‹ Les Pneumonies a Point de Cote AbdominalChapitre 9 sur 28 · OBSERVATION IT · texte numérisé non relu

OBSERVATION IT

; ne | x Pneumonie centrale droiles avec début simuiant À

l'appendicile. Hépalisation grise, mort. 2

Communiquée par Mousseaux, interne des hôpitaux. Thèse Mirande, 19(0.) 3

Auguste M..., âgé de 28 ans, sans profession, entre le 3 no : vembre 1899, salle Andral, service de M. Gilles de & Tourette, co suppléé par M. Hudelo. , = %

Æ hot personnels. — Rougeole et coqueluche dans SA l'enfance. Bronchite il y a Don ans, guérie en un mois. Bonne EE Le santé habituelle, - Ft 4 me

Histoire de la maladie. — Fe malade est amené à Phôpital: les novembre au soir,'se plaignant d'une fièvre intense et d’une.

Le vive douleur abdominale. Il raconte que l’avant-veille, te

| l'après- midi, il a ressenti brusquement une sensation douloureuse dans la moitié droite de l'abdomen. Il la compare à un engourdissement qui ne tarda pas à faire place à une douleur plus violente ayant son maximum dans la fosse iliaque droite. Cette douleur empêchait le malade de se tenir debout et le forçait à se tenir courbé en deux. Peu de temps après, apparut ‘un vomissement alimentaire quise renouvela dans la soirée ; en même temps, le malade éprouva quelques frissonnements et ressentit une fièvre vive.

La nuit fut mauvaise, sommeil impossible, soif ardente, dou-

leur abdominale persistante.

Le lendemain, 4 novembre, l’état reste stationnaire, mais l'alimentation est impossible, le malade ressent encore quelques nausées, et surtout la fièvre persiste élevée. Pas de selle, Le 5, un médecin appelé, déclare la situation grave et sans se prononcer sur le diagnostic, conseille le transport d'urgence à l'hôpital.

A l'entrée du malade, à l'hôpital, la température est de 40°6, le pouls est rapide, plein, le facies est congestionné et grippé, la langue est humide. La douleur abdominale persiste avec son maximum dans la fosse iliaque et il y a, à ce niveau, une contracture appréciable des muscles de la paroi. On porte le diagnostic d'appendicite mais en présence de la température élevée, des caractères du pouls, de la disparition des vomissements, de l'absence d’un empâtement net dans la fosse iliaque, on décide de surseoir à l'intervention.

Le lendemain matinÿ 6 novembre, l’état est stationnaire,

Ft

| ns a Ro et Rd de la fosse qe cèle aucun empâtement ni aucune collection. F Mais M. Hudelo, chef de service, auscultant à son {our ler malade et le faisant tousser, décèle une zone soufflante, limitée à un territoire très restreint de la base droite. Le souffle n'est perceptible que dans l'étendue d’une pièce de deux francs environ, le malade ayant été pris ensuite d’une quinte de toux, on. peut percevoir quelques râles crépitants très fins et très dis. crets. En même temps, cette quinte de toux ramène un crachat visqueux, gluant, détaché à grand'peine et de couleur sucre d'orge. Un frottis, pratiqué sur lamelle avec ce crachat, y dé- cèle la présence de nombreux pneumocoques encapsulés. Une parcelle est inoculée à une souris qui succombe en vingt-six 6 heures. A Ventouses sèches. Potion de Todd.

Le soir, état stationnaire. T. 4004.

Le 7 novembre. T. matin 40°, Pouls : 120. ; Plus de douleurs abdominales, ventre entièrement souple Facies rouge,congestionné, narines pulvérulentes, langue sèche. Urines 800 grammes, très fortement colorées, crachats rouillés peu abondants, A l'examen du thorax : à la percussion, matité légère à la base droite en une zone très limitée , foyer de râles | Fa “5 crépitants et souffle plus apparent qu'hier et perçu sur l’éten- : due d’une pièce de cinq francs. T. le soir 40°2, de : Le 8 novembre. T. matin 39°, on prévoit une défervescence 2 prochaine (6° jour de la maladie), Foyer pulmonaire encore ee plus apparent et plus étendu qu'hier. T. le soir 40°3. SE Le 9, T. matin 3%, Etat stationnaire. Pouls bon. Foyer très LE net, perceptible sur toute l'étendue d'une paume de main, crachats loujours rouillés. T. du soir 40°.

