de prématuré, nous avons essayé dans la présente étude de décrire les premiers stades de cette évolution. Il est superflu de faire remarquer que le problème des origines d’une littérature a une importance considérable et mérite d’être étudié avec un soin tout particulier. Cependant, les exégètes bibliques et les auteurs d’introductions à l’Ancien Testament ont trop longtemps négligé ce problème’. Subissant inconsciem-
1 Parmi les études qui ont contribué à orienter la critique vers des voies nouvelles, il convient de signaler le chapitre Karl Budde, « Âlteste
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ment l'influence de la tradition canonique, ils n’ont vu dans la Bible qu’un recueil de textes composés par des écrivains. Ils se sont attachés à en décrire minutieusement le processus de composition et les rédactions successives, ainsi que l’époque et les tendances des auteurs et des rédacteurs. Ils ont cherché à res-. taurer les sources dans leur état primitif, découvrant par delà les documents les sous-documents. Mais leur investigation s’est généralement arrêtée au moment où ces textes ont été fixés par l’écriture, comme si cette fixation était la seule chose importante et comme s’il n’y avait rien de plus au delà. |
Or, avant de devenir littérature écrite, les anciens récits et les anciens chants ont été formés et transmis par la tradition orale. C’étaient des œuvres essentiellement populaires qui vivaient pour ainsi dire sur les lèvres des foules et que de génération en génération les conteurs et les chanteurs répétaient et représentaient dans les villages de Palestine‘.
Et n’est-ce pas pour avoir négligé cette première phase, Ja plus spontanée et la plus décisive, que la critique, dans Vétude de la poésie lyrique aussi bien que dans celle de l’histoire sainte
Dichtung » dans Geschichte der althebräischen Litteratur, 1906, H. Gunkel «Die volkstümliche Litteratur bis zum Auftreten der grossen Schriftsteller » dans Die israelitische Litteratur, Kultur der Gegenwart, T. 7, 1906, p. 64 à 76, H. Gressmann, Die Anfänge Israels et Die älteste Geschichtschreibung und Prophetie Israels, dans Die Schriften des À. T: Il et IL, 1910, 1914. Conf. Ad. Lods, Le rôle de la tradition orale dans la formation des récits de l'Ancien Testament, dans Revue d'Histoire des Religions, juillet-octobre 1923.
* Nous étudierons aussi le rôle de la tradition orale dans la formation de la littérature cultuelle, hymnes, oracles, lamentations, liturgies. D'autre part, il ne faut pas oublier que les paroles des prophètes écrivains avant l'exil n'étaient d'abord pas destinées à être écrites. Leur fixation par écrit a été tout occasionnelle et généralement très postérieure à leur Proclamation. C'est-à-dire que, même à l'époque classique de la littérature hébraïque, le travail du scribe n'a joué qu'un rôle secondaire et presque exclusivement de conservation.
st ü 200 “ M. ‘Ch. He rhattre de NRA TRUE à la Pace de Théologie protestante de l’Université de Strasbourg, ont bien voulu premières épreuves de ce livre. Je leur dois maintes suggestions. pa 1
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ren ici l'expression de ma gratitude.