‹ Les Pneumonies expérimentales à RickettsiasChapitre 25 sur 55 · DNS · texte numérisé non relu

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analogue qui immunise contre le typhus murin. Les essais furent faits en particulier par M" SPARROW en 1035; elle a remarqué que les rickettsias du typhus murin, ainsi cultivées, présentent une diminution de leur pouvoir infectant; elles gardent pourtant une virulence non négligeable pour l'homme; elles

gardent intact leur pouvoir vaccinant.

D'après Weice, il vaut mieux fabriquer ce vaccin avec des souches de typhus épidémique isolées dans les pays où le vaccin doit être employé. Dans l'essai fait en Algérie, et que nous relatons plus loin, on s'est servi en partie de souches tunisiennes et algé-' riennes. En Pologne, WEIGL fabrique deux vaccins avec des souches typhiques isolées dans les régions à l’est et à l’ouest de la Vistule, et qui sont utilisées

dans ces deux régions différentes.

Application.

Les essais de vaccination au moyen du vaccin de

WeIGL sont-très nombreux :

Une des premières preuves de sa valeur fut apportée par les garçons dé laboratoire de l'Institut de Lwow, qui, vaccinés par cette méthode, peuvent nourrir sans inconvénient des poux infectés placés

SUT eUX.

NicoLLe, en 1932, éprouve des animaux (cobayes

ice

et singes) puis des hommes vaccinés; aucun ne ré-

agit; tous sont donc immunisés.

GADpgos et TcHANG rapportent le cas de 230 prétres et religieuses des missions catholiques de Chine: chaque année, un haut pourcentage décédait de ty-

phus. Depuis que tous furent vaccinés, de 1031 a

1935, on ne signala aucun cas de typhus.

WEIGL (19353) publie le résultat de 6.000 vaccinations pratiquées chez des personnes que leur profession mettait constamment en contact avec des typhiques (personnel médical, sanitaire). Aucun cas de typhus ne fut constaté chez ceux qui avaient été vaccinés suivant les règles. On vit, par contre, d'assez nombreux cas de typhus, lorsque la vaccination avait été faite chez des malades en incubation; mais, dans ces derniers cas, tous les typhus furent bénins et de nombreuses formes très frustes.

Mosixc, en 1038, dans un rapport général sur le typhus en Pologne, déclare que 120.000 personnes ont été vaccinées depuis dix ans. en Pologne. La proportion de typhus chez les vaccinés est de 0,09 % ; tous ces typhus furent bénins: il n'y eut à signaler aucun décès. L'immunité consécutive à la vaccination serait à peu près la même que celle qui suit le typhus exanthématique lui-même: car même un typhus typique et grave ne confère pas une immunité absolue : WEIGL, par exemple, a eu deux fois le:

typhus épidémique.

Plus récemment en Ethiopie, MARIANI (1930) signale, Sur 13.070 vaccinations, quelques accidents locaux : 0,5 % de phlegmons, et quelques réactions : générales : dans % à 4 % des cas, clocher thermique a38 5, dans 0,6 % des cas, réactions plus sérieuses.

Chez les vaccinés, il vit 8 typhus, dont 4 chez les personnes n'ayant reçu qu'une ou deux injections ; -les autres apparurent tout de suite à la fin des injections: un seul cas éclata vingt-six jours après la 1. injection. Il ne publie pas les résultats éloignés de

dette vaccination, faute de recul.

A la suite de la conférence internationale qui eut lieu à Genève en 1957, au sujet de la vaccination contre le typhus, et dont nous avons déjà parlé, le D’ Ed. SERGENT avait proposé aux auteurs des trois méthodes de vaccination contre le typhus épidémique

européen, d'expérimenter leur vaccin en Algérie.

WEIGL accepta et envoya du vaccin, dont les trois doses représentaient 105% intestins de poux (60 de Virus polonais, 30 de virus tunisien, et 25 de virus

algérien).

Une région très peuplée des Fauts-Plateaux, près de Sétif, fut dénombrée; on établit le plan de tous les douars, et dans chaque douar celui de toutes les maisons particulières. Dans chaque maison on releva les noms, l'âge approximatif et la parenté de tous

les occupants; on leur assigna à chacun un numéro.

À chaque individu fut fait un étalement sanguin pour éliminer le paludisme et la fièvre récurrente, et. une prise de sang permettant de pratiquer un Weil-Félix. Tous ceux dont le Weil-Félix fut positif, considérés comme convalescents d'un typhus récent,

furent éliminés.

On pratiqua alors la vaccination des habitants de cette région, en laissant un certain nombre de gourbis non vaccinés pour servir de témoins. En outre, il y eut dans chaque maison un certain nombre d'individus qui, n étant pas [à le jour de la vaccination, ne furent pas vaccinés. |

C'est ainsi qu'en juin 1038, 2.268 sujets furent

vaccinés et 2.078 servirent de témoins.

Un médecin resta sûr place et observa les réactions post-vaccinales: elles furent nulles. On étudia d'autre part l'augmentation du Weil-Félix chez une partie des vaccinés; elle existe dans un petit nombre

de cas ,est peu importante, toujours fugace.

Puis ce médecin, remplacé après six mois par un auxiliaire médical, put, étant constamment sur place, visiter les malades de cette région et déceler les cas de typhus: outre Ja clinique, des examens de laboratoire faciles à faire, et ayant d'autant plus de valeur que l'on pouvait les comparer aux résultats antérieurs, permettaient d'affirmer le diagnostic.

? Lé . , . L£ . . | L experience n est pas terminée, mais depuis près

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de deux ans que cette population est vaccinée, on ne vit pas un cas de typhus chez les vaccinés, et une

quinzaine de cas chez les témoins.

L'immunisation semble ici de longue durée. On peut supposer qu après la vaccination, les sujets sont doués d'une certaine immunité de courte durée, mais, vivant dans un foyer endémique, ils font de temps en temps des infections larvées et inapparentes qui renforcent leur immunité: c'est une hypothèse, mais elle permettrait d expliquer qu en Afrique du Nord, ce vaccin semble provoquer une immunité de plus

longue durée qu’ en Europe.

Discussion de la valeur des résultats.

Le pouvoir immunisant d'un tel vaccin a été très discuté: le fait qu'il agit sur la souche homologue seulement, fait dire à BLANC qu'un vaccin sans action sur un Virus si proche de celui qui l'a formé, ne doit avoir qu une action faiblement préventive,

même contre celui-ci.

NICOLLE, quelques années auparavant, faisait déjà des réserves : « Le pouvoir protecteur du vaccin de WeicL est certain; l'immunité conférée ne paraît pas de longue durée: elle n'est peut-être pas cons-

tante. »

Mais les auteurs polonais prétendent que toutes

ces objections sont dénuées de fondement. L'immu-

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