‹ Les Pneumonies a Point de Cote AbdominalChapitre 8 sur 28 · OBSERVATION TL · texte numérisé non relu

OBSERVATION TL

(Mirande en collaboration avec Mousseaux, interne.) |. Pnewmonie lobaire droîle à début simulant l'appendicite. < # Opération. Guérison.

Edouard L..., 18 ans, garçon de café, entre le 17 février 1900 à i’hôpital Saint-Antoine, salle Dupuytren.

* Pas d’antécédents héréditaires. -

Fièvre muqueuse à 14 ans ; en juillet 1893 : bronchite aiguë; en janvier 4900 grippe légère avec bronchite et fièvre, durée 45 jours, guérison complète.

Le 14 février, à midi, eu déjeunant de bon appétit, le malade est pris brusquement d'une douleur assez violente dans la fosse iliaque droite, il éprouve plusieurs petits frissons et vomit presque immédiatement, il s’alite aussitôt. Ilsouffre d’une fièvre vive, de mal de tête. La soif est vive, cependant il n’absorbe dans l'après-midi qu’un peu de lait qui est vomi dans la soirée. La douleur abdominale persiste très vive, empêchant les mouvements du malade dans son lit, La nuit est mauvaise, agitée. Le sommeil est impossible.

Le 15, l’état est à peu près le même; le malade a vomi le lait qu’il a absorbé, la fièvre a persisté de même que la douleur abdominale. Pas de selle,

; 1 3 : TON ME PES ; Le 16, mème étal: persistance de la fièvre, de la douleur :

dominale, et de la constipation ; les NTSC MER REA #

lade se re à la consultation de Saint- Antoine où nous | l'examinons. | C'est un grand garçon, d'aspect vigoureux ; ilse plaint nes vive douleur dans le ventre, de mal de tête, de sa constipation 6 qui dure depuis trois jours. 44 Examen : A l'inspection, le ventre parait presque normal, plutôt rétracté. La palpation révèle une contracture musculaire de défense nette qui empêche l’ exploration profonde. Il existe un certain degré d’hyperesthésie cutanée. rÈ La palpation constate une sensibilité douloureuse étendue à ES toute la fosse iliaque droite: pratiquée doucement avec un seul F4 doigt au milieu de la ligne ilio-ombilicale droite, elle réveille une douleur aiguë qui ne peut être provoquée sur aucun autre point de l'abdomen. Cette consfatation du point de Mac-Burney ee. É typique est répétée à plusieurs reprises. Il n’y a Les d'irradiaza 2 tions douloureuses. 6 A La percussion pratiquée légèrement paraît accuser une diminution de la sonorité au niveau de Ja région appendiculaire.

Le facies est altéré, le malade a les yeux cernés. La langue est sale ; la respiration parait un peu fréquente. Le pouls est rapide, brusque, dur, la peau est chaude. 2

Le diagnostic d’appendicite est porté : l'altération nette de l'état général fait incliner vers une intervention chirurgicale et le malade est immédiatement transporté dans une salle de chirurgie. ;

Après nouvel examen, lé malade est opéré d'urgence ; après chloroformisation, laparotomie, recherche de l’appendice qui est trouvé accolé à la face postérieure du cœcum, ablation de

' l'appendice qui paraïl sain et dont on doit faire ultérieurement l'examen histologique. Le soir, la température est de 400. Le lendemain 18, la température est, le malin, de 398, la

has ur décidé au transfert du Faite en + Le | te devant entrer salle Axenfeld, l’interne du service mis au courant de la situation et pensant à une fièvre typhoïde, à charge à son départ de la salle la surveillante de prélever au malade, dès son arrivée, quelques gouttes de sang. | “Le séro-diagnostic fait dans l’après-midi restenégatif, T, soir 3908. Le malade occupe à la salle Axenfeld le lit n° 20. En arrivant auprès du malade, nouvel examen. Le visage parait rouge. et congestionné; les pommettes surtout la droite sont rouge D É violacé ; le malade, dès le début de l’examen, fait entendre une , petite toux grasse ; ; on insiste pour qu’il crache, il rejette alors

je 22 un crachat rouillé, épais, adhérent, qu'il détache avec peine et. En

& - qu présente tous les caractères des crachats pneumoniques, % à 27 En interrogeant le malade avec soin, on peut alors apprendre > de quelques détails qu’il n'avait pas signalés. Il reconnaît avoir ‘ ressenti sous le sein droit, le premier et le deuxième jour, une 2

légère douleur mais beaucoup moins intense que la douleur abdominale et qui n’existait que dans les grandes inspirations. - or | De même, dès le début, il était sujet à une toux légère qui ne l'avait pas préoccupé. Il n'avait pas non plus attaché’ d’impor- LR tance à deux ou trois crachats semblables à de la marmelade d’abricots et qu'il avait rejetés dans son mouchoir vers le qua- < 2 trième jour de son affection, c’est-à-dire après son opération.

“: 256 A l'examen duthorax, on trouve à la face droite de la poitrine . une zone mate de la hauteur de la main où les vibrations votn cales sont exagérées. A l’auscultation : souffle tubaire intense

entouré d’unezone de ràles crépitants et dont un certäin nombre tendent déjà à présenter un timbre humide.

Langue saburrale, constipation opiniâtre, ventre normal, on prescrit un lavement quiramène une grande quantité de matières, une potion de Todd, des ventouses sèches,

van, sauf les râles qui ont un timbre plus Au : Soir; ; Temp. 3908.

Le 21 , temp. matin 3806. Elat stationnaire. Soir 3808. Le 22, la défervescence s’est produite cette nuit. Transpira- k tion doute, T. 376. Apparition de râles crépitantsde retour, # le malade se trouve très amélioré. à x | La convalescence est normale. Le pansement est Lrenooete le = 25; les points de suture sont enlevés le 27 ; la cicatrisation de la nie est rapide et É malade complètement guéri quitte l'hôpital le 2 mars. , Examen histologique de l'appendice re par le docteur Leray chef du laboratoire.

Coloration à l’hématéine et au picro-carmin.

Pas de traces de lésions aiguës.

Intégrité de la muqueuse, Arr glandes, musculaire. Au picro-carmin, léger épaississement de la sous-muqueuse,

È We vraisemblablement d’origine ancienne, sans aucune marque de

AT RES . . Ver ; e

SES processus aigu. Musculaire normale, séreuse normale.

à." Ê + CI

Fe

Le Ve ,

Page 1