SOURIS BLANCHE
À. Matériel utilisé.
Traitée avec du matériel infectieux emprunté aux cobayes de passage de typhus historique, la souris inoculée survit: sacrifiée tôt ou tard, elle ne montre que des lésions peu importantes dont les frottis contiennent exceptionnellement de rares rickettsias.
Il en est tout autrement quand elle reçoit des poux typhiques. Paul Duranp et H. Sparrow emploient
rie
des poux d'élevage infectés suivant la méthode de Weigl et disséqués vers le 7° jour.
L'abondance des rickettsias étant vérifiée extemporanément par une préparation à la cianoquine, on broie le nombre voulu d'intestins de poux dans une dilution à 2/5 de sérum humain normal en sérum physiologique. On introduit immédiatement l'émulsion dans les voies respiratoires de la souris blanche
éthérisée (1 à 5 poux par souris).
Dès le deuxième passage, on utilise une émulsion
de poumon de souris infectée.
B. Technique.
Les animaux utilisés sont jeunes, pesant 20 gr. au plus et 18 OT. de préférence. Les souris placées une à une restent quelques instants dans un bocal de verre contenant un tampon de coton imbibé d'éther, jusqu'à ce qu'elles tombent sans mouvement; elles sont alors saisies par les oreilles et tenues le museau en l'air. On fait tomber sur les narines avec une pipette très fine, quatre à cinq gouttelettes du matériel virulent, ce qui correspond à environ O CC. 10. L’anesthésie n'ayant pas été trop poussée, elles se réveillent presque immédiatement. Pour éviter autant que possible de perdre les souris mourant la nuit, dont le cadavre s'altère très vite pendant l'été tunisien, Paul Duranp a suivi l’état de l’animal avec le
EN, er
thermomètre. La température des souris en expérience est donc prise matin et soir, et même plus souvent lorsqu'une baisse thermométrique accentuée fait prévoir la fin de l'animal. Elles sont conservées après l'inoculation dans un local autant que possible à l'abri des grosses variations de tempéra-
ture et ne descendant pas, l'hiver, au-dessous de 20°.