CHAPITRE PREMIER
Historique de 12 question.
CE qe =: .
Le sujet qui nous occupe n'est pas complètement ; | nouveau.
Mirande, un élève de cette faculté, a soutenu dans Fe
courant de novembre 1900 une thèse intitulée : € Du à syndrome appendiculaire dans les affectionsthoraciques, é = sans lésions de l’appendice », où sont rapportées dix
observations, dont deux très détaillées et très bien
: : SA PS ETES prises, ayant trait à des pneumonies ayant simulé l'ap- ÊTES
pendicite chez des adultes. L'un des malades fut opéré
et mourut. Son appendice fut examiné histologique-
ment par M. Leray, thef du laboratoire ty avait inté- 7 ee
grité de la muqueuse, épithélium et glandes. Iln'y avait : pas traces. de processus aigu récent. Mirande relate également deux courtes observations de Mooris, parues a dans le New-York medical Journal du 8 avril 1899 et
trois autres dues à la bienveillante communication
orale de M. le professeur Hutinel. Un des malades de
es: po lement de U. - Hutinel subit l'appendicectomie,
ia n° re 15 septembre 1899. une observation de Palier relative à un enfant. On opéra : appendice sain et péritoine intact. L'enfant mourut. L'autopsie fit découvrir une pneumonie compliquée d'empyème.
En novembre 1899,dansles Annals of Gyn.and Pediaé, FJ> Lovet Morse raconte que deux laparotomies ont été
faites à à Boston, pour de fausses appendicites qui Sn ‘étaient que des pneumonies lobaires et il expose trois - observations personnelles avec symptômes, abdominaux des plus marqués.
En Italie, le professeur Massalongo, de Vérone, au __ Congrès de pédiâtrie tenu à Florence, du 15 au 20 no- È vembre 1901, a décrit des cas analogues sous le nom
de pneumonies appendiculaires, ou mieux de pseudoappendicites pneumoniques. Nous apprenons par un extrait du rapport qu'il a eu l'amabilité de nous envoyer, que dans cinq cas la laparotomie a été faite. Un examen parfaitement minutieux a fait constater que les appendices étaient sains.
Le docteur H. Richardson, dans un article du Boston - medical and surgicalJournal (avril 1902) intitulé « Notes sur le diagnostic de l’appendicite», rapporte plusieurs observations du même genre. Il s’agit le plus souvent de pneumonies infantiles. Une malade adulte opérée mourut; à l’autopsie, on trouva une pneumonie des deux bases et une pleurésie diaphragmatique droite
le chirurgien réséqua un sain.
En France, à la Société médicale des hôpitaux ue mars 1901), M. Guinon attirait l'attention sur le point PE
côté abdominal et il donnait une observation prise dans
son service où le diagnostic d'appendicite porté par les élèves fut bientôt démenti par les signes d’une pneu-
monie.
Le docteur H. L. Barnard dans The Lancet du 2 août 1902 sous le titre de « The simulation of acutes peritonitis by pleuro-pulmonic diseases » cite deux nouveaux
cas survenus chez des enfants
Le 28 novembre dernier, M. le docteur Siredey, médecin de /’ hôpital Saint-Antoine,faisait à la Société médicale des hôpitaux de Paris une communication sur un cas d'infection pneumococcique chez un malade présentant à la fois une pneumonie droite, de la pleurésie diaphragmatique, de la péricardite, une arthrite métacarpophalangienne suppurée. Les réactions abdominales intenses avaient rendu au début le diagnostic difficile et
par analogie M. Siredey rapprochait un cas observé par
son interne Coudert où la pneumonie avait été prise au début pour une appendicite. ù
Ce sont tous ces cas épars dans la littérature que nous avons rassemblés. M. Comby a bien voulu nous donner une observation qu'il a recueillie dans sa clien-
tèle de ville. Elle a du reste paru dans les Archives de | Médecine des enfants numéro de décembre 1902). Nous
yavons ajouté une observation personnelle et une observation relatée dans la précédente revue. Ce dernier cas
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