Le 10. T. matin 39°. Même état. T. soir 38°6. Se Le 41, T. du matin 38°2. Le malade à iranspiré assez abondamment pendant la nuit ; il se trouve mieux. Râles crépitants plus humides prenant le timbre des ràles sous-crépitants de Ée

ie). Mais re soir La er ee à A0.

eA42T;: malin 396. Le souffle pulmonaire est moins net, s les râles sont DIU humides, s'étendant dans toute l'étenco ne inférieur Los jnele Vibrations conservées et

5e sous- “crépitants dans tout le fe pulmonaire T. soir 393. # pue ua

Le 14. T. matin 386. Amélioration légère. Langue moins sèche. Constipation nee Mêmes signes physiques. T. soir 39°7.

‘Le 15.T. matin 39». Facies grippé. Le malade abattu répond difficilement, boit avec peine et uniquement quand on lui présente la boisson. Crachats brunâtres, À l’auscultation, gros - râles humides cavernuleux, T, soir 398.

Le 16. T. matin 40°. Le malade est toujours très abattu, .. buvant à peine, crachats brunûâtres, visqueux, difficilement - détachés. Auscultation traduit mêmes signes. Urines rares.

Y. soir 386. 7750

Le 17. T. matin 39°9. Pouls rapide presque incomptable, ds fuyant sous le doigt. Le malade n’a presque plus de connais- NS sance, ne boit plus, n’urine plus, ne répond pas. Auscultation ms

impossible. Le soir la température monte à 41°2, Le malade meurt dans la soirée au quinzième jour de la maladie.

Nécropsie pratiquée le surlendemain.

k Foyer d’hépatisation grise occupant tout le lobe inférieur droit, quelques fausses membranes jaunâtres et molles sur la | plèvre, Appendice absolument sain.

OBSERVATION II | & À » \ e (Thèse Mirande, 1900)

Pneumonie centrale gauche chez une diabélique, & début D simulant l'appendicile. Phénomènes adynamiques. Mort. | | | à

Le 12 juin 1900, vers 11 heures du matin, au moment de monter en voiture pour se rendre à l'Exposition, Mme Ne ., âgée | ” de 45 ans, est prise subitement d’une violente douleur dans le 520 ventre, surtout dans la région périombilicale, douleur suivie à :° 40 bref délai de vomissements bilieux répétés. . É Le

Le docteur Houry, ancien interne des hôpitaux, voit la ma- e lade cinquante heures après le début des accidents. Il constate

ee du côté du ventre (seule région dont la malade se plaint) un ! ballonnement assez marqué et une sensibilité très vive à la BR : : à | “ alone dE:

es : pression au niveau de l’épigastre et de tout le flanc droit jus- ‘0e qu’à la ligne ilio-ombilicale, Le point de Mac-Burney était le ; . siège d’une douleur très nette. 3 % Les vomissements avaient cessé depuis la veille, à l# suite < > < d'une médication instiluée par un confrère précédemment 4 pue consulté et il n’y avait plus que quelques nausées de temps à Le + autre. . 735300) | Le 45 juin au soir, la Rnsatie axillaire était de 3803. Le ns pouls battait 116 pulsations, était régulier et de force moyenne, ; ns < 33 La respiration était à 28. Langue saburrale, deux selles diarrhéi- RE Patée ques la veille. #

Du côté des autres organes, on constatait au cœur un souffle Fe systolique de la pointe avec propagation nette dans l'aisselle. Rien d’appréciable du côté du foie, pas d'ictère. 9 Le . . .

L'auscullalion des poumons qui fut pratiquée rapidement, JS

répitants a aux de a avec or à gauche.

Mais comme la malade affirmait que depuis quelques années onla soignait pour une bronchite chronique, on neleuraccorda qui une minime importance et le développement exagéré des g > signes abdominaux fixa pour ainsi dire seul l'attention. = ‘Pensantà la propane d'une crise d'appendicite, on prescrivit avec le repos absolu dans le décubitus dorsal, une potion opiacée et de la glace en permanence sur le ventre, etc. | Mie 16 juin au matin, la maladese trouvait beaucoup mieux : = les douleurs abdominales avaient beaucoup diminué, le veñtre Fe resta pourlant ballonné et sensible à la pression dans tous les LENS points indiqués. Températ. 3705 ; pouls 92 ; Respiration 24, Æ La malade se plaint surtout d’une extrême fatigue. “4 Ÿ Le soir, rien de particulier. Tempér. 375, pouls 100. £ Le 17 au malin, ventre encore un peu ballonné, pas de douleurs spontanées mais encore un peu de sensibilité à la pression. Pas de défense de ta paroi qui existait précédemment.

Température 3702. Pouls 104. Respiration 30.

La malade se plaint d’une grande fatigue et d’une soif très” EE ; ET AINSI langue toujours saburrale a tendance à devenir sèche. ; © 2 Urines claires et assez abondantes. Constipation absolue de LE __ puisle45: | On prescrit une irrigation Fctale avec une grande canule et à basse pression.

Le soir il s’est produit dans l’état de la malade un change- & ment considérable : les traits sont tirés, les yeux excavés, le F2 facies est abdominal, pourtant du côté du ventre, les symp- > LA ne k tômes se sont améliorés de telle façon qu’il n’est plus possible TA | - de trouver un point douloureux et la palpation permet de sen- PRE 7 tir jusqu’à la paroi postérieure. NE - La langue est sèche et fuligineuse, la soif est toujours très vive, malgré cela la température ne dépasse pas 37%, le pouls RE

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ratoire assez vive. Tee L'auscultation des poumons décèle des râles PR à 4 fins dans toute la moitié inférieure du poumon gauche - et quelques-uns à la base droite mais ni malité ni souffle. |

Le diagnostic de congestion pulmonaire est porté etoninsti- K lue un traitement en conséquente, tout en restant inquiet de- - * . vant ce changement de tableau presque subitet les allures par C2 cu ticulières de la maladie. A

Le 18 juin au matin on trouve la A Ca peu près dans le même état que la veille; le facies est toujours abdominal, | la dépression générale Sites: de plus y à eu-un peu de délire 1" noclurne. Se a ner L’oppression est marquée. Ge PORTA ES En La température est à 37°7. Pouls 112. Respiration 36. -

L’auscultation dn poumon fait découvrir à la base une respiration soufflante, sans compter les râles sous-crépitants entendus la veille et qui persistent aussi nombreux.

Caféine en injections. Injection hypodermique de 10 centimètres cubes de sérum Chéron. : ;

À 2 heures de l’après-midi et au moment où l'on venait de faire à la malade uneinjection de 25 centigrammes de caféine, le pouls s'élève brusquement à 130 et devient rapidement presque incomptable ; la dyspnée devient intense, les lèvres se cyanosent et la malade tombe dans un état semi- -comateux jusqu’à la mort, arrrivée à 40 heures du soir.

Les urines examinées la veille, le 17 juin, avaient décelé une quantité assez considérable de glycose et des traces d’albumine. La malade prenait depuis de longues années, le soir, une. certaine quantité de sirop de chloral ct de morphine et pour lutter contre la faiblesse dont elle se plaiguait, elle usait, sans Eee qu'on puisse dire : abusait, de liqueurs alcooliques.

DIS Le diagnostic parait être pneumonie centrale chez une diabétique et à début simulant l’appendicite.

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